De Sainte-Foy au débarcadère des départs de Montréal-Trudeau, il faut compter environ deux heures quarante-cinq quand l’autoroute 20 est dégagée. D’Ottawa, un peu plus de deux heures. Ce n’est pas rien, surtout en février, mais ce n’est pas le bout du monde non plus.
Alors, partir de chez soi ou prendre la route ? La réponse dépend moins de la distance que de la destination. Voici ce que chaque aéroport offre en direct pour 2026-2027, et le calcul à faire avant de réserver.
Au départ de Québec
L’aéroport Jean-Lesage est bien mieux desservi vers le Sud qu’on le croit. Selon les horaires publiés en septembre 2026 :
| Région | Destinations directes | Compagnies |
|---|---|---|
| Sud, à l’année | Cancún, Punta Cana, Fort-de-France | Air Transat, WestJet, Air Canada |
| Sud, en saison | Puerto Plata, Samaná, Puerto Vallarta, Tulum, Montego Bay, Pointe-à-Pitre, Río Hato au Panama, San José au Costa Rica | Air Transat, WestJet, Air Canada |
| Floride | Fort Lauderdale, Orlando | Air Transat, Air Canada |
| Europe | Paris à l’année, Marseille et Nantes en saison | Air Transat, Air France |
| États-Unis | Newark, et en saison quelques autres plaques tournantes américaines | United, American |
| Canada | Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary et Vancouver en saison, Gaspé, Îles-de-la-Madeleine, Sept-Îles | Air Canada, Porter, WestJet, PAL |
Trois nouveautés marquent l’hiver 2026-2027 : San José, au Costa Rica, et Río Hato, au Panama, avec Air Transat, puis Pointe-à-Pitre avec Air Canada, le jeudi, à partir du 17 décembre.
Pour le Sud, partir de Québec est presque toujours la bonne décision. Pour l’Europe au-delà de la France, l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique du Sud, il faudra passer par Montréal ou Toronto, en avion ou en voiture.

Au départ d’Ottawa
Ottawa, dont profitent aussi les gens de Gatineau et de l’Outaouais, doit beaucoup à Porter, qui y a installé une de ses bases. Outre Boston et Newark, la compagnie y dessert Cancún, Fort Lauderdale et Orlando, et, selon la saison, Aruba, Grand Cayman, Montego Bay, Nassau, Puerto Vallarta, Los Cabos, Providenciales, Liberia au Costa Rica, Miami, Tampa ou Fort Myers. Air Canada, Air Transat et WestJet ajoutent Punta Cana, et Air Transat, Puerto Plata.
Vers l’Europe, Ottawa offre Paris avec Air France, Londres-Heathrow avec Air Canada et, de la mi-mai à l’automne, Londres-Gatwick avec Air Transat. Un avantage souvent oublié : Ottawa, comme Montréal, dispose du précontrôle américain. On passe la douane des États-Unis avant d’embarquer, et l’on arrive là-bas comme sur un vol intérieur. À Québec, cette formalité se fait à l’arrivée aux États-Unis.
Quand la route vers Montréal vaut la peine
Montréal-Trudeau offre à lui seul des dizaines de destinations directes sur cinq continents, que nous détaillons dans notre article sur les vols directs au départ de Montréal-Trudeau. La route se justifie dans quatre cas :
- Aucun vol direct de chez vous : Lisbonne, Barcelone, Casablanca, Dakar, Tokyo, Lima. Une correspondance ajoute trois à six heures et un risque de bagage égaré.
- Un écart de prix multiplié par quatre : pour une famille, quelques centaines de dollars par billet paient largement l’essence et le stationnement.
- Un horaire qui fait perdre une journée : un vol de nuit direct depuis Montréal contre une arrivée le surlendemain via Toronto.
- Une date qui n’existe pas : certaines liaisons de Québec ou d’Ottawa ne volent qu’une ou deux fois par semaine, ce qui impose la durée du séjour.
Elle ne se justifie pas, en revanche, pour quelques dizaines de dollars d’écart. Additionnez l’essence, le péage éventuel, le stationnement, souvent une nuit d’hôtel à Dorval la veille, et surtout la fatigue du retour, au volant, après un vol de nuit.

Sans voiture : l’autocar et le train
De Québec, l’autocar Orléans Express et le train de VIA Rail mènent au centre-ville de Montréal, d’où l’autobus 747 de la STM rejoint l’aéroport jour et nuit. D’Ottawa, les trains de VIA Rail s’arrêtent à la gare de Dorval, à quelques minutes de l’aérogare. Comptez large : un retard sur la route ne doit pas vous faire rater un vol transatlantique.
Le stationnement
Les trois aéroports proposent des stationnements de longue durée, avec réservation en ligne et tarifs dégressifs à la semaine. Réservez tôt pour les Fêtes et la relâche, quand les stationnements les plus proches affichent complet. Autour de Montréal-Trudeau, des stationnements privés avec navette sont souvent moins chers, et certains hôtels de Dorval offrent un forfait nuit et stationnement pour la durée du voyage.
En hiver, gardez une marge pour la tempête : la veille au soir à Dorval vaut mieux qu’un départ à trois heures du matin sur une autoroute enneigée. Et si vous ne savez pas quel aéroport choisir pour votre voyage, un conseiller compare les options en quelques minutes : décrivez votre projet.
Questions fréquentes
Quelles destinations sont desservies en direct depuis l’aéroport de Québec ?
Surtout le Sud : Cancún, Punta Cana et Fort-de-France à l’année, et en saison Puerto Plata, Samaná, Puerto Vallarta, Tulum, San José ou la Floride. En Europe, Paris toute l’année, Marseille et Nantes en saison.
Y a-t-il des vols directs pour l’Europe au départ d’Ottawa ?
Oui : Paris avec Air France, Londres-Heathrow avec Air Canada, et Londres-Gatwick en été avec Air Transat.
Peut-on passer la douane américaine à Québec ?
Non. Le précontrôle américain existe à Montréal et à Ottawa, mais pas à Québec : la douane se passe à l’arrivée aux États-Unis.
Combien de temps faut-il pour aller de Québec à l’aéroport de Montréal ?
Environ deux heures quarante-cinq en voiture sans circulation. En hiver, prévoyez une large marge, voire une nuit à Dorval la veille.
Vaut-il mieux prendre un vol Québec–Montréal ou la voiture ?
Le vol, s’il est sur le même billet que le vol international, protège votre correspondance. La voiture offre plus de souplesse, mais ajoute stationnement, essence et fatigue au retour.
