Kyoto
Mille six cents temples, dont une dizaine se visite réellement en trois jours : Fushimi Inari à l’aube, Kinkaku-ji tôt, Arashiyama avant 8 h. La ville se réserve des mois d’avance en avril et novembre. Le bus y est plus utile que le métro.
Comment y aller
Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.
Les incontournables à Kyoto
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Le Kinkaku-ji, pavillon d’or
Recouvert de feuilles d’or sur ses deux étages supérieurs, le pavillon se reflète dans l’étang Kyōko-chi, au milieu d’un jardin de promenade conçu à la fin du XIVe siècle pour le shogun Ashikaga Yoshimitsu. Le bâtiment actuel date de 1955 : l’original a été incendié en 1950 par un jeune moine, un drame qui a inspiré à Mishima son roman Le Pavillon d’or. On ne visite pas l’intérieur ; le parcours, à sens unique, longe l’étang puis grimpe dans la mousse jusqu’à un pavillon de thé. Le billet d’entrée, un talisman calligraphié, est à conserver en souvenir. Venez dès l’ouverture, vers 9 h, ou juste avant la fermeture, car les autocars arrivent en milieu de matinée, puis gagnez à pied le Ryōan-ji, à une vingtaine de minutes.
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Fushimi Inari-taisha
Consacré à Inari, divinité du riz et de la prospérité, ce sanctuaire est le plus important des quelque 30 000 sanctuaires Inari du pays. Derrière le pavillon principal, les Senbon Torii, deux rangées parallèles de portiques vermillon serrés les uns contre les autres, lancent le sentier qui grimpe jusqu’au sommet du mont Inari, à 233 mètres. Chaque torii porte, gravés en noir, le nom de l’entreprise ou de la famille qui l’a offert, et des renards de pierre, messagers de la divinité, gardent les autels. Le sanctuaire ne ferme jamais et l’entrée est gratuite : avant 8 h, ou au crépuscule, quand les lanternes s’allument, la foule disparaît au-delà du premier quart d’heure de montée. Comptez deux à trois heures pour la boucle complète, et une heure si vous faites demi-tour au carrefour de Yotsutsuji.
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Le Kiyomizu-dera et les ruelles de Higashiyama
Accroché au flanc de la colline, le Kiyomizu-dera est célèbre pour sa terrasse de bois soutenue par des piliers de zelkova assemblés sans un seul clou, qui domine une mer d’érables et de cerisiers. Sous la terrasse, la cascade Otowa se divise en trois filets d’eau censés porter chance ; on en boit une seule gorgée, à l’aide de louches désinfectées. Le temple ouvre dès 6 h, un moment rare de calme, et des illuminations nocturnes ont lieu au printemps, en été et en automne. En redescendant, empruntez les ruelles pavées de Sannenzaka et de Ninenzaka, bordées de maisons de bois, jusqu’à la pagode Yasaka du Hōkan-ji, puis au sanctuaire Yasaka. Prévoyez une demi-journée pour l’ensemble.
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Arashiyama et ses bambous
À l’ouest de la ville, Arashiyama mêle collines boisées, rivière et temples zen. La célèbre bambouseraie de Sagano, longue de quelques centaines de mètres, se parcourt en quinze minutes ; au milieu de la journée elle devient une file continue, alors venez avant 8 h. Le Tenryū-ji, inscrit à l’UNESCO, possède l’un des plus beaux jardins de la ville, avec un étang qui s’appuie sur les montagnes en arrière-plan. Plus au nord, le petit temple Adashino Nenbutsu-ji cache sa propre allée de bambous, bien plus calme, et des milliers de statuettes de pierre. Ajoutez le pont Togetsu-kyō, le parc aux singes d’Iwatayama et le petit train touristique de Sagano pour une journée entière.
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Le Ginkaku-ji et le chemin de la Philosophie
Contrairement à ce que son nom laisse croire, le pavillon d’argent n’a jamais été recouvert d’argent : il incarne plutôt l’esthétique sobre voulue à la fin du XVe siècle par le shogun Ashikaga Yoshimasa. Son jardin de sable ratissé, avec un cône tronqué que l’on dit destiné à refléter la lune, contraste avec les mousses du jardin de promenade. Un sentier grimpe à flanc de colline et offre la meilleure vue sur le pavillon et sur la ville. En sortant, suivez le chemin de la Philosophie, qui longe un canal bordé de cerisiers sur environ deux kilomètres, jusqu’au quartier du Nanzen-ji et de son aqueduc de brique. Comptez une heure pour le temple et une heure de marche tranquille.
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Gion, le quartier des geiko
Entre la rivière Kamo et le sanctuaire Yasaka, Gion conserve ses ochaya, maisons de thé aux façades de bois et aux stores de bambou où les geiko et les maiko, apprenties, divertissent leurs clients. Promenez-vous le long du canal Shirakawa, bordé de saules et de cerisiers, puis dans Hanamikōji, la rue principale. Le quartier impose désormais des règles strictes : plusieurs ruelles privées sont interdites aux touristes, et il est défendu de photographier les geiko sans leur accord, de les toucher ou de les suivre. Respectez les panneaux, restez sur les rues publiques, et parlez à voix basse le soir. Pour voir les danses des geiko, réservez les spectacles saisonniers, comme les Miyako Odori d’avril.
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Le jardin sec du Ryōan-ji
Quinze rochers disposés sur du gravier blanc ratissé, dans un rectangle entouré d’un mur de terre patinée : c’est sans doute le jardin zen le plus célèbre du monde. Où que l’on s’asseye sur la véranda, l’un des rochers reste toujours caché, et chacun est libre d’interpréter la composition. Asseyez-vous et prenez le temps, idéalement à l’ouverture, avant l’arrivée des groupes scolaires. Ne manquez pas, derrière le bâtiment, le bassin de pierre en forme de pièce de monnaie, puis l’étang Kyōyō-chi. Une heure suffit, et le Ninna-ji, avec sa pagode et ses cerisiers tardifs, se trouve à dix minutes à pied.
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Le marché Nishiki
Surnommé « la cuisine de Kyoto », ce marché couvert étire sur environ 400 mètres plus d’une centaine d’échoppes, dont certaines sont tenues par la même famille depuis plusieurs générations. On y trouve légumes marinés dans des tonneaux, poissons séchés, tofu, thé, couteaux de cuisine et petites brochettes à grignoter. Le marché demande de manger devant la boutique où l’on a acheté, et non en marchant dans l’allée étroite. Venez entre 10 h et 14 h, quand la plupart des commerces sont ouverts ; beaucoup ferment en fin d’après-midi et certains le mercredi. À l’extrémité est, le petit sanctuaire Nishiki Tenman-gū marque la jonction avec la galerie commerçante de Teramachi.
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Nara, excursion d’une demi-journée ou plus
À environ 45 minutes en train, Nara fut la capitale du Japon au VIIIe siècle et en garde des monuments d’une ampleur saisissante. Au Tōdai-ji, le pavillon du Grand Bouddha, l’un des plus grands édifices de bois au monde, abrite un Bouddha de bronze d’environ 15 mètres ; un pilier percé d’un trou de la taille de sa narine promet l’illumination à qui s’y faufile. L’allée du sanctuaire Kasuga-taisha, bordée de centaines de lanternes de pierre moussues, mène à des galeries où pendent des lanternes de bronze. Plus d’un millier de cerfs sika circulent librement dans le parc : les galettes vendues sur place leur sont destinées, mais ne les agacez pas. Prévoyez une journée pour tout voir sans courir.
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Le Tōfuku-ji et son pont sur les érables
Fondé au XIIIe siècle, ce grand monastère zen du sud-est de la ville est célèbre pour le Tsūten-kyō, un pont couvert de bois qui enjambe un ravin planté de près de 2 000 érables. Fin novembre, la vue sur ce moutonnement rouge et orangé est l’une des plus attendues de l’automne à Kyoto, et la foule est à la hauteur : venez dès l’ouverture, et suivez les consignes, parfois strictes, pour la circulation et la photo sur le pont. Le reste de l’année, le lieu est paisible. Ne manquez pas les jardins modernes du Hōjō, dessinés en 1939 par Mirei Shigemori, dont le damier de mousse et de pierres. Le temple est à deux arrêts de train de Fushimi Inari : combinez les deux le même matin.
Notre itinéraire à Kyoto
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Jour 1 — Higashiyama et Gion
Arrivez au Kiyomizu-dera vers 7 h, pour profiter de la terrasse avant les groupes. Descendez ensuite par Sannenzaka et Ninenzaka jusqu’à la pagode Yasaka, en vous arrêtant pour un matcha dans l’une des maisons de thé du quartier. À midi, installez-vous chez Izuu pour son sushi de maquereau, ou chez Kagizen Yoshifusa pour des nouilles de kuzu au sirop de sucre noir. L’après-midi, traversez le sanctuaire Yasaka et le parc Maruyama, puis rejoignez le Nanzen-ji et son aqueduc de brique. En fin de journée, flânez le long du canal Shirakawa et dans Hanamikōji, puis soupez dans la ruelle de Pontochō, au bord de la rivière Kamo.
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Jour 2 — Fushimi Inari, Tōfuku-ji et le Nord
Prenez un train très tôt pour Fushimi Inari et montez au moins jusqu’au carrefour de Yotsutsuji. Deux arrêts plus loin, visitez le Tōfuku-ji et ses jardins du Hōjō. Revenez au centre pour déjeuner au marché Nishiki, puis prenez un autobus ou un taxi vers le nord-ouest. L’après-midi, enchaînez le Kinkaku-ji, le Ryōan-ji et, si le temps le permet, le Ninna-ji. Le soir, offrez-vous un souper de kaiseki, réservé d’avance, ou une soirée plus simple autour de soba chez Honke Owariya.
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Jour 3 — Arashiyama et Nara, ou le chemin de la Philosophie
Partez pour Arashiyama avant 8 h : bambouseraie, jardin du Tenryū-ji, puis marche jusqu’au Adashino Nenbutsu-ji. Déjeunez de tofu chez Shoraian, sur la colline au-dessus de la rivière, puis traversez le pont Togetsu-kyō. En début d’après-midi, rejoignez le Ginkaku-ji et suivez le chemin de la Philosophie, avec une halte chez Omen pour ses udon. Si vous préférez Nara, consacrez-lui plutôt toute la journée : Tōdai-ji le matin, Kasuga-taisha à midi, et retour à Kyoto pour souper.
Activités et loisirs
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Une cérémonie du thé
Plusieurs maisons de Kyoto proposent une initiation au chanoyu, la voie du thé, en petits groupes et en anglais. On y apprend à recevoir le bol, à le tourner avant de boire et à apprécier le wagashi, ce petit gâteau de saison servi avant le matcha. Comptez une heure environ, en position assise sur les tatamis. Réservez quelques jours à l’avance et évitez les parfums forts, mal vus pendant la cérémonie.
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Le château de Nijō
Construit au début du XVIIe siècle pour le shogun Tokugawa Ieyasu, le palais de Ninomaru est célèbre pour ses « planchers du rossignol », qui grincent à chaque pas afin de trahir les intrus. Les salles sont ornées de peintures à la feuille d’or de l’école Kanō. Les jardins et les remparts se prêtent à une belle promenade, surtout à la saison des cerisiers. Comptez une heure et demie ; les photos sont interdites dans le palais.
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Le quartier de Pontochō et la rivière Kamo
Cette ruelle étroite, parallèle à la rivière Kamo, aligne restaurants, bars et maisons de thé éclairés par des lanternes. Du 1er mai au 30 septembre, beaucoup d’établissements installent des terrasses sur pilotis au-dessus de l’eau, les kawayuka, pour souper au frais. Les berges de la Kamo, où les habitants se retrouvent le soir, sont l’endroit idéal pour une promenade après le repas. Réservez les terrasses les plus prisées.
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Uji, pays du thé vert
À une vingtaine de minutes de train, Uji produit l’un des thés les plus réputés du Japon. Le Byōdō-in, pavillon du Phénix du XIe siècle reflété dans un étang, est si emblématique qu’il figure sur une pièce de monnaie japonaise. La rue commerçante qui y mène est bordée de maisons de thé, dont Nakamura Tokichi, où l’on déguste un matcha ou une gelée au thé. Une demi-journée suffit.
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Kurama et Kibune, randonnée dans la montagne
Au nord de la ville, le petit train Eizan mène au village de Kurama, point de départ d’un sentier forestier qui franchit la montagne jusqu’à Kibune, en environ deux heures. Le sentier traverse le temple Kurama-dera, parmi les racines de cèdres géants. À Kibune, en été, des restaurants installent leurs tables sur la rivière même, pour des repas au frais. Chaussez-vous bien, car les marches sont nombreuses.
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La descente de la rivière Hozu
Des bateaux à fond plat, menés à la perche par des bateliers, descendent la rivière Hozu à travers des gorges boisées, de Kameoka jusqu’à Arashiyama, en près de deux heures. On s’y rend par le petit train touristique de Sagano, qui longe la même vallée. L’expérience est particulièrement belle en automne. Vérifiez les horaires, qui dépendent du niveau de l’eau.
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Les spectacles de geiko
Chaque quartier de geiko organise ses danses saisonnières : les Miyako Odori de Gion en avril, les Kamogawa Odori de Pontochō en mai, entre autres. Les billets se vendent en ligne quelques semaines avant. Le reste de l’année, des soirées de dégustation avec une maiko sont possibles par l’entremise d’hôtels ou d’agences spécialisées, une façon respectueuse de rencontrer ces artistes.
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Louer un kimono, avec tact
De nombreuses boutiques louent kimonos et yukata pour la journée, coiffure comprise, près du Kiyomizu-dera et de Gion. Choisissez une boutique sérieuse qui vous habille correctement, le pan gauche du kimono sur le droit. Les photos dans les ruelles de Higashiyama sont magnifiques tôt le matin. Restez discret dans les temples, où certains lieux interdisent les séances photo.
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Le Nanzen-ji et l’aqueduc
Au pied des collines de l’Est, ce grand temple zen impressionne par sa porte Sanmon, dont on peut gravir l’escalier jusqu’à une galerie qui domine la ville. Dans l’enceinte, un aqueduc de brique de style romain, construit à la fin du XIXe siècle, forme un décor inattendu. Tout près, la pente de Keage, ancienne voie ferrée pour bateaux, se couvre de cerisiers au printemps. Entrée libre dans l’enceinte, payante pour les jardins et la porte.
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Le soir au Kiyomizu-dera ou au Kōdai-ji
Au printemps, en été et en automne, plusieurs temples de Higashiyama ouvrent en soirée pour des illuminations. Les jardins du Kōdai-ji, avec leur bambouseraie éclairée et des projections sur le jardin sec, sont parmi les plus spectaculaires. Les dates changent d’une année à l’autre : consultez le calendrier des temples avant de partir.
Où manger à Kyoto
Les saveurs à goûter
- Le kaiseki — Longue succession de petits plats de saison, présentés dans une vaisselle choisie pour chaque mets. Kyoto en est la capitale ; les maisons comme Kikunoi en offrent une version plus courte le midi.
- Le yudofu — Tofu mijoté doucement dans un bouillon de varech, à tremper dans une sauce soya parfumée. C’est la spécialité des restaurants voisins des temples zen, autour du Nanzen-ji et d’Arashiyama.
- Le matcha et les wagashi — Le thé vert en poudre d’Uji accompagne de petites pâtisseries de saison, en forme de fleur ou de feuille. On les goûte chez Ippodo, chez Tsujiri ou dans les maisons de thé de Higashiyama.
- Les obanzai — La cuisine familiale de Kyoto : légumes mijotés, tofu frit, poissons marinés, servis en petites assiettes. De nombreux restaurants de Pontochō et du centre en proposent le soir.
- Les tsukemono — Légumes marinés au sel, au son de riz ou au vinaigre, dont le senmaizuke, le navet en fines tranches. Le marché Nishiki en vend des dizaines de variétés à goûter.
- Le saba-zushi — Maquereau mariné pressé sur du riz, spécialité de fête héritée de l’époque où le poisson arrivait de la mer du Japon, salé, par la « route du maquereau ». Izuu, à Gion, en est la référence.
- Les yatsuhashi — Petits triangles de pâte de riz glutineux à la cannelle, fourrés de pâte de haricots, souvenir gourmand typique de Kyoto. On les trouve partout, jusque dans la gare.
Nos tables
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Kikunoi Honten
Higashiyama, près du sanctuaire Yasaka · Table gastronomique (kaiseki)
L’une des grandes maisons de kaiseki de Kyoto, dirigée par le chef Yoshihiro Murata, qui a beaucoup fait pour faire connaître cette cuisine à l’étranger. Chaque plat, servi en salon privé sur tatamis, suit la saison au plus près. Réservation longtemps d’avance.
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Hyōtei
Près du Nanzen-ji · Table gastronomique (kaiseki)
Née il y a plusieurs siècles comme maison de thé pour les pèlerins du Nanzen-ji, cette table est célèbre pour son œuf mollet et son petit-déjeuner au riz, servis dans un jardin de mousse. Une expérience rare, à réserver bien avant votre séjour.
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Honke Owariya
Centre, Kurumayachō · Soba
Fondée au XVe siècle comme confiserie, cette maison sert des soba depuis l’époque d’Edo dans une vieille maison de bois. Commandez les hōrai soba, cinq petits paniers de nouilles froides à garnir soi-même. Il y a souvent une file à midi.
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Omen Ginkaku-ji
Près du Ginkaku-ji · Udon
Des udon épais servis avec un bouillon à part, qu’on enrichit de légumes de saison et de graines de sésame grillé. L’adresse parfaite avant ou après le chemin de la Philosophie, dans une salle de bois chaleureuse.
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Shoraian
Arashiyama · Tofu
Dans une ancienne villa isolée sur la colline, au-dessus de la rivière Hozu, on sert des menus de tofu et de yuba, la peau de lait de soya, avec vue sur les montagnes. On y accède par un sentier forestier depuis le parc d’Arashiyama. Réservez.
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Ippodo, salon de thé Kaboku
Teramachi-dōri · Salon de thé
Maison de thé fondée en 1717, Ippodo a ouvert à côté de sa boutique un salon où l’on apprend à préparer soi-même un sencha ou un gyokuro, accompagné d’un wagashi. Une pause paisible au cœur de la ville.
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Izuu
Gion · Sushi de maquereau
Depuis la fin du XVIIIe siècle, cette maison prépare le saba-zushi, un sushi de maquereau mariné pressé sur du riz et enveloppé dans une feuille de varech, spécialité des fêtes de Kyoto. Petite salle de bois, service à l’ancienne.
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Kagizen Yoshifusa
Gion, Shijō-dōri · Confiserie traditionnelle
Ce confiseur de Gion est réputé pour son kuzukiri, de fines nouilles translucides de kuzu servies dans l’eau glacée, à tremper dans un sirop de sucre noir. Un dessert rafraîchissant après une promenade dans le quartier.
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Saryo Tsujiri
Gion, Shijō-dōri · Salon de thé
Le salon de la maison de thé Gion Tsujiri, fondée en 1860, est connu pour ses parfaits au matcha, empilement de crème glacée, de gelée de thé et de pâte de haricots. Attendez-vous à une file le week-end.
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Nakamura Tokichi Honten
Uji · Salon de thé
Installé dans une maison de marchand de thé fondée en 1859, face à la gare d’Uji, on déguste le matcha, des desserts au thé et une gelée de thé servie dans un bambou. Une halte naturelle en visitant le Byōdō-in.
Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.
Notre sélection d’hôtels
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Hotel The Mitsui Kyoto
Nijō, face au château · Palace
Construit sur l’ancienne résidence de la famille Mitsui, dont il conserve la porte du XVIIIe siècle, ce palace possède un jardin traversé d’un ruisseau et un spa alimenté par une source thermale.
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Aman Kyoto
Au pied du mont Hidari-Daimonji, près du Kinkaku-ji · Luxe
Des pavillons épurés dispersés dans un jardin de mousse et de forêt longtemps oublié, avec des bains d’eau thermale. Une retraite silencieuse, à l’écart du centre.
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Hoshinoya Kyoto
Arashiyama · Ryokan de luxe
On y arrive en bateau, en remontant la rivière Hozu, jusqu’à ces pavillons de bois accrochés à la rive. Les chambres regardent l’eau et la forêt, et la cuisine kaiseki suit les saisons.
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Park Hyatt Kyoto
Higashiyama, Ninenzaka · Luxe
Sur la colline, au-dessus des ruelles de Ninenzaka, cet hôtel offre une vue sur la pagode Yasaka depuis son bar et plusieurs chambres. Les visites matinales du Kiyomizu-dera se font à pied.
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SOWAKA
Gion, Yasaka · Boutique-hôtel
Une maison de style sukiya centenaire, restaurée en petit hôtel de luxe, avec des chambres sur tatamis ou de style contemporain, à quelques minutes à pied du sanctuaire Yasaka.
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Hotel Kanra Kyoto
Centre, près de la gare · Boutique-hôtel
Un hôtel inspiré des maisons de ville de Kyoto, avec des chambres en bois clair et, pour certaines, une baignoire de cyprès. Un bon compromis entre le style et le prix.
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Hotel Granvia Kyoto
Dans la gare de Kyoto · Adresse abordable et bien située
Intégré à la gare, cet hôtel permet de descendre du Shinkansen et de monter directement à sa chambre. Idéal pour enchaîner les excursions vers Nara, Uji ou Osaka.
Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.
Où aller, où loger
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Higashiyama et Gion
Le Kyoto des cartes postales, entre les ruelles pavées du Kiyomizu-dera, le sanctuaire Yasaka et les maisons de thé de Gion. Idéal pour les couples et les amateurs de patrimoine, qui peuvent visiter à pied tôt le matin et le soir. Les ryokans et petits hôtels de luxe y sont nombreux, mais les rues sont très fréquentées en journée.
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Le centre, entre Kawaramachi et Karasuma
Le quartier commerçant et pratique, autour de Shijō-dōri, du marché Nishiki et de Pontochō. Métro, autobus et grands magasins sont à deux pas, et les hôtels y sont variés. C’est le meilleur compromis pour un premier séjour, avec Gion à dix minutes de marche.
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Les abords de la gare de Kyoto
La gare accueille le Shinkansen, le train pour l’aéroport du Kansai et les trains vers Nara et Fushimi Inari. Les hôtels y sont nombreux et fonctionnels, idéaux pour un court séjour ou des excursions. Le quartier manque de charme, mais tout le reste de la ville est accessible rapidement.
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Arashiyama
À l’ouest, entre montagnes et rivière, un quartier où l’on dort au calme dans des ryokans et des hôtels de charme. Parfait pour voir la bambouseraie et les temples avant les foules. Le centre est à une vingtaine de minutes de train, ce qui éloigne un peu de la vie nocturne.
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Okazaki et le Nanzen-ji
Un secteur résidentiel et paisible, entre musées, sanctuaire Heian et grands temples zen, au départ du chemin de la Philosophie. Il convient aux voyageurs qui préfèrent la tranquillité et les promenades. Quelques hôtels haut de gamme s’y sont installés au bord des canaux.
Les pièges à éviter
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Les autobus bondés
Les lignes d’autobus qui desservent le Kiyomizu-dera, le Kinkaku-ji ou Arashiyama sont souvent pleines. Combinez métro et trains privés (Keihan, Hankyū, Randen) et marchez, ou prenez un taxi à plusieurs pour les trajets transversaux.
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Les règles de Gion
Plusieurs ruelles privées de Gion sont interdites aux touristes, et il est défendu de photographier les geiko et les maiko sans permission. Des panneaux l’indiquent : respectez-les, sous peine d’amende.
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La taxe de séjour
Kyoto perçoit une taxe d’hébergement par personne et par nuit, dont le montant, relevé en 2026, dépend du prix de la chambre. Elle se paie généralement à l’hôtel : vérifiez-en le montant au moment de réserver.
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Les grands sites en pleine journée
Entre 10 h et 16 h, Fushimi Inari, Arashiyama et le Kiyomizu-dera saturent. Visitez-les à l’aube ou en fin de journée, et gardez le milieu de journée pour les temples moins connus ou les musées.
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Les temples ferment tôt
La plupart des temples ferment entre 16 h 30 et 17 h, et certains changent d’horaires selon la saison. Planifiez vos visites le matin et vérifiez les horaires de chaque site.
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Les usages dans les temples
On se déchausse dans les pavillons, on ne photographie pas les statues à l’intérieur, et l’on s’incline légèrement en passant sous les torii. Au bassin de purification, versez l’eau sur les mains sans toucher la louche avec la bouche.
Sources
- Kinkaku-ji — Shōkoku-ji
- Fushimi Inari Taisha — Fushimi Inari-taisha
- KIYOMIZU-DERA TEMPLE — Kiyomizu-dera
- Ryoanji — Ryōan-ji
- Tofukuji — Tōfuku-ji
- Todaiji Temple — Tōdai-ji
- Kyoto Nishiki Market — Association du marché Nishiki
- Gion, Kyoto Travel — japan-guide.com
- Overtourism (section Japan, Kyoto) — Wikipedia
- How summer overtourism affected Barcelona, Mount Fuji and Airbnbs — AP News
- Kyoto City Official Travel Guide — Ville de Kyoto
- Kikunoi — Kikunoi
- Hyotei — Hyōtei
- Owariya — Wikipedia
- Omen — Omen
- Shoraian — Shoraian
- Ippodo Tea — Ippodo
- Izuu — Izuu
- Kagizen Yoshifusa — Kagizen
- Gion Tsujiri — Gion Tsujiri
- Nakamura Tokichi Honten — Nakamura Tokichi
- HOTEL THE MITSUI KYOTO — Mitsui Fudosan Hotel Management
- Aman Kyoto — Aman
- HOSHINOYA Kyoto — Hoshino Resorts
- SOWAKA — Sowaka
- Hotel Kanra Kyoto — UDS Hotels
- Hotel Granvia Kyoto — Hotel Granvia Kyoto
Repères pratiques
- Capitale
- Tokyo
- Langues
- Japonais
- Monnaie
- Yen (JPY)
- Décalage avec Montréal
- 14 heures de plus qu’à Montréal, en ce moment.
- Visa pour un passeport canadien
- Aucun visa pour un séjour touristique court. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
- Aéroport d’arrivée
- Tokyo (NRT, HND), Osaka (KIX) — vols directs depuis Montréal selon la saison
- Meilleure période
- Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
- Formalités
- Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.
Avis officiel — Japon
Prendre des mesures de sécurité normales
Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 26 octobre 2026 10:39 HAE.
Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.
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