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Comment ça marche · Pour les conseillers

Asie et Pacifique — paysage caractéristique de la région

Asie et Pacifique

Quatorze heures de vol au minimum depuis Montréal, souvent via le Golfe ou la côte ouest — le décalage impose deux jours d’adaptation à chaque bout. En échange : le Japon des érables en novembre, les rizières du Vietnam, les îles indonésiennes, l’Australie qui justifie à elle seule de partir trois semaines. C’est la région qui récompense le mieux les longs séjours.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

  • Durée du trajetDe 14 à 30 heuresEnviron 14 heures sans escale vers Tokyo-Narita avec Air Canada, toute l’année, et vers Séoul en saison ; partout ailleurs, au moins une correspondance : de 16 à 20 heures pour Delhi ou Tahiti, une vingtaine pour Bangkok ou Singapour, de 22 à 26 pour Sydney et jusqu’à 30 pour Bali
  • Décalage horaireDe +9 h à +18 hPar rapport à Montréal : +9 h aux Maldives et +9 h 30 en Inde et au Sri Lanka pendant l’heure avancée, +11 h à Bangkok et à Hanoï, +13 h à Tokyo, jusqu’à +18 h à Auckland pendant l’hiver québécois ; Tahiti fait exception, avec 5 ou 6 heures de retard
  • Saison idéaleNovembre à mars, pour la majorité des paysSaison sèche de la Thaïlande au Cambodge, en Inde et sur la côte sud-ouest du Sri Lanka, été austral en Australie et en Nouvelle-Zélande ; Bali, la Polynésie et les Fidji préfèrent mai à octobre, le Japon le printemps et l’automne
  • FormalitésPasseport valide six mois, plus un formulaire en ligne presque partoutSans visa au Japon, en Corée du Sud, en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour et aux Philippines, mais avec une carte d’arrivée numérique dans plusieurs d’entre eux ; visa électronique pour l’Inde, le Vietnam, le Cambodge et le Laos ; ETA pour l’Australie et le Sri Lanka, NZeTA pour la Nouvelle-Zélande. Les règles changent souvent : vérifiez-les sur voyage.gc.ca

Ordres de grandeur par personne, au départ de Montréal, hors Fêtes et relâche. Votre conseiller chiffrera votre projet.

Quand partir en Asie-Pacifique, mois par mois

  • Novembre à février

    Idéal

    La grande saison de l’Asie tropicale. La mousson s’est retirée de la Thaïlande continentale, du Cambodge, du Laos et du sud du Vietnam, la mer d’Andaman redevient limpide à Phuket et à Krabi, le Rajasthan et le Kerala sont lumineux, et la côte sud-ouest du Sri Lanka comme les Maldives entrent dans leur saison sèche. Trois exceptions à connaître : Koh Samui reçoit ses plus fortes pluies en novembre, la côte centrale du Vietnam sort à peine de ses crues et les îles de la côte est de la Malaisie ferment jusqu’en mars.

  • Décembre à mars dans l’hémisphère Sud

    Bon compromis

    Pendant que le Québec grelotte, c’est l’été en Australie et en Nouvelle-Zélande : plages de Sydney, Tasmanie, sentiers alpins de l’île du Sud. Le Nord tropical australien, les Fidji et la Polynésie traversent en revanche leur saison des pluies et des cyclones, tout comme Bali, où les averses d’après-midi s’installent. En Asie, le Nouvel An lunaire, fin janvier ou février, remplit trains et vols de la Chine au Vietnam.

  • Mars à mai

    Idéal

    Les cerisiers fleurissent au Japon de la fin mars au début d’avril, puis en Corée, et le printemps népalais couvre de rhododendrons les sentiers des Annapurnas. C’est aussi la meilleure fenêtre pour traverser le Vietnam du nord au sud en un seul voyage, et Koh Samui retrouve le soleil. Mais en avril et en mai, la chaleur devient écrasante dans les plaines de l’Inde et en Thaïlande, et la fumée des brûlis agricoles voile le nord de la Thaïlande et du Laos.

  • Juin à août

    Bon compromis

    Les pluies de mousson arrosent la côte d’Andaman, de Phuket à Koh Lanta, la côte ouest du Sri Lanka et presque toute l’Inde. Ailleurs, l’été québécois a de belles cartes : saison sèche à Bali, à Lombok et à Komodo, belle saison sur la côte est du Sri Lanka, autour de Trincomalee et d’Arugam Bay, mer calme au Vietnam central et dans le golfe de Thaïlande. C’est aussi l’hiver austral, idéal pour le Centre rouge et la Grande Barrière, et la meilleure période pour la Polynésie et les Fidji. Le Japon, lui, sort de sa saison des pluies, de juin au début de juillet, pour un été chaud et moite.

  • Septembre et octobre

    Bon compromis

    L’automne s’installe au Japon, en Corée et dans le nord de la Chine, avec un air sec et les premiers érables rouges à la fin d’octobre ; évitez seulement la semaine du 1er octobre en Chine. Les sentiers du Népal rouvrent sous un ciel limpide après la mousson, et Bali reste sec. Le printemps austral fleurit les jacarandas de Sydney à la fin d’octobre.

  • Septembre à novembre sur les côtes à typhons

    À éviter

    Le cœur de la saison des typhons aux Philippines et des crues sur la côte centrale du Vietnam, à Hội An et à Huế, presque chaque année en octobre ou en novembre. Le sud du Japon et Okinawa restent exposés aux typhons en septembre, et l’intermousson d’octobre et de novembre apporte des orages sur presque tout le Sri Lanka. Misez alors sur le nord du Vietnam ou sur Bali.

Les incontournables en Asie-Pacifique

  • Le tunnel de torii vermillon des Senbon Torii qui monte vers le mont Inari, sanctuaire Fushimi Inari, Kyoto, Japon

    Les temples de Kyoto

    L’ancienne capitale impériale compte plus de 1 600 temples bouddhiques et des centaines de sanctuaires shintos, dont le Fushimi Inari et ses milliers de torii vermillon qui grimpent vers le mont Inari. Le sanctuaire reste ouvert jour et nuit : montez à l’aube ou après 17 h pour marcher sans la foule. Les cerisiers d’avril et les érables de novembre attirent le plus de monde. Comptez trois jours, plus une journée pour Nara, à 45 minutes en train.

  • La Grande Muraille de Jinshanling qui ondule sur les crêtes verdoyantes jusqu’à l’horizon, près de Pékin, Chine

    La Grande Muraille près de Pékin

    Plusieurs tronçons restaurés se rejoignent en une journée depuis la capitale. Badaling, le plus proche, attire des foules considérables ; Mutianyu, plus boisé, offre un télésiège et une piste de luge pour la descente ; Jinshanling, à plus de deux heures de route, se prête à une vraie marche de crête entre les tours de guet. Le printemps et l’automne donnent les plus beaux ciels ; partez tôt et réservez votre billet avec votre passeport, exigé partout en Chine.

  • La silhouette des cinq tours d’Angkor Vat et des palmiers à sucre reflétée dans le bassin nord au lever du soleil, Cambodge

    Angkor

    Au nord de Siem Reap, la capitale de l’Empire khmer s’étend sur quelque 400 kilomètres carrés de temples, de bassins et de chaussées. Angkor Vat à l’aube, le Bayon, Ta Prohm et Banteay Srei forment le circuit classique. Le laissez-passer de un, trois ou sept jours s’achète auprès de la billetterie officielle, Angkor Enterprise. De novembre à février, la chaleur reste supportable ; le reste de l’année, visitez à l’aube et en fin d’après-midi, avec un chauffeur de tuk-tuk à la journée.

  • Des kayaks colorés glissent au pied des falaises boisées d’un bassin abrité de la baie d’Along, Vietnam

    La baie d’Along

    Quelque 1 600 îles et pitons calcaires boisés surgissent des eaux du golfe du Tonkin, à trois heures de route de Hanoï. Une nuit à bord d’une jonque permet de pagayer au petit matin entre les falaises. Les baies voisines de Lan Hạ et de Bái Tử Long sont moins fréquentées. D’octobre à avril, la mer est calme ; l’été, un avis de tempête peut annuler la croisière : gardez de la marge dans l’itinéraire.

  • Les toits étagés en cascade du temple Wat Xieng Thong sous un ciel bleu, Luang Prabang, Laos

    Luang Prabang

    Cette petite ville royale du nord du Laos, inscrite au patrimoine mondial, s’étire sur une presqu’île entre le Mékong et la Nam Khan. On y vient pour ses monastères, dont le Wat Xieng Thong, et pour la quête des moines à l’aube. Les vasques turquoise de Kuang Si sont à une heure de route, les grottes de Pak Ou à deux heures de bateau. De novembre à février, les matinées sont fraîches et le ciel clair ; réservez tôt le train depuis Vientiane, souvent complet pendant les fêtes.

  • Le Taj Mahal dans la lumière rasante du matin, vu du jardin Mehtab Bagh sur l’autre rive de la Yamuna, Agra, Inde

    Le Taj Mahal

    Élevé au XVIIe siècle par l’empereur moghol Shah Jahan pour son épouse, le mausolée de marbre blanc d’Agra change de teinte au fil de la journée. Le site ouvre au lever du soleil et ferme le vendredi, jour de prière. La lumière la plus douce se voit à l’ouverture, ou en fin de journée depuis le jardin Mehtab Bagh, sur l’autre rive de la Yamuna. Agra est à environ deux heures de Delhi en train rapide, et le fort d’Agra complète la visite.

  • Des riziculteurs dans les terrasses inondées de Tegalalang, au nord d’Ubud, entre les cocotiers, Bali, Indonésie

    Les rizières et les temples de Bali

    Au centre de l’île, les terrasses de Jatiluwih et de Tegalalang illustrent le subak, un système d’irrigation géré par les temples depuis le IXe siècle et inscrit au patrimoine mondial. Ubud sert de camp de base pour les visiter. Les rizières sont les plus vertes à la fin de la saison des pluies, en avril et en mai. Payez la taxe touristique de Bali en ligne et prenez un chauffeur à la journée.

  • Un massif de coraux tabulaires et branchus dans l’eau bleue du récif Flynn, au large de Cairns, Grande Barrière, Australie

    La Grande Barrière de corail

    Le plus vaste ensemble corallien du monde longe la côte du Queensland sur plus de 2 000 kilomètres. Cairns et Port Douglas donnent accès au récif extérieur en catamaran, pour une journée de masque et tuba ou de plongée ; les îles Whitsunday se rejoignent depuis Airlie Beach. De juin à octobre, l’eau est claire et le temps sec. De novembre à mai, des méduses venimeuses fréquentent les eaux côtières : portez la combinaison de lycra fournie par les bateaux.

  • La chute Stirling tombe dans le fjord au pied de parois couvertes de forêt humide, Milford Sound, Fiordland, Nouvelle-Zélande

    Milford Sound

    Au fond du Fiordland, sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, ce fjord de 15 kilomètres est encadré de parois presque verticales d’où tombent des cascades. La route depuis Te Anau, deux heures de lacets jusqu’au tunnel Homer, fait partie de l’expérience, et l’on visite le fjord en bateau ou en kayak. La pluie y est fréquente, mais c’est elle qui fait jaillir les chutes : ne renoncez pas pour un ciel gris.

  • Le pic basaltique du mont Otemanu vu du ciel, au-dessus du lagon turquoise et des motu de la barrière de corail, Bora-Bora

    Le lagon de Bora-Bora

    À 50 minutes de vol de Tahiti avec Air Tahiti, l’île se résume pour beaucoup à son lagon turquoise, ceinturé de motu et dominé par le mont Otemanu. Les bungalows sur pilotis dominent l’offre, mais quelques pensions de famille de l’île principale font vivre l’île à un autre rythme. Nager avec les raies, pique-niquer sur un motu et plonger dans la passe Teavanui remplissent facilement trois jours. De mai à octobre, les alizés rafraîchissent l’air et le ciel reste dégagé.

Activités et loisirs

  • Plongée et masque-tuba

    Les Maldives, avec les raies manta de la baie de Hanifaru dans l’atoll de Baa de juin à novembre, et Rangiroa, en Polynésie, où des centaines de requins gris se massent dans la passe de Tiputa, sont des références. L’Indonésie aligne Komodo et Raja Ampat, les Philippines Tubbataha et Coron et ses épaves japonaises, la Malaisie Sipadan, soumise à un quota de permis quotidiens. Pour débuter, Koh Tao, en Thaïlande, compte de nombreuses écoles.

  • Randonnée et trekking

    Le circuit des Annapurnas et le camp de base de l’Everest, au Népal, se marchent surtout d’octobre à novembre et de mars à mai. En Nouvelle-Zélande, les Great Walks comme le Milford Track ou le Routeburn Track se réservent des mois à l’avance auprès du Department of Conservation. Plus courts, les sentiers de Sa Pa au Vietnam, le volcan Rinjani à Lombok ou le Kumano Kodo au Japon demandent de deux à quatre jours.

  • Gastronomie

    Tokyo et Osaka pour les sushis, les ramens et les comptoirs de quartier, Bangkok pour la cuisine de rue la plus réputée de la région, Hanoï pour le phở au petit-déjeuner et le bún chả du midi. Penang et Singapour se dégustent dans les hawker centres, où des cuisines chinoise, malaise et indienne se côtoient. Au Sri Lanka et au Kerala, on suit volontiers un cours de cuisine chez l’habitant.

  • Ski et neige

    Hokkaido, et Niseko en particulier, reçoit de décembre à mars une neige poudreuse légère, très recherchée, avec des onsen pour finir la journée. Hakuba, dans les Alpes japonaises, combine ski et visites de Kyoto ou de Tokyo. Pendant l’été québécois, Queenstown, Wanaka et le mont Ruapehu, en Nouvelle-Zélande, offrent une saison de ski de juillet à septembre.

  • Faune et safaris

    Le parc national de Yala, au Sri Lanka, est réputé pour ses léopards, et celui de Minneriya pour ses rassemblements d’éléphants en saison sèche. À Bornéo, les orangs-outans de Sepilok et la faune de la rivière Kinabatangan se voient depuis un lodge. L’Inde compte des réserves à tigres comme Ranthambore, au Rajasthan, et l’Indonésie les dragons de Komodo et de Rinca, à observer avec les rangers du parc.

  • Croisières et bateaux

    Une nuit sur une jonque dans la baie d’Along, deux jours de bateau lent sur le Mékong entre Huay Xai et Luang Prabang, un houseboat sur les canaux du Kerala autour d’Alappuzha : en Asie, le bateau est souvent le meilleur moyen de voir le pays. En Polynésie, des croisières relient les îles de la Société et les Tuamotu, et un petit cargo mixte dessert les Marquises.

  • Grands trajets en train

    Le shinkansen relie Tokyo à Kyoto en un peu plus de deux heures, et un forfait ferroviaire peut se rentabiliser sur un long itinéraire, à vérifier selon votre circuit. Au Sri Lanka, la ligne de Kandy à Ella traverse les plantations de thé, à réserver longtemps d’avance en saison. En Chine, le train à grande vitesse a remplacé l’avion entre Pékin, Xi’an et Shanghai, et au Laos, la ligne qui relie Vientiane à Luang Prabang a ramené le trajet à quelques heures.

Plages et stations balnéaires

  • Railay

    Thaïlande, province de Krabi

    Accessible uniquement en bateau à longue queue depuis Ao Nang, cette presqu’île sans route est encadrée de falaises calcaires où s’accrochent les grimpeurs. La plage de Phra Nang, avec sa grotte, est la plus belle à marée haute ; venez tôt, avant l’arrivée des excursions. C’est une plage de la côte d’Andaman, à son meilleur de novembre à avril, quand la mer est calme.

  • Chaweng

    Thaïlande, Koh Samui

    La plus longue plage de Koh Samui déroule un sable très blanc sur plusieurs kilomètres, animée au centre et plus calme au nord. Elle illustre le décalage des moussons thaïlandaises : située dans le golfe, elle reste agréable une bonne partie de l’été, quand Phuket est arrosé, mais reçoit ses plus fortes pluies d’octobre à décembre. Les familles préfèrent Bophut ou Choeng Mon, plus tranquilles.

  • Nacpan

    Philippines, Palawan

    À une quarantaine de minutes au nord d’El Nido, cette longue courbe de sable doré est restée peu construite, avec quelques cabanes et des cocotiers jusqu’à l’eau. La saison sèche, de décembre à mai, offre une mer calme ; prévoyez de l’argent comptant, les guichets automatiques sont rares dans le nord de Palawan.

  • Mirissa

    Sri Lanka, côte sud

    Une petite baie bordée de cocotiers, des restaurants de poisson sur le sable et, au large, l’un des meilleurs points d’observation des baleines bleues de l’océan Indien, de décembre à avril. La saison suit la mousson du sud-ouest : la mer devient forte de mai à septembre. Les voyageurs de l’été se tournent alors vers la côte est, à Pasikudah, près de Batticaloa, ou à Nilaveli, au nord de Trincomalee, où la mer est calme à cette période.

  • Les îles de l’atoll de Baa

    Maldives

    Réserve de biosphère de l’UNESCO, l’atoll de Baa réunit des complexes hôteliers sur leur propre île, chacun avec sa plage de sable corallien et son récif maison. On y arrive en hydravion depuis Malé, uniquement de jour. On y nage avec les raies manta, de juin à novembre, dans la baie protégée de Hanifaru.

  • Whitehaven Beach

    Australie, îles Whitsunday

    Sept kilomètres de sable de silice d’une blancheur presque éblouissante, sur l’île inhabitée de Whitsunday, que l’on rejoint en bateau ou en hydravion depuis Airlie Beach. Montez au belvédère de Hill Inlet à marée basse pour voir les bancs de sable dessiner des volutes dans l’eau turquoise. De novembre à mai, la combinaison anti-méduses s’impose pour se baigner.

Où aller, où loger

  1. Japon et Corée du Sud

    Pour un premier voyage en Asie, c’est la porte d’entrée la plus simple : un vol sans escale depuis Montréal, des trains ponctuels, une grande sécurité et une cuisine qui justifie à elle seule le voyage. Deux semaines suffisent pour Tokyo, Kyoto et Hiroshima ; la Corée, plus compacte, réunit Séoul, Busan et Jeju. Les limites : des semaines de floraison et d’automne très fréquentées, des hôtels exigus en ville et un décalage horaire de 13 ou 14 heures. Idéal pour les couples, les familles avec des adolescents et les amateurs de culture urbaine.

  2. La Chine

    Pékin, Xi’an, Shanghai et les pitons de Guilin composent un grand circuit d’histoire et de paysages, faisable en deux semaines grâce au train à grande vitesse. Le pays demande plus de préparation que ses voisins : paiement mobile par Alipay ou WeChat, Internet filtré, peu d’anglais hors des grandes villes. À éviter : le Nouvel An lunaire et la première semaine d’octobre, quand tout le pays se déplace.

  3. La Thaïlande

    La destination la plus facile de l’Asie du Sud-Est, pour une première fois comme pour une famille : temples de Bangkok et de Chiang Mai, cuisine de rue, plages pour tous les styles et une offre hôtelière très large. Le seul vrai choix porte sur la côte : la mer d’Andaman (Phuket, Krabi, Koh Lanta) de novembre à avril, le golfe (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Tao) de janvier à septembre. Patong est très urbanisée ; Koh Lanta est plus calme. Le sud profond, près de la Malaisie, est à exclure.

  4. Vietnam, Cambodge et Laos

    Le grand circuit culturel de la région, de la baie d’Along aux temples d’Angkor, en passant par Hội An, le delta du Mékong et Luang Prabang. Il convient aux voyageurs curieux, prêts à enchaîner vols intérieurs et routes lentes, et se vit très bien en trois semaines. Le Vietnam s’étire sur 1 600 kilomètres et vit trois climats à la fois, ce qui complique un peu le calendrier. Le Laos, lent et rural, se prête mal aux séjours pressés.

  5. Indonésie, Philippines, Malaisie et Singapour

    Le monde des îles : rizières et temples de Bali, dragons de Komodo, lagons d’El Nido et de Coron, forêts de Bornéo où vivent les orangs-outans. C’est la zone des plongeurs, des amateurs de plage et des lunes de miel hors des sentiers battus. Les distances entre les îles se comptent en vols intérieurs et en traversiers sensibles à la météo : n’en visez pas plus de deux ou trois. Singapour fait une escale idéale de deux ou trois jours.

  6. L’Inde et le Népal

    Pour les voyageurs qui ont déjà vu un peu de pays et qui acceptent d’être bousculés. Le triangle d’or Delhi-Agra-Jaipur, les palais du Rajasthan, les canaux du Kerala et les plages de Goa offrent des voyages très différents, impossibles à réunir en deux semaines. Le Népal, lui, attire les marcheurs vers les Annapurnas et l’Everest, avec un guide licencié désormais obligatoire en trek. Un chauffeur privé et de bons hôtels adoucissent le choc.

  7. Sri Lanka et Maldives

    Deux voisins qui se combinent bien, à une heure et demie de vol l’un de l’autre. Le Sri Lanka concentre sur une petite île des sites anciens, des plantations de thé, des parcs à léopards et des plages, ce qui en fait un excellent premier voyage en Asie du Sud. Les Maldives sont faites pour se poser : une île, un complexe, le lagon, avec des maisons d’hôtes sur les îles habitées pour les budgets plus serrés. Calez les deux sur la saison sèche de la côte sud-ouest, de décembre à avril.

  8. Australie, Nouvelle-Zélande et îles du Pacifique

    Le bout du monde, au sens propre : plus de 20 heures de trajet, une journée perdue en franchissant la ligne de changement de date et des saisons inversées. L’Australie demande trois semaines au moins pour réunir Sydney, la Grande Barrière et Uluru, en avion ; la Nouvelle-Zélande se parcourt en voiture, idéalement en campervan, pour les amateurs de randonnée et de grands paysages. La Polynésie française, jointe par Los Angeles ou San Francisco, et les Fidji, par Vancouver, se prêtent aux voyages de noces et aux séjours de plongée. Tout y coûte plus cher qu’en Asie.

Les pièges à éviter

  1. Croire que la saison sèche vaut pour toute l’Asie

    La mousson ne tombe pas aux mêmes mois d’un pays à l’autre, ni même d’une côte à l’autre. En novembre, Phuket est sec mais Koh Samui sous la pluie ; en juillet, c’est l’inverse. Au Sri Lanka, la côte sud-ouest est belle de décembre à avril, la côte est de mai à septembre ; au Vietnam, Hanoï, Hội An et Hô Chi Minh-Ville ne vivent pas la même saison. Vérifiez la météo de chaque étape, et non celle du pays.

  2. Sous-estimer le trajet et le décalage

    Avec 20 heures de trajet ou plus et jusqu’à 18 heures de décalage, les deux premiers jours sont rarement efficaces. Gardez une première journée légère, évitez de prendre un vol intérieur le lendemain de l’arrivée et n’envisagez pas l’Asie du Sud-Est en moins de deux semaines, ni l’Australie ou la Nouvelle-Zélande en moins de trois.

  3. Négliger les formulaires en ligne

    Presque chaque pays a désormais son formulaire numérique : carte TDAC en Thaïlande, MDAC en Malaisie, SG Arrival Card à Singapour, eTravel aux Philippines, e-Arrival en Inde et au Cambodge, ETA en Australie et au Sri Lanka, NZeTA en Nouvelle-Zélande. Des sites imitateurs facturent ces démarches, souvent gratuites, plusieurs fois leur prix. Passez uniquement par les portails gouvernementaux, vérifiez que le passeport sera valide six mois après la sortie et qu’il lui reste des pages vierges.

  4. Enchaîner des billets séparés

    Une correspondance réservée sur deux billets distincts, avec une compagnie à bas prix au départ de Bangkok, de Kuala Lumpur ou de Singapour, n’est pas protégée en cas de retard du premier vol. Gardez au moins trois heures de marge, ou une nuit sur place. Le transit par les États-Unis vers Tahiti impose en outre de passer les contrôles américains.

  5. Partir sans consulter une clinique santé-voyage

    Hépatite A, typhoïde, encéphalite japonaise, rage, paludisme dans certaines régions : les recommandations varient selon l’itinéraire et se discutent six semaines avant le départ. La dengue circule dans toute l’Asie tropicale et le Pacifique ; l’insectifuge sert le jour comme le soir. Des voyageurs sont morts après avoir bu un alcool frelaté au méthanol en Indonésie, au Laos ou au Vietnam, et le scooter loué sans permis valide reste la première cause de blessures graves, souvent non couvertes par l’assurance.

  6. Ignorer les lois locales

    La possession de drogue est punie de très longues peines en Indonésie, en Malaisie et à Singapour, où le trafic peut mener à la peine de mort. Singapour interdit aussi la cigarette électronique. Au Japon, certains médicaments courants au Canada, notamment ceux à base de stimulants, sont interdits ou soumis à autorisation : vérifiez avant de remplir la trousse. Au Sri Lanka, poser dos à une statue du Bouddha peut valoir une amende.

  7. Oublier les avis régionaux

    Le gouvernement du Canada recommande d’éviter tout voyage dans les provinces de Narathiwat, Pattani et Yala et dans une partie de Songkhla, au sud de la Thaïlande, ainsi qu’à moins de 50 kilomètres de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge. Même consigne pour l’ouest de Mindanao, aux Philippines, et pour le Jammu-et-Cachemire, en Inde, à l’exception du Ladakh. Aucun circuit classique n’y passe, mais relisez les avis de voyage.gc.ca avant de réserver une excursion hors des sentiers battus.

Questions fréquentes

Quand partir en Asie du Sud-Est ?

De novembre à mars pour la Thaïlande continentale, la côte d’Andaman, le Cambodge, le Laos et le sud du Vietnam. L’été convient mieux à Bali, au golfe de Thaïlande, au centre du Vietnam et à la côte est du Sri Lanka. Évitez de septembre à novembre aux Philippines et sur la côte centrale vietnamienne, au cœur des typhons.

Y a-t-il des vols directs de Montréal vers l’Asie ?

Oui, vers Tokyo-Narita, avec Air Canada toute l’année, en un peu moins de 14 heures, et vers Séoul en saison. Pour les autres destinations, il faut au moins une correspondance, à Vancouver, à Toronto, dans une ville d’Asie du Nord-Est, en Europe ou dans le golfe Persique. Les horaires changent d’une saison à l’autre : vérifiez-les au moment de réserver.

Faut-il un visa pour la Thaïlande ?

Non, pour un séjour touristique : un Canadien peut actuellement rester 30 jours sans visa, durée prolongeable une fois sur place. Il faut toutefois remplir en ligne la carte d’arrivée numérique TDAC avant d’arriver, et présenter un passeport valide au moins six mois. Ces règles changent souvent : vérifiez-les sur voyage.gc.ca.

Quelle est la meilleure saison pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande ?

Les saisons y sont inversées : l’été austral va de décembre à février, l’hiver de juin à août. Le printemps (septembre à novembre) et l’automne (mars à mai) conviennent à un premier grand circuit dans les deux pays. Le nord tropical de l’Australie, avec Cairns, Darwin et Kakadu, se visite plutôt de mai à octobre, en saison sèche.

Quelles formalités pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande ?

L’Australie exige une ETA, autorisation électronique à demander dans l’application officielle Australian ETA avant le départ. La Nouvelle-Zélande demande une NZeTA, à obtenir au moins 72 heures avant le vol, avec une taxe de conservation payée en même temps, puis une déclaration d’arrivée numérique. Les deux pays contrôlent sévèrement les aliments à l’arrivée.

Combien de temps prévoir pour un premier voyage en Asie ?

Deux semaines suffisent pour un seul pays bien choisi, le Japon, la Thaïlande ou le Sri Lanka par exemple. Trois semaines permettent de combiner deux pays voisins, comme le Vietnam et le Cambodge. Pour l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou un combiné avec la Polynésie, trois semaines sont un minimum, compte tenu du trajet.

Où aller en Asie pendant la relâche de mars ?

La Thaïlande, le sud du Vietnam, le Cambodge, la Malaisie et la côte sud-ouest du Sri Lanka sont alors en pleine saison sèche, tout comme les Maldives et les Philippines. Le Japon voit ses premiers cerisiers à la fin du mois, souvent après la relâche.

Où aller en Asie et dans le Pacifique en juillet ou en août ?

Bali, Lombok et Komodo, Koh Samui et le golfe de Thaïlande, Hội An et Đà Nẵng, la côte est du Sri Lanka et Bornéo sont de bons choix. Dans le Pacifique, c’est la saison sèche en Polynésie et aux Fidji, et l’hiver austral se prête bien au Nord australien et à Uluru.

Sources

Informations vérifiées le 3 octobre 2026. Les formalités changent : votre conseiller confirme celles qui s’appliquent à vos dates.

Repères pratiques

Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

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