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Terres polaires — paysage caractéristique de la région

Terres polaires

L’Arctique et l’Antarctique, les deux seules destinations où la saison ne se discute pas : novembre à mars au sud, mai à septembre au nord. Ours blancs du Manitoba, aurores de Laponie, banquise du Spitzberg, manchots de la péninsule antarctique. Des voyages d’expédition, avec des places comptées et des réservations qui se prennent un an à l’avance.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

  • Vols depuis MontréalDe 8 à 30 heures environToujours avec au moins une correspondance : une douzaine d’heures pour la Laponie, le Svalbard ou le Groenland, une journée entière ou plus pour Ushuaia ; les croisières de l’Arctique canadien commencent souvent par un vol nolisé
  • Décalage horaireDe 0 à 7 heures de plusAucun au Nunavut, 3 heures au Groenland de l’Ouest, 1 ou 2 heures sur les navires partis d’Ushuaia, 6 heures en Norvège et en Suède, 7 heures en Finlande
  • SaisonsDeux calendriers opposésDe novembre à mars pour l’Antarctique ; de juin à septembre pour les croisières arctiques ; de septembre à mars pour les aurores et l’hiver en Laponie
  • FormalitésPasseport, et un permis pour l’AntarctiqueLes Canadiens doivent détenir un permis fédéral pour l’Antarctique, que l’organisateur obtient en général ; la Laponie relève de l’espace Schengen, le Svalbard et le Groenland non : conditions d’entrée à vérifier sur voyage.gc.ca

Ordres de grandeur par personne, au départ de Montréal, hors Fêtes et relâche. Votre conseiller chiffrera votre projet.

Quand partir dans les terres polaires, mois par mois

  • Novembre et décembre

    Bon compromis

    Au sud, la saison antarctique s’ouvre : neige encore immaculée sur la péninsule, manchots qui bâtissent leurs nids de cailloux, otaries à fourrure en pleine reproduction en Géorgie du Sud, et quelques départs vers les manchots empereurs de la mer de Weddell. Au nord, la nuit polaire s’installe : en Laponie, les journées se réduisent à quelques heures de pénombre bleutée, idéales pour Noël à Rovaniemi et pour les aurores, beaucoup moins pour les longues sorties dehors. Aucun navire de croisière ne navigue alors dans l’Arctique.

  • Janvier et février

    Idéal

    C’est le plein été austral : près de vingt heures de clarté sur la péninsule Antarctique, des poussins dans toutes les colonies, et les baleines à bosse de plus en plus nombreuses à mesure que février avance. Dans l’hémisphère nord, la Laponie finlandaise et suédoise vit son vrai hiver, sous une neige épaisse et un froid sec qui descend souvent sous les −20 °C. À partir de la mi-février, la lumière revient au Svalbard, et février devient l’un des meilleurs mois pour combiner traîneau à chiens et aurores en Laponie.

  • Mars et avril

    Idéal

    Mars clôt la saison antarctique avec les meilleures observations de baleines et une lumière dorée en soirée ; les derniers navires quittent la péninsule à la fin du mois. Au nord, c’est le moment préféré des connaisseurs : en Laponie, les journées allongées permettent de longues sorties en traîneau, et les nuits restent assez sombres pour les aurores jusqu’à la fin de mars. Au Svalbard comme à Ilulissat, avril est la grande saison de la motoneige et du traîneau, sur une neige encore ferme et sous un soleil qui ne se couche presque plus.

  • Mai et octobre

    À éviter

    Ces deux mois de transition ne conviennent bien à aucune partie de la région. L’Antarctique est fermé aux visiteurs, les croisières arctiques n’ont pas commencé ou viennent de se terminer, et la Laponie traverse soit la fonte, avec ses sentiers détrempés, soit un automne gris, sans neige et déjà sombre. Seules exceptions : la motoneige se pratique encore au début de mai au Svalbard, et les aurores reprennent en octobre dans le nord de la Norvège, au gré des éclaircies.

  • Juin à août

    Idéal

    L’été arctique ouvre la saison des navires d’expédition : le Svalbard dès juin, le Groenland de l’Ouest et de l’Est en juillet et en août, avec le soleil de minuit pour toile de fond. Ilulissat vit alors ses croisières nocturnes parmi les icebergs, et le cap Nord ses soirées sans coucher de soleil. En Laponie, c’est la saison de la randonnée et des lacs, mais aussi celle des moustiques. L’Antarctique, lui, est plongé dans l’hiver austral : aucun voyage touristique n’y est possible.

  • Septembre

    Bon compromis

    À la fin d’août et en septembre, quand la glace recule au plus loin, quelques navires s’engagent dans le passage du Nord-Ouest, entre le Groenland et l’ouest du Nunavut. En Laponie, la ruska embrase la toundra de rouge et d’or vers la mi-septembre, et les premières aurores reviennent dans un ciel enfin sombre, par des nuits encore douces. Les dernières croisières du Svalbard et du Groenland se terminent, souvent à des conditions plus souples qu’en juillet.

Les incontournables dans les terres polaires

  • Un zodiac trace son sillage au pied des glaciers de la baie Andvord, près de Neko Harbour, péninsule Antarctique

    Les chenaux de la péninsule Antarctique

    Neko Harbour, Paradise Harbour, le canal Lemaire, l’île Cuverville : la côte ouest de la péninsule concentre la plupart des débarquements des croisières parties d’Ushuaia. On y alterne marches d’une heure parmi les manchots papous et sorties en zodiac au pied de fronts glaciaires qui vêlent dans un fracas de tonnerre. Les plus beaux mouillages se trouvent dans la baie Andvord et le chenal Errera, où l’eau est souvent d’un calme de miroir le matin. La saison va de novembre à mars, et chaque mois change le spectacle : neige fraîche au début, poussins en janvier, baleines en fin d’été. Montez sur le pont dès l’aube : c’est souvent l’heure où le navire se faufile entre les glaces.

  • Des manchots royaux alignés sur la grève de la baie Fortuna, devant un navire d’expédition, Géorgie du Sud

    Les manchots royaux de la Géorgie du Sud

    Cette île subantarctique, à plusieurs jours de mer de la péninsule, abrite certaines des plus grandes colonies de manchots royaux au monde, à Salisbury Plain, à Gold Harbour, à la baie St Andrews ou à la baie Fortuna. Les poussins au duvet brun s’y mêlent aux adultes toute l’année, au milieu des éléphants de mer et des otaries à fourrure. À Grytviken, l’ancienne station baleinière, on visite le musée et l’église norvégienne, puis on lève un verre sur la tombe de Shackleton. On la rejoint seulement sur les itinéraires de trois semaines, qui passent aussi par les Malouines. Prenez au sérieux les séances de biosécurité : les autorités de l’île inspectent chaque sac et chaque velcro avant le débarquement.

  • Un groupe de manchots Adélie rassemblés au sommet d’un bloc de glace flottant, Antarctique

    Les icebergs tabulaires de la mer de Weddell

    À l’est de la péninsule, la mer de Weddell charrie des icebergs plats, détachés des barrières de glace, dont certains s’étirent sur plusieurs kilomètres. L’île Paulet et sa colonie de manchots Adélie, Brown Bluff et ses falaises volcaniques, puis, plus au sud, la colonie de manchots empereurs de l’île Snow Hill en sont les grands buts. Tout dépend de la banquise, qui peut fermer l’accès d’une semaine à l’autre : c’est ici que la classe glace du navire fait la différence. Les itinéraires qui s’y engagent restent minoritaires et partent surtout en novembre pour les empereurs, en janvier et en février pour le reste. Lisez bien le programme : « tentative vers la mer de Weddell » ne veut pas dire « garantie ».

  • Les icebergs serrés du fjord glacé d’Ilulissat, vus depuis les rochers de la rive, Groenland

    Le fjord glacé d’Ilulissat

    Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce fjord de la côte ouest du Groenland reçoit les glaces du Sermeq Kujalleq, l’un des glaciers les plus rapides de la planète. Les icebergs qui s’y bousculent, parfois hauts comme des immeubles, dérivent ensuite jusque dans la baie de Disko. Trois sentiers balisés partent de la ville vers les rives du fjord, dont une passerelle de bois qui mène à Sermermiut, un ancien site d’habitat inuit. En été, une sortie en bateau vers 22 h, sous la lumière rasante du soleil de minuit, laisse un souvenir durable. Réservez hôtel et excursions plusieurs mois d’avance pour juillet : l’offre reste limitée.

  • Les falaises en orgues d’Alkefjellet, où nichent des milliers de guillemots de Brünnich, détroit d’Hinlopen, Svalbard

    Le nord du Spitzberg et la banquise

    Au-delà du 80e parallèle, les croisières d’expédition du Svalbard longent la lisière de la banquise, là où les ours polaires chassent le phoque. Dans le détroit d’Hinlopen, les falaises en orgues d’Alkefjellet abritent des dizaines de milliers de guillemots de Brünnich, dans un vacarme qu’on entend de loin. Les morses se prélassent sur les plages de galets, et les fjords du nord-ouest, comme le Magdalenefjorden, alignent glaciers et pics aigus. La saison va de juin à septembre ; juillet et août donnent les meilleures chances d’atteindre la glace. Préférez un itinéraire d’au moins huit jours qui fait le tour de l’archipel, plutôt qu’une courte boucle sur la côte ouest.

  • Les falaises tabulaires de l’île Prince-Léopold, à l’entrée du détroit de Lancaster, Nunavut, Canada

    Le détroit de Lancaster et le passage du Nord-Ouest

    La route mythique que cherchaient Franklin et ses successeurs relie aujourd’hui le Groenland à l’ouest du Nunavut en deux à trois semaines de navigation, à la fin de l’été. À l’entrée du détroit de Lancaster, les falaises de l’île Prince-Léopold abritent d’immenses colonies d’oiseaux marins, et les eaux de Tallurutiup Imanga comptent parmi les meilleures de l’Arctique pour voir narvals, bélugas et ours. L’île Beechey conserve les tombes de trois marins de l’expédition Franklin, et les escales à Pond Inlet, à Gjoa Haven ou à Cambridge Bay font découvrir la vie des communautés inuites. Peu de navires font la traversée chaque été, et la glace peut imposer de longs détours. C’est le voyage polaire le plus canadien qui soit, à réserver dès l’ouverture des ventes.

  • Des voiles d’aurore boréale ondulant au-dessus des bouleaux nains près du lac Torneträsk, Abisko, Suède

    Les aurores boréales de la Laponie

    La Laponie se trouve sous l’ovale auroral, et les aurores y dansent de septembre à mars dès que le ciel se dégage. Abisko, en Suède, profite d’un microclimat souvent plus sec que les vallées voisines, avec une station d’observation perchée sur le mont Nuolja. En Finlande, Saariselkä, Levi et les environs d’Inari proposent des chalets et des igloos vitrés pour les guetter depuis son lit, tandis que Tromsø, en Norvège, lance chaque soir des minibus à leur poursuite, parfois jusqu’à la frontière finlandaise pour fuir les nuages. Prévoyez au moins trois ou quatre nuits sur place : un seul soir couvert suffit à tout gâcher. Les prévisions locales d’activité et de nébulosité valent d’être consultées en fin d’après-midi.

  • Le globe de fer du cap Nord se découpe sur le soleil de minuit au-dessus de la mer de Barents, Finnmark, Norvège

    Le cap Nord et le soleil de minuit

    Sur l’île de Magerøya, dans le Finnmark norvégien, cette falaise de plus de trois cents mètres surplombe la mer de Barents. De la mi-mai à la fin de juillet, le soleil n’y descend jamais sous l’horizon, et l’on vient voir minuit sous le globe de fer qui marque le site. On y arrive par la route depuis Honningsvåg, en voiture ou en autocar, ou en escale de l’Express côtier, qui longe toute la côte jusqu’à Kirkenes. L’hiver, la route se parcourt en convoi derrière un chasse-neige, à heures fixes. Gardez une veste chaude même en juillet : le vent du large y souffle presque toujours.

Activités et loisirs

  • Kayak de mer

    Glisser au ras de l’eau entre les glaces flottantes, dans un silence que seul brise le souffle d’une baleine, reste l’une des expériences les plus fortes d’une croisière polaire. La plupart des navires d’expédition embarquent des kayaks pour des sorties encadrées dans les baies abritées de la péninsule Antarctique, du Svalbard ou du Groenland. Les places sont limitées et l’option se réserve souvent avant le départ, parfois avec une expérience minimale exigée. Au Groenland, on peut aussi pagayer à la journée depuis Nuuk ou Ilulissat, avec un guide local.

  • Camping sur la glace

    En Antarctique, quelques compagnies proposent une nuit à terre, dans un sac de couchage posé sur la neige, parfois dans un simple trou creusé à la pelle. On débarque après le souper et l’on revient au petit matin, sans repas ni installations, sous un ciel qui ne s’assombrit jamais tout à fait. L’activité dépend de la météo et n’est offerte qu’à un petit nombre de passagers : demandez-la au moment de réserver. En Laponie, les nuits en hôtel de glace de Jukkasjärvi ou en igloo vitré en sont la version confortable.

  • Observation de la faune

    Chaque pôle a ses vedettes : manchots, phoques léopards et baleines à bosse au sud, ours polaires, morses, narvals et renards arctiques au nord. Les meilleures fenêtres sont les colonies de manchots de janvier et de février, les baleines de février et de mars en Antarctique, et la banquise du nord du Svalbard en juillet et en août pour l’ours. Les règles de distance sont strictes des deux côtés, et les guides n’approchent jamais un animal qui change de comportement. Une paire de jumelles par personne et un téléobjectif d’au moins 300 mm changent tout.

  • Chasse aux aurores

    De septembre à mars, la Laponie suédoise et finlandaise, Tromsø, le Svalbard en pleine nuit polaire et le Groenland de l’Ouest offrent de bonnes chances d’en voir. Les sorties guidées partent après le souper vers des sites éloignés des lumières, avec trépied, feu de bois et boisson chaude. Septembre et mars combinent nuits sombres et températures plus clémentes que le cœur de l’hiver. En Antarctique, en revanche, l’été austral est trop lumineux : les aurores australes y restent hors de portée des croisières.

  • Traîneau à chiens

    En Laponie, des chenils proposent des sorties de quelques heures à plusieurs jours, avec nuits en refuge, de décembre à avril. Au Svalbard, les balades partent des environs de Longyearbyen en hiver et au printemps, et se font même sur roues l’été. Au Groenland, à Ilulissat ou dans le nord, le traîneau reste un moyen de transport pour les chasseurs, et les sorties se font de février à avril. On conduit souvent soi-même son attelage après une courte formation : prévoyez des vêtements chauds, car on reste longtemps immobile.

  • Motoneige

    Au Svalbard, la saison va de la fin de l’hiver au début de mai, avec des excursions guidées d’une journée vers la côte est ou les fronts glaciaires du Tempelfjorden. En Laponie finlandaise, les pistes balisées relient lacs gelés, forêts et collines autour de Levi, de Saariselkä et de Rovaniemi. Un permis de conduire valide est exigé pour piloter, et le passager voyage derrière le conducteur. Les combinaisons, bottes et casques sont fournis, mais gardez des sous-vêtements de laine : le vent de la vitesse accentue le froid.

Où aller, où loger

  1. La péninsule Antarctique

    C’est la porte d’entrée naturelle pour un premier voyage en Antarctique : une dizaine de jours au départ d’Ushuaia, dont quatre de navigation pour l’aller-retour du passage de Drake, ou une semaine en formule « vol et croisière » depuis Punta Arenas. On y voit l’essentiel : manchots, phoques, baleines, glaciers et icebergs, avec deux sorties par jour quand la météo s’y prête. Elle convient aux voyageurs qui ont une dizaine de jours et rêvent de poser le pied sur le septième continent. Sa limite tient au trajet : long, coûteux en temps, et soumis à l’humeur du Drake.

  2. La Géorgie du Sud et les Malouines

    Ajoutées à la péninsule, ces îles transforment le voyage en une grande expédition de trois semaines, centrée sur la faune plus que sur la glace. C’est le meilleur choix pour les photographes et les passionnés d’oiseaux et de mammifères marins, et pour ceux que l’histoire de Shackleton fait rêver. Il faut accepter de nombreuses journées de mer, souvent agitées, et des débarquements parfois annulés par le vent. Pour un premier voyage polaire, la péninsule seule suffit largement ; la Géorgie du Sud est la récompense d’un deuxième.

  3. Le Svalbard

    L’archipel norvégien offre l’Arctique le plus accessible depuis l’Europe : Longyearbyen se rejoint en quelques heures d’avion depuis Oslo, et les croisières de sept à douze jours partent de son port. L’été appartient aux navires d’expédition, à la recherche des ours et des morses ; l’hiver et le printemps, à la motoneige, au traîneau et aux aurores en pleine nuit polaire. C’est une bonne destination pour un couple ou une famille avec de grands adolescents, qui veut voir la faune arctique sans partir trois semaines. Depuis 2025, les règles environnementales y écartent les gros navires des aires protégées : vérifiez la capacité du vôtre.

  4. Le Groenland

    Pas de route entre les villes : on circule en avion, en hélicoptère ou en bateau, ce qui fait du Groenland une destination à préparer avec soin. Ilulissat et la baie de Disko conviennent à un premier séjour à terre, avec ses sentiers, ses icebergs et ses baleines ; Nuuk, la capitale, ajoute des musées, des restaurants et des fjords spectaculaires. La côte est, plus sauvage, se découvre surtout en croisière ou depuis l’Islande. Le pays plaira aux voyageurs autonomes qui aiment marcher et ne craignent pas les vols retardés par la météo. Une liaison saisonnière a relié Iqaluit à Nuuk à l’été 2026 : vérifiez qu’elle est reconduite. Nuuk reçoit des vols directs depuis Copenhague et Reykjavik.

  5. Le passage du Nord-Ouest et l’Arctique canadien

    Pour un Québécois, c’est l’Arctique de chez soi : les croisières partent ou finissent au Groenland ou au Nunavut, souvent par vol nolisé depuis le sud du Canada. On y vient pour l’histoire des explorateurs, la rencontre avec les communautés inuites et la chance d’apercevoir narvals, bélugas et ours polaires. Le voyage dure de deux à trois semaines, à la fin d’août et en septembre, et demande de la souplesse, car la glace dicte la route. Il convient aux voyageurs déjà rodés aux croisières d’expédition, plus qu’à ceux qui en font une première expérience.

  6. La Laponie

    À cheval sur la Finlande, la Suède et la Norvège, c’est la terre polaire la plus facile pour une famille ou un premier contact avec le Grand Nord : des aéroports comme Rovaniemi, Kittilä, Ivalo, Kiruna ou Tromsø, des hôtels confortables et des activités encadrées, combinaisons fournies. La Finlande se prête bien aux enfants et aux séjours de Noël, la Suède aux amateurs d’aurores et de nature autour d’Abisko et de Kiruna, la Norvège à ceux qui veulent des fjords, l’Express côtier et le cap Nord. Ses limites : une offre très fréquentée autour des Fêtes et un froid qui exige un bon équipement. L’été, elle change de visage et devient une destination de randonnée sous le soleil de minuit.

Les pièges à éviter

  1. Confondre les deux pôles

    L’Antarctique se visite de novembre à mars, pendant l’été austral, et l’Arctique de juin à septembre. Les deux ne se combinent pas dans un même voyage, et réserver une croisière vers les manchots en juillet est impossible. Pour les aurores, il faut au contraire viser l’automne ou l’hiver dans le Nord, jamais l’été.

  2. Choisir son navire sur la seule photo

    Les règles de l’IAATO interdisent tout débarquement en Antarctique aux navires de plus de cinq cents passagers et limitent à cent le nombre de personnes à terre en même temps sur un site. Au Svalbard, les navires de plus de deux cents passagers sont exclus de la plupart des aires protégées. Un grand navire ne montre ces régions que depuis le pont : pour débarquer souvent, visez un navire d’expédition de moins de deux cents passagers, et demandez sa classe glace.

  3. Se fier à l’assurance de sa carte de crédit

    Il n’existe ni service public d’évacuation ni de recherche et sauvetage en Antarctique, et une évacuation depuis un navire ou un village du Nunavut se chiffre très vite. Le régime public québécois ne rembourse qu’une petite partie des soins hors du Canada, et rien pour une évacuation. Plusieurs compagnies exigent une assurance évacuation et rapatriement avec un plafond minimal : faites vérifier par votre conseiller les montants, les limites d’âge et la durée couverte.

  4. Arriver le jour de l’embarquement

    Un vol annulé à Buenos Aires, une tempête à Oslo ou un bagage égaré, et le navire part sans vous. Arrivez à Ushuaia, à Longyearbyen ou à Kangerlussuaq au moins la veille, et prévoyez une journée tampon au retour. Les formules « vol et croisière » depuis Punta Arenas peuvent elles aussi être retardées par la météo sur l’île du Roi-George.

  5. Oublier le permis canadien pour l’Antarctique

    La loi fédérale sur la protection de l’environnement en Antarctique oblige les Canadiens à détenir un permis pour s’y rendre. L’organisateur l’obtient en général pour ses passagers, mais faites-le confirmer par écrit, surtout si la compagnie n’est pas canadienne ou si vous prévoyez une activité hors du programme, comme le kayak ou le camping.

  6. Mal s’habiller

    Le coton, qui garde l’humidité, est l’ennemi des deux pôles. Misez sur des couches de laine mérinos ou de synthétique, un pantalon imperméable, des gants fins sous des mitaines et des lunettes de soleil enveloppantes contre la réverbération. Les parkas et les bottes de caoutchouc sont souvent prêtées par la compagnie : vérifiez-le avant d’en acheter.

  7. Réserver à la dernière minute

    Les petits navires d’expédition, les départs des Fêtes vers l’Antarctique et les igloos vitrés de décembre en Laponie se remplissent souvent un an ou plus d’avance. Le passage du Nord-Ouest, qui ne compte que quelques départs par été, part encore plus vite. Dès que vos dates sont fixées, réservez la croisière et les vols en même temps.

Questions fréquentes

Quand partir en Antarctique ?

Uniquement de novembre à mars. Novembre offre la neige fraîche et les parades nuptiales des manchots, décembre et janvier les journées les plus longues et les poussins, février et mars les baleines. Le reste de l’année, l’hiver austral ferme le continent aux visiteurs.

Arctique ou Antarctique : lequel choisir pour un premier voyage polaire ?

L’Arctique est plus proche et plus varié, avec des ours, des morses, des communautés inuites et des séjours à terre possibles. L’Antarctique, plus loin et plus long à rejoindre, offre une concentration de manchots, de baleines et de glace sans équivalent. Beaucoup commencent par le Svalbard ou le Groenland, puis gardent l’Antarctique pour un grand voyage.

Vaut-il mieux traverser le passage de Drake ou prendre l’avion ?

La traversée depuis Ushuaia prend environ deux jours dans chaque sens et peut être très agitée, mais elle fait partie de l’aventure et coûte moins cher. La formule « vol et croisière » relie Punta Arenas à l’île du Roi-George en deux heures environ et raccourcit le voyage, au prix d’une dépendance à la météo, qui peut retarder le vol d’une journée ou plus. Pour qui souffre beaucoup du mal de mer ou manque de temps, l’avion est la bonne option.

Faut-il un permis pour aller en Antarctique ?

Oui. En vertu de la Loi sur la protection de l’environnement en Antarctique, les Canadiens doivent détenir un permis délivré par Environnement et Changement climatique Canada. Lorsqu’on voyage avec un organisateur, celui-ci s’en charge en général ; en cas de doute, on peut écrire à l’adresse antarctique-antarctic@ec.gc.ca avant le départ.

Combien de passagers sur un bon navire d’expédition ?

Moins de deux cents, idéalement moins de cent vingt. Comme les règles de l’IAATO limitent à cent le nombre de personnes à terre en même temps, un petit navire débarque tout le monde d’un coup, tandis qu’un navire plus grand fait des rotations et raccourcit le temps à terre. Demandez aussi la classe glace : un navire PC5 ou PC6 suffit pour la péninsule en été, mais une classe plus élevée ouvre la mer de Weddell ou le haut Arctique.

Où voir des aurores boréales près des régions polaires ?

La Laponie suédoise autour d’Abisko, la Laponie finlandaise autour de Saariselkä et de Levi, Tromsø en Norvège, le Svalbard et le Groenland de l’Ouest sont tous sous l’ovale auroral. La saison va de septembre à mars ; restez au moins trois nuits pour multiplier les chances de ciel dégagé.

Quelle assurance prendre pour un voyage polaire ?

Une assurance voyage qui couvre les soins à l’étranger, l’évacuation médicale et le rapatriement, avec des plafonds élevés, ainsi que l’annulation et l’interruption. Les cartes de crédit plafonnent souvent la durée ou les montants : comparez avec les exigences de la compagnie maritime, qui précise parfois un minimum.

Que mettre dans sa valise pour l’Antarctique ou l’Arctique ?

Des sous-vêtements techniques, une couche polaire ou en duvet léger, un pantalon imperméable, une tuque, des gants fins et des mitaines, des chaussettes de laine, des lunettes de soleil et une crème solaire, plus un sac étanche pour les zodiacs. La parka et les bottes sont souvent fournies, et un traitement contre le mal de mer, prescrit avant le départ, rend service sur le Drake.

Sources

Informations vérifiées le 3 octobre 2026. Les formalités changent : votre conseiller confirme celles qui s’appliquent à vos dates.

Repères pratiques

Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

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