Montréal–Tokyo : environ treize heures et demie sans escale, toute l’année, avec Air Canada. Montréal–Séoul : un vol direct saisonnier, sinon une correspondance à Toronto ou à Vancouver. Voilà la première différence, et elle pèse pour un premier voyage en Asie.
Pour le reste, les deux pays ont beaucoup en commun : la sécurité, la propreté, des trains à l’heure, des dépanneurs ouverts la nuit. C’est ce qui en fait deux excellentes portes d’entrée sur le continent. Leurs différences tiennent au rythme, à la table et à ce que l’on vient chercher.
Les formalités
Aucun visa n’est exigé des Canadiens pour un séjour touristique, mais les règles diffèrent. Le Japon accepte les séjours de 90 jours au plus, et dépasser cette durée est une infraction criminelle. Attention aux médicaments : la pseudoéphédrine, présente dans des décongestionnants courants au Canada, et les stimulants comme l’Adderall sont interdits. Le service Visit Japan Web, facultatif, permet de préparer les formalités d’immigration et de douane.
La Corée du Sud autorise jusqu’à 180 jours. Jusqu’au 31 décembre 2026, les Canadiens sont exemptés de la K-ETA, l’autorisation de voyage électronique du pays. Tous les voyageurs doivent en revanche remplir une carte d’arrivée, en ligne dans les trois jours qui précèdent l’arrivée ou sur papier à l’aéroport. Si votre voyage est prévu pour 2027, vérifiez si l’exemption a été prolongée.
Ce que l’on vient voir
Le Japon offre une variété rare pour un pays de sa taille : la démesure de Tokyo, les temples de Kyoto et les daims de Nara, la mémoire d’Hiroshima, les villages des Alpes japonaises, la neige d’Hokkaidō. On peut y revenir cinq fois sans refaire le même voyage.
La Corée du Sud se concentre davantage sur Séoul, ville immense où les palais de la dynastie Joseon côtoient les quartiers de la K-pop, les marchés de nuit et les montagnes que l’on gravit en métro. Autour, Busan et ses plages urbaines, Gyeongju, ancienne capitale couverte de tumulus royaux, et l’île volcanique de Jeju. Un circuit de dix à douze jours en fait bien le tour.

Se déplacer
Les deux pays ont des trains à grande vitesse remarquables. Au Japon, le Shinkansen relie Tokyo à Kyoto en un peu plus de deux heures, et le Japan Rail Pass peut valoir la peine selon l’itinéraire : faites le calcul, il n’est plus rentable pour tous les parcours. En Corée, le KTX relie Séoul à Busan en deux heures et demie environ.
En ville, une carte rechargeable, Suica ou Pasmo au Japon, T-money en Corée, sert dans le métro, l’autobus et chez les dépanneurs. Un détail qui surprend en Corée : Google Maps n’y donne pas d’itinéraires complets. Téléchargez Naver Map ou KakaoMap avant de partir.
La langue et la table
La signalisation est bilingue dans les transports des deux pays, et l’anglais suffit pour l’essentiel. L’alphabet coréen, le hangeul, s’apprend en quelques heures : de quoi lire les menus au bout de trois jours. Le japonais mêle trois écritures, et l’on s’en remet volontiers aux photos et aux vitrines de plats en cire.
À table, le Japon joue la précision : sushis, ramen, cuisine kaiseki, comptoirs de six places. La Corée joue l’abondance et le partage : barbecue sur la table, une dizaine de petits plats d’accompagnement servis d’office, soupes pimentées, poulet frit. Les deux se mangent très bien sans se ruiner, et le pourboire n’existe dans aucun des deux pays.

Les saisons
| Période | Japon | Corée du Sud |
|---|---|---|
| Fin mars et avril | Cerisiers en fleurs, très grande affluence | Cerisiers au début d’avril, un peu moins de monde |
| Juin et juillet | Saison des pluies, puis chaleur humide | Mousson de la fin juin à juillet |
| Août et septembre | Chaleur et typhons possibles | Chaleur, typhons possibles |
| Octobre et novembre | Érables rouges, excellente période | Feuillages de la fin octobre au début novembre, excellente période |
| Hiver | Ski et neige à Hokkaidō, ciel clair à Tokyo | Froid sec, bien plus rigoureux qu’on l’imagine |
Au Japon, évitez si possible la Golden Week, à la fin d’avril et au début de mai, où tout le pays voyage en même temps.
Alors, lequel ?
- Choisissez le Japon si vous voulez un vol direct, une grande variété de paysages et de villes, et un pays que l’on découvre par étapes, du temple au village de montagne.
- Choisissez la Corée du Sud si vous aimez les grandes villes vivantes, la cuisine qui réchauffe, la culture populaire contemporaine, et un pays que l’on parcourt facilement en dix jours.
- Hésitez encore ? Les deux se combinent : un traversier relie Busan à Fukuoka, et les vols entre Séoul et le Japon sont courts et fréquents.
Notre carnet du Japon propose un ordre de visite, et notre article sur le décalage horaire vous aidera à encaisser les treize ou quatorze heures d’écart. Pour un itinéraire sur mesure, décrivez votre projet.
Questions fréquentes
Japon ou Corée du Sud pour un premier voyage ?
Le Japon pour la variété et le vol direct depuis Montréal, la Corée du Sud pour l’énergie de Séoul et la cuisine. Les deux sont très sûrs et faciles à parcourir.
Faut-il un visa pour le Japon ou la Corée du Sud ?
Non, pas pour un séjour touristique : jusqu’à 90 jours au Japon et 180 jours en Corée du Sud. Les Canadiens sont exemptés de la K-ETA coréenne jusqu’au 31 décembre 2026.
Y a-t-il un vol direct de Montréal vers Séoul ?
Un vol direct saisonnier existe avec Air Canada. Le reste de l’année, on passe par Toronto ou Vancouver.
Peut-on utiliser Google Maps en Corée du Sud ?
Pour situer les lieux, oui, mais pas pour les itinéraires complets. Utilisez Naver Map ou KakaoMap.
Peut-on combiner le Japon et la Corée du Sud ?
Oui : les vols entre les deux pays sont courts, et un traversier relie Busan à Fukuoka.