Nouvelle-Orléans
Le jazz, la cuisine créole et cajun, et le Vieux Carré français : la ville la moins américaine des États-Unis. Le carnaval précède le mercredi des Cendres et fait tripler les prix. L’été est chaud, humide et en pleine saison des ouragans.
Comment y aller
Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.
Les incontournables à Nouvelle-Orléans
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Le Vieux Carré et le square Jackson
Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, né à Ville-Marie, la ville garde dans son quartier français un quadrillage de rues aux noms français, mais une architecture surtout espagnole, rebâtie après les grands incendies de 1788 et de 1794. Commencez au square Jackson, où la cathédrale Saint-Louis est encadrée par le Cabildo, qui vit en 1803 la cession de la Louisiane aux États-Unis, et par le Presbytère, consacré à l’histoire du Mardi gras. Flânez ensuite dans Royal Street, ses antiquaires et ses balcons de fonte garnis de fougères, puis dans Chartres Street, plus calme. Le matin, les rues sont fraîches et les peintres s’installent autour des grilles du square. Gardez Bourbon Street pour un bref coup d’œil nocturne : c’est Royal Street qui raconte le mieux le quartier.
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Le tramway de St. Charles
Mise en service en 1835, la ligne de St. Charles est la plus ancienne ligne de tramway encore exploitée au monde, et ses voitures vert olive des années 1920 circulent toujours sous les chênes verts de l’avenue. Montez à l’angle de Canal Street et de Carondelet, asseyez-vous du côté des fenêtres ouvertes et laissez défiler les demeures d’Uptown, les universités Loyola et Tulane et le parc Audubon. Le trajet complet jusqu’à Carrollton dure environ trois quarts d’heure. Évitez les heures de pointe et les jours de défilés du Mardi gras, quand la ligne est interrompue. Payez avec l’application Le Pass de la régie des transports ou avec l’appoint exact.
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Le Garden District
Ce faubourg bâti au XIXe siècle par les Américains enrichis par le coton et le sucre aligne des demeures à colonnades, entourées de jardins de magnolias et de clôtures de fonte, entre St. Charles Avenue et Magazine Street. Promenez-vous le long de Prytania Street et de Coliseum Street, où l’on reconnaît le style grec, italianisant ou victorien des façades. Le cimetière Lafayette n°1, aux tombeaux hors-sol typiques de la ville, rouvre progressivement par des visites guidées : renseignez-vous avant de vous déplacer. Juste en face, le Commander’s Palace, maison turquoise et blanche, sert l’un des brunchs les plus courus de La Nouvelle-Orléans. Terminez par les boutiques et les cafés de Magazine Street, tout proches.
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Frenchmen Street et le jazz
C’est ici, dans le faubourg Marigny, que les habitants viennent écouter de la musique : trois pâtés de maisons de clubs où jouent chaque soir fanfares, trios de jazz traditionnel et groupes de funk. The Spotted Cat, le d.b.a. et le Snug Harbor Jazz Bistro sont les adresses les plus connues ; beaucoup ne demandent qu’une consommation ou une contribution pour les musiciens. Les fanfares de rue s’installent souvent au coin de Chartres Street, et le marché d’art nocturne de Frenchmen expose bijoux et gravures sous les guirlandes. Arrivez vers 20 h pour passer d’un club à l’autre avant la cohue. Pour une expérience plus recueillie, réservez aussi un concert au Preservation Hall, dans le Vieux Carré.
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Les bayous et la réserve de Barataria
À une demi-heure au sud de la ville, la réserve de Barataria, qui fait partie du parc historique national Jean-Lafitte, permet de marcher au cœur du marais sur des passerelles de bois, parmi les cyprès chauves, les palmiers nains et les iris sauvages. Au printemps et à l’automne, les alligators se chauffent au soleil le long du sentier Bayou Coquille. Venez tôt le matin pour les oiseaux et une lumière plus douce, et emportez un produit contre les moustiques. Pour aller plus loin, une excursion en bateau dans les marais du lac Pontchartrain ou de l’Honey Island Swamp fait découvrir les bayous avec un guide. Préférez les bateaux plats silencieux aux hydroglisseurs, plus bruyants pour la faune.
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Le Mississippi, du Moonwalk au Natchez
Derrière le square Jackson, la promenade du Moonwalk longe le fleuve, large et brunâtre, où passent cargos et remorqueurs. Le Natchez, dernier authentique bateau à vapeur à aubes de la ville, part du quai de Toulouse Street pour des croisières de deux heures, avec orchestre de jazz le soir ; avant l’appareillage, son orgue à vapeur joue des airs sur le quai. Pour une vue différente, prenez le traversier au pied de Canal Street vers Algiers Point, un quartier paisible de maisons créoles, d’où la silhouette de la ville se dévoile. Le parc Woldenberg et le parc Crescent, qui prolongent la rive, se prêtent à un pique-nique. Le coucher du soleil sur le fleuve est un moment à ne pas manquer.
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Le Café du Monde et le marché français
Depuis 1862, ce café en plein air du marché français sert deux choses seulement ou presque : des beignets carrés noyés de sucre glace et un café au lait à la chicorée. Allez-y tôt le matin ou tard le soir, quand la file est courte et que les musiciens de rue s’installent près des arcades. Portez du foncé : le sucre vole partout. Poursuivez ensuite sous les halles du marché français, qui réunissent comptoirs de nourriture, artisans et étals de souvenirs jusqu’à l’ancienne Monnaie. Le Old U.S. Mint, au bout du marché, abrite un musée de la musique où l’on voit le premier cornet de Louis Armstrong.
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Le Mardi gras
La saison du carnaval commence le 6 janvier et culmine le Mardi gras, la veille du mercredi des Cendres, par des semaines de défilés de chars organisés par les krewes, ces sociétés de carnaval. Les plus grands défilés, comme Rex, Zulu, Endymion ou Muses, suivent St. Charles Avenue et Canal Street, et les membres masqués lancent colliers et objets à la foule. Installez-vous du côté d’Uptown, plus familial, plutôt que sur Canal Street, et apportez escabeau ou chaises comme les habitants. Le Mardi gras 2027 tombe le 9 février : les hôtels affichent complet des mois à l’avance. Hors saison, le musée Mardi Gras World fait visiter les ateliers où naissent les chars.
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City Park et le musée d’art
Plus vaste que Central Park à New York, ce parc abrite l’une des plus grandes forêts de chênes verts centenaires au monde, drapés de mousse espagnole, ainsi que des bayous qu’on franchit par de vieux ponts de pierre. Le musée d’art de La Nouvelle-Orléans y présente des œuvres de Degas, qui séjourna en ville chez sa famille maternelle, et le jardin de sculptures Besthoff, en accès libre, aligne plus de 90 œuvres entre lagunes et magnolias. Le jardin botanique, la petite zone de manèges Carousel Gardens et une annexe du Café du Monde complètent la visite. Rejoignez-le par le tramway de Canal Street, branche City Park, et comptez une demi-journée. Louez un vélo ou un pédalo pour profiter des lagunes.
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La route des plantations
La River Road, à une heure de route vers l’ouest, longe le Mississippi entre digues et raffineries, jusqu’aux anciennes plantations de canne à sucre. À Vacherie, Oak Alley doit sa célébrité à ses 28 chênes plantés au début du XVIIIe siècle, qui forment une allée de 400 mètres jusqu’à la maison de 1839 ; les cases reconstituées y racontent aussi la vie des esclaves. À Wallace, la plantation Whitney est entièrement consacrée à l’histoire de l’esclavage, à travers les témoignages des personnes asservies : c’est la visite la plus marquante de la région. Réservez vos billets en ligne et combinez les deux dans une journée. Pour déjeuner, les petits restaurants de la région servent gumbo et boulettes d’écrevisses.
Notre itinéraire à Nouvelle-Orléans
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Jour 1 — Le Vieux Carré au fil des heures
Commencez au Café du Monde vers 8 h, avant la foule, avec beignets et café au lait. Visitez ensuite la cathédrale Saint-Louis et le Cabildo, puis flânez dans Royal Street et Chartres Street jusqu’au couvent des Ursulines, le plus ancien bâtiment de la vallée du Mississippi. À midi, installez-vous chez Galatoire’s pour un long déjeuner créole, surtout un vendredi. L’après-midi, marchez sur le Moonwalk et embarquez sur le Natchez pour une croisière sur le fleuve. En soirée, un concert au Preservation Hall, puis un verre au bar tournant de l’hôtel Monteleone, concluent une journée pleine.
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Jour 2 — Des chênes du Garden District au jazz de Frenchmen
Prenez le tramway de St. Charles à Canal Street vers 9 h et descendez à Washington Avenue pour une promenade dans le Garden District. Réservez le jazz brunch du Commander’s Palace ou, en semaine, un déjeuner de po-boys chez Parkway, près du bayou St. John. L’après-midi, remontez Magazine Street entre boutiques, antiquaires et cafés, puis rejoignez City Park et son jardin de sculptures. Au crépuscule, dînez chez Cochon, dans le Warehouse District, pour une cuisine cajun de haut vol. La soirée se termine sur Frenchmen Street, d’un club à l’autre.
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Jour 3 — Bayous, plantations et pays cajun
Partez tôt vers la réserve de Barataria pour marcher sur les passerelles parmi les cyprès, les hérons et peut-être un alligator. Rejoignez ensuite la River Road et visitez la plantation Whitney, puis Oak Alley et son allée de chênes. Déjeunez simplement dans un restaurant de Vacherie. Les voyageurs qui disposent d’une journée de plus poursuivront vers Lafayette, au cœur de l’Acadiane, pour dormir sur place et danser le zydeco. Sinon, rentrez à La Nouvelle-Orléans et soupez de poulet frit chez Willie Mae’s, dans le Tremé.
Activités et loisirs
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Un concert au Preservation Hall
Dans une salle de bois nue du 726 St. Peter Street, sans bar ni climatisation superflue, les musiciens du Preservation Hall perpétuent depuis 1961 le jazz traditionnel de La Nouvelle-Orléans. Les concerts durent environ 45 minutes et se succèdent plusieurs fois par soir. Réservez en ligne un billet, car les places s’envolent vite, surtout les fins de semaine. On écoute assis sur des bancs ou debout, au plus près de l’orchestre.
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Le Tremé et la place Congo
Le plus ancien quartier afro-américain des États-Unis a vu naître une bonne part de la culture musicale de la ville. Au parc Louis-Armstrong, la place Congo rappelle le lieu où les esclaves et les gens libres de couleur se réunissaient le dimanche pour danser et jouer du tambour. C’est aussi le fief des Mardi Gras Indians, dont les costumes brodés de perles et de plumes demandent une année de travail. Parcourez-le de préférence avec un guide du quartier, qui ouvre les portes des petits musées et des ateliers.
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Les second lines du dimanche
Presque chaque dimanche après-midi, de la fin de l’été au printemps, les sociétés d’entraide du quartier organisent des défilés de fanfares, suivis par une foule qui danse derrière elles : c’est le second line. Les itinéraires sont publiés dans la semaine par la station de radio WWOZ. Joignez-vous au cortège avec respect, une boisson à la main, et laissez passer les membres costumés. C’est l’une des expériences les plus authentiques de la ville.
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Une escapade en pays cajun
À un peu plus de deux heures à l’ouest, Lafayette est la capitale de l’Acadiane, où vivent les descendants des Acadiens déportés en 1755 et arrivés en Louisiane à partir de 1765. Le village d’époque de Vermilionville raconte leur histoire, Breaux Bridge se proclame capitale mondiale de l’écrevisse et Saint-Martinville entretient le souvenir d’Évangéline. Le samedi matin, des déjeuners-concerts de musique cadienne et de zydeco réunissent les danseurs. En octobre, les Festivals acadiens et créoles célèbrent cette culture où l’on entend encore parler français.
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Un cours de cuisine créole
Plusieurs écoles du Vieux Carré proposent des démonstrations ou des cours pratiques de deux à trois heures, où l’on apprend à réussir le roux du gumbo, la jambalaya et les pralines. On repart repu, avec les recettes en poche. C’est une bonne activité pour une journée de pluie ou de forte chaleur. Réservez quelques jours à l’avance.
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Le cimetière Saint-Louis n°1
Aménagé en 1789 au bord du Vieux Carré, ce cimetière aux tombeaux blanchis à la chaux abrite la sépulture présumée de la prêtresse vaudou Marie Laveau. Pour protéger les tombes du vandalisme, l’archidiocèse n’en permet l’accès qu’avec un guide autorisé : réservez une visite officielle. Comptez une heure. Les visites du cimetière Saint-Louis n°3, près de City Park, se combinent avec la maison Pitot.
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Magazine Street
Sur près de dix kilomètres, cette rue suit la courbe du fleuve à travers le Lower Garden District et Uptown, avec ses antiquaires, ses friperies, ses boutiques de créateurs locaux et ses cafés. Le tronçon entre Washington Avenue et Louisiana Avenue est le plus agréable à pied. L’autobus 11 la parcourt de bout en bout. Arrêtez-vous chez Casamento’s pour des huîtres si la saison le permet.
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Les festivals du printemps
Le French Quarter Festival, en avril, investit le Vieux Carré de scènes en plein air et de stands des restaurants de la ville. Le New Orleans Jazz & Heritage Festival, sur deux fins de semaine entre la fin avril et le début mai, réunit des centaines de concerts sur l’hippodrome Fair Grounds, du jazz au gospel en passant par le zydeco. Les hôtels se remplissent très tôt ces semaines-là. Vérifiez les dates sur les sites officiels avant de réserver vos vols.
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Les cocktails historiques
La ville revendique la naissance du Sazerac, à base de whisky de seigle et d’absinthe, et du Ramos Gin Fizz. La Sazerac House, à l’angle de Canal et de Magazine, propose une visite interactive et des dégustations sur réservation. Prenez ensuite un verre au Carousel Bar de l’hôtel Monteleone, qui tourne lentement sur lui-même, puis au Sazerac Bar de l’hôtel Roosevelt, avec ses murales Art déco. Buvez avec modération : la chaleur accentue les effets de l’alcool.
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Le traversier d’Algiers Point
Au pied de Canal Street, un petit traversier franchit le Mississippi en quelques minutes jusqu’à Algiers Point, quartier résidentiel de maisons créoles et victoriennes. Sur la digue, un sentier offre la plus belle vue sur la ligne d’horizon de la ville et sur les méandres du fleuve. Des panneaux racontent l’histoire des musiciens de jazz nés dans le quartier. Allez-y en fin d’après-midi et revenez avec les lumières de la ville.
Où manger à Nouvelle-Orléans
Les saveurs à goûter
- Le gumbo — Ragoût épais né de la rencontre des cuisines française, africaine et amérindienne, lié au roux, au gombo ou au filé ; chaque table le prépare à sa façon, de Dooky Chase’s à Herbsaint.
- La jambalaya — Riz cuit avec saucisse andouille, poulet et, dans sa version créole, tomates ; la version cajun, plus brune, se goûte surtout en Acadiane.
- Le po-boy — Sandwich au pain français croustillant garni de crevettes ou d’huîtres frites, ou de rôti de bœuf dans son jus ; Parkway en est l’une des adresses emblématiques.
- Les écrevisses bouillies — De la fin de l’hiver au début de l’été, on les cuit en grandes marmites épicées avec maïs et pommes de terre, puis on les déverse sur des tables couvertes de papier journal.
- Les haricots rouges au riz — Plat traditionnel du lundi, jour de lessive, où les haricots mijotaient toute la journée avec un os de jambon ; Louis Armstrong signait ses lettres « Red Beans and Ricely Yours ».
- La muffuletta — Pain rond au sésame garni de charcuteries italiennes, de provolone et d’une salade d’olives marinées, héritage des immigrants siciliens du marché français.
- Le Sazerac — Cocktail de whisky de seigle, de sucre et d’amers Peychaud’s dans un verre rincé à l’absinthe ; goûtez-le au Sazerac Bar de l’hôtel Roosevelt.
Nos tables
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Commander’s Palace
Garden District · Grande table créole
Installée depuis la fin du XIXe siècle dans une maison victorienne turquoise, cette institution a formé des chefs célèbres et reste la référence de la haute cuisine créole. Commandez la soupe de tortue au sherry et le soufflé au pouding au pain, et venez pour le jazz brunch de la fin de semaine, où les musiciens passent de table en table. Une tenue soignée est de mise et la réservation, indispensable.
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Galatoire’s
Bourbon Street, Vieux Carré · Grande table créole
Depuis 1905, sa salle aux miroirs et aux ventilateurs de plafond est le théâtre du long déjeuner du vendredi, où les familles de la ville se retrouvent pendant des heures. Les pommes de terre soufflées, la rémoulade de crevettes et la truite amandine sont les incontournables. La salle du rez-de-chaussée garde ses traditions : renseignez-vous sur les réservations et le code vestimentaire.
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Antoine’s
Rue Saint-Louis, Vieux Carré · Restaurant historique
Ouvert en 1840, c’est le plus ancien restaurant familial des États-Unis, avec une quinzaine de salles tapissées de photos et de souvenirs de carnaval. On y a inventé en 1889 les huîtres Rockefeller, gratinées à la sauce verte. Demandez à visiter les salles des krewes après le repas.
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Café du Monde
Marché français, Vieux Carré · Café historique
Beignets poudrés et café au lait à la chicorée, servis par des serveurs en calot blanc sous les arcades vertes du marché français, depuis 1862. On s’assoit où l’on trouve une place libre. Venez tôt le matin ou tard le soir pour éviter l’attente.
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Dooky Chase’s Restaurant
Tremé · Cuisine créole
La cheffe Leah Chase, surnommée la reine de la cuisine créole, y a nourri pendant des décennies les militants des droits civiques, qui se réunissaient à l’étage. Son poulet frit, son gumbo et sa collection d’art afro-américain en font un lieu de mémoire autant qu’une table. Ouvert surtout le midi en semaine : réservez.
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Willie Mae’s Scotch House
Tremé · Comptoir de poulet frit
Ce petit restaurant de quartier sert l’un des poulets frits les plus célèbres du pays, à la panure fine et croustillante, avec haricots rouges au riz. L’ambiance est simple et chaleureuse. Venez tôt, car la file se forme vite.
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Parkway Bakery & Tavern
Mid-City, près du bayou St. John · Comptoir de po-boys
Ce comptoir familial, né en 1911 dans une ancienne boulangerie, prépare des po-boys géants dans un pain français croustillant. Le roast beef « debris », mijoté dans son jus, et le po-boy aux crevettes frites sont les classiques. Mangez sur la terrasse avant une balade le long du bayou St. John.
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Cochon
Warehouse District · Cuisine cajun
Le chef Donald Link y célèbre la cuisine cajun de son enfance, du boudin frit au lapin aux dumplings, en passant par le cochon de lait rôti. La salle de bois et de briques est animée et conviviale. Le comptoir voisin, Cochon Butcher, sert sandwichs et charcuteries maison le midi.
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Casamento’s
Magazine Street, Uptown · Bar à huîtres
Depuis 1919, cette petite salle carrelée du sol au plafond sert des huîtres crues et l’oyster loaf, huîtres frites dans un pain de mie grillé. Il ne prend pas de réservations et ouvre quelques jours par semaine seulement. La maison ferme de juin à août : vérifiez l’horaire avant de vous déplacer.
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Herbsaint
St. Charles Avenue, Warehouse District · Bistro franco-louisianais
Autre adresse de Donald Link, ce bistro lumineux marie les classiques français aux produits du Sud. Le gumbo du jour et la cuisse de canard confite au riz sale sont ses signatures. Pratique avant un concert ou après une journée au musée d’art Ogden, tout proche.
Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.
Notre sélection d’hôtels
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Hotel Monteleone
Royal Street, Vieux Carré · Hôtel historique
Tenu par la même famille depuis 1886, il a accueilli Faulkner, Hemingway et Truman Capote. Son Carousel Bar, qui tourne lentement sur lui-même, est l’un des bars les plus célèbres de la ville.
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The Roosevelt New Orleans
CBD, près de Canal Street · Palace
Ce grand hôtel de la collection Waldorf Astoria déploie un hall doré de plus d’un pâté de maisons, spectaculaire à Noël. Il abrite le Sazerac Bar et une piscine sur le toit.
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The Windsor Court
CBD · Luxe
Suites spacieuses avec balcon sur le fleuve ou sur la ville, collection de tableaux anglais et thé de l’après-midi servi au salon. À deux pas du Vieux Carré et du quartier des musées.
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Soniat House
Chartres Street, Vieux Carré · Hôtel de charme
Trois maisons créoles bâties vers 1830, réunies autour de cours plantées, meublées d’antiquités françaises et anglaises. Une adresse feutrée dans la partie la plus tranquille du quartier.
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The Pontchartrain Hotel
St. Charles Avenue, Garden District · Boutique-hôtel
Cet hôtel de 1927 installé sur la ligne du tramway a retrouvé son lustre avec un bar sur le toit qui domine la ville et le restaurant Jack Rose. Idéal pour découvrir le Garden District.
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Hotel Saint Vincent
Lower Garden District · Boutique-hôtel
Aménagé dans un ancien orphelinat de brique du XIXe siècle, il réunit une cour avec piscine, plusieurs bars et restaurants et une clientèle branchée. Magazine Street commence au pied de l’hôtel.
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Hotel Provincial
Chartres Street, Vieux Carré · Adresse abordable et bien située
Hôtel familial réparti dans plusieurs bâtiments créoles autour de cours et de deux piscines, près du couvent des Ursulines. Une valeur sûre pour loger au cœur du quartier sans le bruit de Bourbon Street.
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Omni Royal Orleans
Rue Saint-Louis, Vieux Carré · Grand hôtel
Au croisement de Royal Street, il offre une piscine sur le toit avec vue sur les clochers de la cathédrale et un service de grand hôtel. Pratique pour les familles qui veulent tout faire à pied.
Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.
Où aller, où loger
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Le Vieux Carré
Loger dans le quartier français permet de tout faire à pied, du square Jackson au fleuve et aux restaurants historiques. Les hôtels à cour intérieure de Chartres Street et du bas du quartier, vers Esplanade Avenue, sont les plus calmes. Évitez les chambres donnant sur Bourbon Street si vous tenez à votre sommeil : la fête y dure jusqu’à l’aube.
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Le faubourg Marigny et le Bywater
Juste en aval du Vieux Carré, ces quartiers de maisons créoles colorées attirent les voyageurs qui veulent vivre au rythme des habitants, entre Frenchmen Street, galeries d’art et cafés de quartier. On y trouve surtout des maisons d’hôtes et des locations. Le parc Crescent relie le Bywater au Vieux Carré en longeant le fleuve. Le soir, circulez en groupe ou en taxi dans les rues peu éclairées.
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Le CBD et le Warehouse District
Le quartier des affaires et l’ancien quartier des entrepôts, de l’autre côté de Canal Street, concentrent les grands hôtels, les musées et plusieurs des meilleures tables de la ville. C’est la base idéale pour prendre le tramway de St. Charles et gagner le Vieux Carré à pied en dix minutes. Les rues se vident le soir, mais restent animées autour de Julia Street et de ses galeries.
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Le Garden District et Uptown
Pour un séjour plus paisible, les maisons d’hôtes et les hôtels de charme de St. Charles Avenue offrent chênes centenaires, vérandas et tramway à la porte. Magazine Street et ses boutiques sont à quelques rues. Comptez vingt à trente minutes de tramway jusqu’au Vieux Carré, ce qui convient bien aux familles et aux voyageurs en deuxième visite.
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Esplanade, Tremé et Mid-City
Esplanade Avenue, bordée de maisons créoles, relie le Vieux Carré à City Park et au bayou St. John. Ses maisons d’hôtes, souvent installées dans d’anciennes demeures, séduisent par leur calme et leurs jardins. C’est un bon choix pour ceux qui ont une voiture ou qui veulent explorer City Park, le musée d’art et les restaurants de quartier.
Les pièges à éviter
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Bourbon Street et la nuit
La rue la plus célèbre de la ville est aussi la plus bruyante et la plus chaotique après 22 h, avec des foules imbibées et des pickpockets. Gardez vos objets de valeur à l’hôtel, restez dans les rues éclairées et animées, et prenez un taxi ou une voiture avec chauffeur pour rentrer tard, surtout hors du Vieux Carré.
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L’arnaque des chaussures
Un inconnu parie qu’il peut vous dire « où vous avez eu vos chaussures », puis réclame de l’argent après avoir répondu : « sur vos pieds, dans le Vieux Carré ». D’autres proposent de cirer vos souliers ou de vous nouer un bracelet sans vous demander votre avis. Déclinez poliment et poursuivez votre chemin.
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La chaleur et la saison des ouragans
De juin à septembre, la chaleur humide et les orages de fin d’après-midi rendent les longues marches pénibles. La saison des ouragans s’étend du 1er juin au 30 novembre, avec un risque plus élevé de la fin août à octobre : souscrivez une assurance annulation et suivez les avis du National Hurricane Center. Le printemps, de mars à mai, et la fin de l’automne sont les périodes les plus agréables.
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Le Mardi gras et les grands festivals
Pendant le carnaval, le Jazz Fest et le French Quarter Festival, les hôtels affichent complet et exigent souvent un séjour minimum. Réservez des mois à l’avance et consultez les parcours des défilés, car ils bloquent la circulation et le tramway de St. Charles. Prévoyez des chaussures fermées : les rues sont couvertes de débris après les défilés.
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Les cimetières et les visites guidées
Le cimetière Saint-Louis n°1 ne se visite qu’avec un guide autorisé par l’archidiocèse, et l’accès au cimetière Lafayette n°1 passe désormais par des visites encadrées. Réservez auprès des organismes officiels plutôt qu’auprès des rabatteurs de rue. Vérifiez aussi les conditions d’accès des autres cimetières avant de vous déplacer.
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Voiture, vols et formalités
Il n’y a pas de vol direct régulier depuis Montréal : comptez une escale, souvent par Toronto ou par une grande plaque tournante américaine. Sur place, la voiture est inutile dans le centre, où le stationnement est rare et coûteux ; louez-la seulement pour les plantations ou le pays cajun. Les Canadiens voyagent avec un passeport valide et une assurance voyage qui couvre les soins ; consultez voyage.gc.ca avant le départ.
Sources
- Jean Lafitte National Historical Park and Preserve — National Park Service
- Visit New Orleans, official tourism website — New Orleans & Company
- Preservation Hall — Preservation Hall
- French Market District — French Market Corporation
- Regional Transit Authority: Le Pass — New Orleans RTA
- City Park New Orleans — New Orleans City Park
- Oak Alley Plantation — Oak Alley Foundation
- Whitney Plantation Museum — Whitney Plantation
- Guided tours at Lafayette Cemetery No. 1 — Preservation Resource Center of New Orleans
- Sazerac House — Sazerac House
- Mardi Gras New Orleans — MardiGrasNewOrleans.com
- New Orleans Jazz & Heritage Festival — New Orleans Jazz & Heritage Festival and Foundation
- French Quarter Festival — French Quarter Festivals, Inc.
- Lafayette Travel — Lafayette Convention & Visitors Commission
- Casamento’s Restaurant: hours — Casamento’s
- Conseils aux voyageurs : États-Unis — Gouvernement du Canada
Repères pratiques
- Capitale
- Washington
- Langues
- Anglais
- Monnaie
- Dollar américain (USD)
- Décalage avec Montréal
- Aucun : même heure qu’à Montréal.
- Visa pour un passeport canadien
- Aucun visa pour un séjour touristique court. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
- Aéroport d’arrivée
- Nombreux, selon la destination — vols directs depuis Montréal selon la saison
- Meilleure période
- Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
- Formalités
- Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.
Avis officiel — États-Unis
Prendre des mesures de sécurité normales
Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 2 novembre 2026 12:39 HNE.
Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.
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