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Banquise arctique

Arctique

Ours blancs, morses et banquise, de mai à septembre, quand la glace se retire assez pour laisser passer les navires. Les départs se font du Spitzberg, du Groenland ou du Nunavut — le Canada a sa part d’Arctique, souvent oubliée depuis le sud. Rien n’y est garanti : la faune et la glace commandent l’itinéraire, jamais la brochure.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

Les incontournables dans l’Arctique

  • Un ours polaire bondit d’un bloc de glace à l’autre sur la banquise de l’océan Arctique, Arctique

    L’ours polaire, roi de la banquise

    Le plus grand carnivore terrestre vit sur la glace de mer, où il chasse le phoque, du Svalbard à la baie d’Hudson en passant par le Groenland et l’archipel arctique canadien. Trois grandes façons de l’observer s’offrent aux voyageurs : la croisière d’expédition le long de la banquise, au nord du Svalbard ou dans le détroit de Lancaster ; les véhicules de toundra de Churchill, en octobre et en novembre ; et les lodges isolés du Nunavut, au printemps. Les règles de distance sont strictes et les guides, souvent armés, veillent à la sécurité de tous. Aucune rencontre n’est garantie, mais les chances sont fortes en juillet et en août au Svalbard. Un téléobjectif d’au moins 400 mm fait toute la différence.

  • La banquise morcelée en larges plaques qui flottent sur l’eau sombre, Arctique

    La banquise

    Chaque hiver, l’océan Arctique se couvre d’une croûte de glace de mer qui fond en partie l’été, laissant des champs de plaques morcelées entre lesquelles se faufilent les navires. Naviguer à sa lisière, au nord du Svalbard ou dans les détroits du Nunavut, c’est entendre la glace craquer contre la coque et voir les phoques annelés se chauffer au soleil. Les mouettes ivoire, d’un blanc pur, suivent souvent les navires. La banquise recule d’année en année, un sujet que les naturalistes abordent à bord. Juillet et août sont les mois où les navires d’expédition y accèdent le mieux.

  • Un navire se fraie un passage dans la banquise fragmentée de l’océan Arctique, vu du ciel, Arctique

    Le pôle Nord géographique

    Atteindre le 90e degré de latitude nord reste l’aventure ultime pour un voyageur. Quelques départs par été, à bord d’un brise-glace de croisière comme Le Commandant Charcot de Ponant, fendent la banquise pendant plusieurs jours depuis le Svalbard jusqu’au point exact du pôle. Une fois sur place, on descend parfois sur la glace pour un pique-nique, une photo autour du panneau ou une baignade dans l’eau glacée. Ces voyages se réservent très longtemps d’avance et sont soumis à l’état des glaces. La traversée elle-même, entre ours et plaques de glace à perte de vue, vaut autant que l’arrivée.

  • Un iceberg dont la partie immergée transparaît sous l’eau calme, Arctique

    Les icebergs du Groenland

    La calotte glaciaire du Groenland alimente des milliers d’icebergs, dont les plus imposants naissent dans le fjord glacé d’Ilulissat, classé à l’UNESCO. Sculptés par le vent et les vagues, ils prennent des formes de cathédrales, d’arches ou de tours, et laissent deviner sous l’eau leur masse bleutée. Une croisière de minuit parmi eux, en été, baigne la glace d’une lumière dorée. Les bateaux gardent une distance prudente, car un iceberg peut basculer sans prévenir. On les observe aussi depuis les sentiers qui longent le fjord.

  • Des dryades à huit pétales fleurissent entre les mousses de la toundra pendant le bref été arctique

    La toundra en fleurs

    Pendant le bref été arctique, de la fin juin à la mi-août, la toundra se couvre de fleurs minuscules : pavots arctiques, saxifrages, linaigrettes et dryades. Autour de Pangnirtung, sur l’île de Baffin, comme au Groenland ou au Svalbard, les randonnées guidées révèlent aussi les lichens colorés, les baies et les traces de caribous ou de bœufs musqués. Les journées sans nuit permettent de marcher tard, dans une lumière douce. En août, les feuilles rougissent déjà et annoncent l’automne. Emportez un chasse-moustiques : les insectes profitent eux aussi de l’été.

  • Les maisons colorées et les bateaux au bord de la baie de Frobisher, à Iqaluit, Arctique

    Iqaluit et la culture inuite

    Capitale du Nunavut, au fond de la baie de Frobisher, Iqaluit est la porte d’entrée de l’Arctique canadien, à quelques heures de vol d’Ottawa. On y visite le musée Nunatta Sunakkutaangit, installé dans un ancien entrepôt de la Compagnie de la Baie d’Hudson, l’assemblée législative et sa collection d’art inuit, ainsi que le parc territorial Sylvia Grinnell et sa rivière. Les ateliers d’artistes et les coopératives vendent sculptures, estampes et vêtements de peau. Les croisières dans l’Arctique canadien y commencent ou s’y terminent souvent. En avril, le festival Toonik Tyme célèbre le retour du printemps.

  • Les aurores boréales

    L’Arctique se trouve sous l’ovale auroral, cette couronne où les aurores sont les plus fréquentes. De septembre à mars, les nuits longues et claires du Nunavut, du Groenland, du Svalbard, de la Laponie ou de Churchill offrent les meilleures chances de voir le ciel s’embraser de vert et de violet. Les meilleures nuits sont froides, sans nuages et sans lune. Des lodges proposent des dômes chauffés ou des cabanes vitrées pour les observer au chaud. Prévoyez plusieurs nuits : le spectacle n’est jamais garanti un soir donné.

Notre itinéraire dans l’Arctique

  1. Jour 1 — L’arrivée au Grand Nord

    Arrivé la veille dans la ville d’embarquement, à Longyearbyen, à Kangerlussuaq ou à Iqaluit selon la croisière, profitez de la matinée pour visiter le musée local et prendre la mesure du paysage. Au dîner, goûtez l’omble chevalier ou le caribou dans un restaurant du centre. L’après-midi, un transfert mène au navire d’expédition, où l’équipe accueille les passagers et distribue les parkas et les bottes. Après l’exercice de sécurité, le navire largue les amarres et remonte le fjord. Au souper, le chef d’expédition présente les naturalistes et les règles de conduite face à la faune.

  2. Jour 2 — Premier débarquement et première glace

    Le premier débarquement en zodiac mène souvent à un ancien site de la culture de Thulé, avec ses cercles de pierres et ses caches, ou à une falaise à oiseaux. Au retour, le dîner est servi pendant que le navire se repositionne vers une zone de glace. L’après-midi se passe sur le pont, à guetter phoques, morses et ours sur les plaques de glace, pendant que les naturalistes commentent au micro. En soirée, une croisière en zodiac parmi les icebergs ou devant un front glaciaire. Le soleil ne se couche pas : beaucoup restent sur le pont bien après minuit.

Activités et loisirs

  • Croisière d’expédition

    Les navires d’expédition de moins de deux cents passagers sillonnent l’Arctique de juin à septembre, du Svalbard au Groenland et à l’archipel canadien. Ponant, HX, Quark Expeditions, Lindblad Expeditions, Oceanwide Expeditions et Adventure Canada, parmi d’autres, y proposent des itinéraires d’une à trois semaines. Débarquements en zodiac, conférences et observation de la faune rythment les journées.

  • Observation des ours polaires

    En bateau le long de la banquise, en véhicule de toundra à Churchill ou depuis un lodge isolé, les façons de voir l’ours sont multiples. Chaque formule a sa saison : l’été pour les croisières, l’automne à Churchill, le printemps pour les mères et leurs oursons.

  • Kayak parmi les glaces

    Plusieurs navires emportent des kayaks pour des sorties encadrées dans les fjords abrités, entre glaçons et fronts glaciaires. On y approche en silence les phoques et les oiseaux marins. Réservez l’option à l’avance, les places étant limitées.

  • Traîneau à chiens

    Au Groenland, au Svalbard, au Nunavut ou en Laponie, le traîneau à chiens se pratique de la fin de l’hiver au printemps, quand la lumière revient. Dans le Groenland du Nord, c’est encore un mode de transport pour les chasseurs.

  • Rencontres culturelles inuites

    Dans les communautés du Nunavut et du Groenland, les escales comprennent souvent des démonstrations de chants de gorge, de jeux traditionnels ou de construction d’iglou. Les coopératives d’artistes vendent sculptures et estampes.

  • Randonnée sur la toundra

    Les débarquements permettent de marcher sur la toundra, entre fleurs, lichens et vestiges de campements anciens, toujours avec des guides armés. Le terrain est souvent mou et spongieux : des bottes hautes sont indispensables.

  • Observation des baleines

    Baleines à bosse, rorquals communs, bélugas et narvals fréquentent les eaux arctiques en été. Les narvals, discrets, se voient surtout dans l’Arctique canadien et le nord-ouest du Groenland.

  • Chasse aux aurores

    De septembre à mars, des lodges et des agences organisent des sorties nocturnes loin des lumières, avec photographes et boissons chaudes. L’automne combine souvent aurores et températures encore clémentes.

Où manger dans l’Arctique

Les saveurs à goûter

  • L’omble chevalier — Poisson emblématique des eaux arctiques, il se mange cru, séché, fumé ou grillé, du Nunavut au Groenland.
  • Le muktuk — La peau et la couche de gras de la baleine, consommées crues par les Inuits, sont une source précieuse de vitamines ; on y goûte parfois lors d’une rencontre dans une communauté.
  • Le caribou et le bœuf musqué — Ces gibiers de la toundra se servent en steak, en ragoût ou séchés dans les restaurants d’Iqaluit, de Kangerlussuaq et de Nuuk.
  • La bannique — Ce pain plat, frit ou cuit à la poêle, accompagne souvent les repas dans les communautés du Nunavut.
  • Les baies de la toundra — Airelles, camarines et chicoutés se cueillent en fin d’été et parfument confitures et desserts.

Notre sélection d’hôtels

  • Le Commandant Charcot

    Ponant · Brise-glace d’expédition de luxe

    Un brise-glace de croisière capable de rejoindre le pôle Nord géographique, dans un confort de grand hôtel à la française.

    Site officiel

  • Ultramarine

    Quark Expeditions · Navire d’expédition avec hélicoptères

    Au Svalbard et au Groenland, ses deux hélicoptères permettent des survols et des débarquements hors de portée des zodiacs.

    Site officiel

  • MS Fridtjof Nansen

    HX (Hurtigruten Expeditions) · Navire d’expédition hybride

    HX programme sur ce navire des croisières au Svalbard, au Groenland et dans le passage du Nord-Ouest, avec un centre scientifique à bord.

    Site officiel

  • National Geographic Endurance

    Lindblad Expeditions · Navire d’expédition à coque renforcée

    Un navire de classe polaire d’une centaine de passagers, avec naturalistes et photographes National Geographic, au Svalbard et au Groenland.

    Site officiel

  • Hondius

    Oceanwide Expeditions · Navire d’expédition polaire

    Un navire de classe polaire centré sur l’activité, qui navigue au Svalbard, au Groenland et dans l’Arctique canadien.

    Site officiel

  • Navires d’Adventure Canada

    Adventure Canada · Petit navire d’expédition

    Cette compagnie canadienne navigue avec moins de deux cents passagers dans l’Arctique canadien, au Groenland et dans le passage du Nord-Ouest, avec des animateurs inuits à bord.

    Site officiel

Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.

Où aller, où loger

  1. Le Svalbard

    L’archipel norvégien est la porte la plus accessible de la haute Arctique, avec des vols réguliers depuis Oslo et Tromsø. Croisières d’une semaine, ours polaires et fjords glaciaires en font la destination d’expédition la plus demandée.

  2. Le Groenland

    Le fjord glacé d’Ilulissat, la côte est sauvage du Scoresby Sund et le sud aux vestiges vikings offrent trois visages très différents. Les croisières partent souvent de Kangerlussuaq ou de Reykjavik.

  3. L’Arctique canadien

    L’île de Baffin, le détroit de Lancaster et le passage du Nord-Ouest réunissent culture inuite, narvals et paysages de fjords. Les voyages partent d’Iqaluit, de Kangerlussuaq ou de Resolute, souvent en fin d’été.

  4. Churchill et la baie d’Hudson

    Au Manitoba, Churchill offre l’observation des ours polaires la plus accessible depuis le Québec, en octobre et en novembre, ainsi que celle des bélugas en été.

  5. La Laponie

    Au nord de la Scandinavie et de la Finlande, la Laponie propose un Arctique plus doux et plus accessible, entre aurores, traîneaux et culture samie.

Les pièges à éviter

  1. Choisir la mauvaise saison

    Les croisières arctiques ne naviguent que de juin à septembre, et chaque région a son calendrier : le Svalbard dès juin, le passage du Nord-Ouest seulement à la fin d’août. Pour les aurores, il faut au contraire viser l’automne ou l’hiver.

  2. Sous-estimer les délais de réservation

    Les petits navires se remplissent souvent un an ou plus d’avance, surtout pour le pôle Nord et le passage du Nord-Ouest. Réservez tôt, en même temps que les vols vers le port d’embarquement.

  3. Négliger l’assurance évacuation

    Dans l’Arctique, l’hôpital le plus proche peut se trouver à des jours de mer. Vérifiez que votre assurance couvre l’évacuation médicale depuis un navire, avec des plafonds suffisants.

  4. Promettre un ours polaire

    Les observations dépendent de la glace et de la chance. Un itinéraire qui longe la banquise ou traverse le détroit de Lancaster augmente les probabilités, mais rien n’est garanti.

  5. Oublier les couches

    L’été arctique varie de 0 à 15 °C, avec du vent et de la pluie. Emportez des sous-vêtements techniques, une couche isolante et une coque imperméable ; les parkas sont souvent fournies par la compagnie.

Sources

Repères pratiques

Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

En images — Arctique

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