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Comment ça marche · Pour les conseillers

Glacier du Spitzberg

Svalbard

À mille kilomètres du pôle Nord, avec plus d’ours blancs que d’habitants : hors de Longyearbyen, l’escorte armée est obligatoire, ce n’est pas une formalité touristique. Soleil de minuit d’avril à août, nuit polaire de novembre à février. Le territoire est norvégien mais hors Schengen, avec son propre régime d’entrée.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

Les incontournables au Svalbard

  • Une ourse blanche et son ourson sur la banquise, au bord des eaux calmes du Svalbard

    L’ours polaire sur la banquise

    L’archipel et la mer de Barents abritent environ trois mille ours polaires, plus que d’habitants humains. Les croisières d’expédition les cherchent surtout au nord et à l’est, le long de la lisière de la banquise, souvent au-delà du 80e parallèle, où ils chassent le phoque sur la glace. Quand un ours est repéré depuis la passerelle, le navire s’arrête et l’on observe l’animal pendant des heures, parfois une mère et ses oursons. Depuis 2025, la réglementation impose de rester à au moins cinq cents mètres des ours ; un bon téléobjectif et des jumelles sont donc indispensables. Juillet et août offrent les meilleures chances, avec la glace à portée des navires.

  • Longyearbyen et ses maisons colorées au bord de l’Adventfjorden, sous un ciel d’été, Svalbard

    Longyearbyen, capitale du bout du monde

    Avec ses maisons de bois colorées posées sur pilotis dans le permafrost, Longyearbyen est la ville la plus septentrionale du monde qui compte plus de mille habitants. Presque toutes les croisières y commencent ou s’y terminent, avec un vol depuis Oslo ou Tromsø. Prenez une journée pour visiter le musée du Svalbard, qui raconte les baleiniers, les trappeurs et les mineurs, et pour longer l’Adventfjorden jusqu’aux anciens pylônes du téléphérique à charbon. La réserve mondiale de semences, creusée dans la montagne, ne se visite pas, mais on photographie son entrée depuis la route. Hors de la ville, la présence d’ours impose un guide armé.

  • Ny-Ã lesund, le village de recherche le plus septentrional du monde, au bord du Kongsfjorden, Svalbard

    Ny-Ã lesund et le Kongsfjorden

    Au bord du Kongsfjorden, cet ancien village minier est devenu une base de recherche internationale où travaillent des scientifiques de nombreux pays. On y voit le mât d’amarrage d’où le dirigeable Norge d’Amundsen et Nobile s’envola en 1926 vers le pôle Nord, et un bureau de poste qui se présente comme le plus septentrional du monde. Pour protéger les instruments de mesure, les téléphones doivent y être mis en mode avion. Au fond du fjord, les glaciers Kongsvegen et Kronebreen vêlent dans une eau semée de glaçons, où l’on navigue en zodiac. Comptez une demi-journée pour le village et le front glaciaire.

  • Le front bleuté d’un glacier du Svalbard, strié de crevasses, plongeant dans une mer parsemée de glaçons

    Les fronts glaciaires

    Plus de la moitié de l’archipel est couverte de glace, et des dizaines de glaciers se jettent dans la mer en falaises bleues de plusieurs dizaines de mètres. En zodiac, on longe ces fronts à distance prudente, pour guetter le vêlage d’un bloc qui s’effondre dans un grondement de tonnerre. Les mouettes tridactyles et les phoques profitent des remous pour se nourrir. Le glacier Kongsvegen, dans le Kongsfjorden, et ceux du Hornsund comptent parmi les plus spectaculaires. Prévoyez des vêtements chauds et imperméables : le vent glacial qui descend du glacier surprend.

  • Les pics acérés et le glacier du Magdalenefjorden, sur la côte nord-ouest du Spitzberg, Svalbard

    Le Magdalenefjorden

    Sur la côte nord-ouest du Spitzberg, ce fjord bordé de sommets acérés et de glaciers est l’un des plus photographiés de l’archipel. Les baleiniers anglais et hollandais y faisaient escale dès le XVIIe siècle, et l’on trouve encore les traces de leurs fours à graisse sur une pointe au sud du fjord. Les navires y pénètrent lentement jusqu’au front du Waggonwaybreen. En été, les mergules nains nichent par milliers dans les éboulis. Le site est protégé : les débarquements y sont strictement encadrés.

  • Les falaises en orgues d’Alkefjellet, où nichent des milliers de guillemots de Brünnich, détroit d’Hinlopen, Svalbard

    Les falaises d’Alkefjellet

    Dans le détroit de Hinlopen, entre le Spitzberg et le Nordaustlandet, ces falaises de basalte en colonnes accueillent environ soixante mille couples de guillemots de Brünnich. Le vacarme et le ballet des oiseaux qui plongent sont inoubliables depuis les zodiacs, qui longent la paroi au pied des cascades. Les renards arctiques patrouillent au pied des falaises, à l’affût d’un œuf ou d’un oisillon tombé. Le spectacle bat son plein de juin à août. Gardez le capuchon relevé : les fientes pleuvent.

  • Des morses hissés sur un rocher battu par la mer, près de l’île Phipps, dans l’archipel des Sjuøyane, Svalbard

    Les morses du nord

    Autrefois décimés, les morses sont revenus en nombre au Svalbard depuis leur protection en 1952. On les voit entassés sur les plages de galets, à Poolepynten, sur l’île Moffen ou dans l’archipel des Sjuøyane, les îles les plus septentrionales de la Norvège. Les débarquements s’arrêtent à distance respectable, et l’on s’approche en silence, face au vent, pour ne pas les déranger. Les morses curieux viennent parfois nager autour des zodiacs. L’odeur de la colonie se sent de loin.

  • Un renard arctique au pelage blanc assis sur la toundra, près de la station polaire polonaise de Hornsund, Svalbard

    Le Hornsund et le renard arctique

    À l’extrême sud du Spitzberg, le Hornsund est un fjord sauvage bordé de glaciers et dominé par le pic Hornsundtind. La station polaire polonaise y accueille des chercheurs toute l’année, et les renards arctiques rôdent souvent autour de ses bâtiments. En été, le renard porte un pelage brun gris ; en hiver, il devient blanc immaculé. Le fjord est souvent la première ou la dernière escale d’une croisière de circumnavigation. Les ours polaires y sont fréquents : les débarquements se font toujours sous la garde des guides.

  • Le renne du Svalbard, Svalbard

    Le renne du Svalbard et la toundra

    Petit, trapu et au museau court, le renne du Svalbard est une sous-espèce qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Il broute les mousses et les saxifrages de la toundra, jusque dans les rues de Longyearbyen, et se laisse approcher avec calme. En juillet, la toundra se couvre de fleurs minuscules, pavot du Svalbard et saxifrage à feuilles opposées. Les promenades guidées autour de Longyearbyen ou lors des débarquements permettent de les observer. Restez sur les zones sans végétation fragile.

  • Des tentes rouges plantées au bord de l’Ekmanfjorden sous le ciel orangé du soleil de minuit, Svalbard

    Le soleil de minuit

    À Longyearbyen, le soleil ne se couche pas du 20 avril au 23 août environ. Les nuits de juin et de juillet baignent dans une lumière dorée qui transforme les fjords, idéale pour la photo à toute heure. Certaines agences proposent des nuits en camping ou en tente de trappeur au bord d’un fjord. Apportez un masque pour dormir : les rideaux des cabines ne suffisent pas toujours. À l’inverse, la nuit polaire règne de la fin octobre à la mi-février.

Notre itinéraire au Svalbard

  1. Jour 1 — Longyearbyen et l’Isfjorden

    Arrivé de Tromsø ou d’Oslo, passez la matinée au musée du Svalbard, puis flânez dans la rue principale jusqu’à l’église de Svalbard, qui domine la vallée. Au dîner, goûtez un burger de renne ou un omble chevalier dans l’un des cafés du centre. L’après-midi, embarquez sur le navire d’expédition, amarré au port, pour l’exercice de sécurité et la présentation de l’équipe. Le navire quitte l’Isfjorden en soirée, sous le soleil de minuit, en longeant les falaises à oiseaux de l’Alkhornet. Au souper, le chef d’expédition présente les règles de conduite face aux ours et aux morses.

  2. Jour 2 — Le Kongsfjorden et Ny-Ã lesund

    Le navire se réveille dans le Kongsfjorden, face aux glaciers Kongsvegen et Kronebreen. Matinée en zodiac le long du front glaciaire, à guetter les vêlages et les phoques barbus sur les glaçons. Au dîner, débarquement à Ny-Ã lesund : le mât du dirigeable Norge, le petit musée et le bureau de poste, téléphone en mode avion. L’après-midi, le navire remonte vers le nord-ouest, par le Magdalenefjorden, où l’on navigue jusqu’au glacier Waggonwaybreen. Le soir, les naturalistes racontent l’histoire des baleiniers qui fréquentaient ces côtes.

  3. Jour 3 — Vers la banquise

    Au-delà du 80e parallèle, le navire longe la lisière de la banquise, et tout le monde guette les ours depuis le pont. Les heures passent à scruter la glace, entre les phoques annelés et les mouettes ivoire. Si un ours est repéré, on coupe les moteurs pour l’observer longuement. En fin de journée, cap sur le détroit de Hinlopen et les falaises d’Alkefjellet, que l’on longe en zodiac au milieu des guillemots. Le soir, un récapitulatif photo réunit les passagers au salon, sous une lumière qui ne faiblit jamais.

Activités et loisirs

  • Croisière de circumnavigation

    Les croisières d’une semaine à dix jours au départ de Longyearbyen tentent, selon la glace, de faire le tour du Spitzberg ou de l’archipel entier. Ponant, HX, Quark Expeditions, Lindblad Expeditions, Oceanwide Expeditions et Aurora Expeditions y naviguent de juin à septembre. Les navires de moins de deux cents passagers peuvent seuls débarquer dans les réserves naturelles.

  • Randonnée guidée

    Les débarquements comprennent souvent une marche sur la toundra, vers un point de vue ou un lac, en groupes encadrés par des guides armés. À Longyearbyen, des agences proposent des randonnées vers le glacier Longyearbreen, où l’on cherche des fossiles de feuilles, ou vers le mont Platåberget.

  • Kayak dans les fjords

    Entre glaçons et fronts glaciaires, le kayak offre une approche silencieuse de la faune. Plusieurs navires en proposent, et des agences de Longyearbyen organisent des sorties d’une journée dans l’Isfjorden, avec transport en bateau.

  • Traîneau à chiens

    L’hiver, des chenils des environs de Longyearbyen proposent des balades en traîneau tiré par des huskys, de quelques heures à plusieurs jours. L’été, les chiens tirent des chariots à roues sur les pistes de la vallée.

  • Motoneige vers la côte est

    De mars à mai, lorsque la neige et la lumière reviennent, des excursions guidées en motoneige mènent jusqu’au Tempelfjorden, à Pyramiden ou même à la côte est, où l’on peut croiser des ours. Le permis de conduire est exigé, et l’on roule en file derrière le guide.

  • Observation des oiseaux

    Mergules nains, guillemots, macareux, eiders et mouettes ivoire nichent sur les falaises et les îlots. Les falaises d’Alkefjellet et de l’Alkhornet sont les plus spectaculaires. Juin et juillet sont les meilleurs mois.

  • Pyramiden, la ville fantôme soviétique

    Abandonnée en 1998, cette cité minière soviétique au fond du Billefjorden a gardé son buste de Lénine, sa piscine et son centre culturel. Des bateaux d’excursion y mènent depuis Longyearbyen en été, et l’hôtel a rouvert pour quelques visiteurs.

  • Chasse aux aurores

    D’octobre à février, pendant la nuit polaire, les aurores peuvent danser même à midi. Des agences proposent des sorties hors de la ville, loin des lumières, avec guides armés et boissons chaudes.

  • Excursion en bateau vers les glaciers

    En été, des bateaux d’excursion d’une journée partent de Longyearbyen vers le glacier Nordenskiöldbreen et Pyramiden, ou vers Barentsburg. C’est une bonne option pour qui ne fait pas de croisière complète.

Où manger au Svalbard

Les saveurs à goûter

  • Le renne du Svalbard — Chassé sous quotas stricts, il se sert en filet, en burger ou en carpaccio dans les restaurants de Longyearbyen.
  • L’omble chevalier — Pêché dans les lacs et les rivières de l’archipel, ce poisson à chair rosée se sert grillé ou fumé.
  • Le phoque — Viande sombre au goût puissant, il apparaît parfois en petites portions sur les menus de dégustation, fidèle à la tradition des trappeurs.
  • La bière de Svalbard Bryggeri — La brasserie de Longyearbyen, la plus septentrionale du monde, brasse avec l’eau d’un glacier vieux de milliers d’années ; ses bières se goûtent dans les bars de la ville.
  • Le brunost — Ce fromage brun caramélisé, typiquement norvégien, se déguste en fines lamelles au petit-déjeuner, sur une tranche de pain ou une gaufre.
  • Les gaufres norvégiennes — En forme de cœur, servies avec de la confiture et de la crème sure, elles accompagnent le café dans les cafés de Longyearbyen et sur les navires.

Notre sélection d’hôtels

  • Le Commandant Charcot

    Ponant · Brise-glace d’expédition de luxe

    Le brise-glace de Ponant part parfois de Longyearbyen pour des expéditions vers la banquise et le pôle Nord géographique, dans un confort de grand hôtel.

    Site officiel

  • Ultramarine

    Quark Expeditions · Navire d’expédition avec hélicoptères

    Quark Expeditions y propose des circumnavigations du Svalbard, avec survols en hélicoptère selon la météo.

    Site officiel

  • MS Fridtjof Nansen

    HX (Hurtigruten Expeditions) · Navire d’expédition hybride

    HX programme des croisières au Svalbard, souvent combinées avec la côte norvégienne ou le Groenland, avec un centre scientifique à bord.

    Site officiel

  • Hondius

    Oceanwide Expeditions · Navire d’expédition polaire

    Oceanwide Expeditions navigue autour du Svalbard avec plusieurs navires de taille modeste, dans une ambiance tournée vers la faune et les activités à terre.

    Site officiel

  • National Geographic Endurance

    Lindblad Expeditions · Navire d’expédition à coque renforcée

    Lindblad Expeditions propose des croisières vers la banquise du Svalbard, avec des naturalistes et des photographes National Geographic à bord.

    Site officiel

  • Isfjord Radio

    Pointe de Kapp Linné · Lodge isolé

    Une ancienne station radio transformée en hôtel de charme, au bord de l’océan, accessible en bateau l’été ou en motoneige l’hiver.

    Site officiel

  • Funken Lodge

    Longyearbyen · Hôtel historique

    L’ancienne résidence des cadres de la compagnie minière, restaurée avec soin, est une adresse élégante pour les nuits d’avant ou d’après croisière.

    Site officiel

Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.

Où aller, où loger

  1. Longyearbyen

    La seule vraie ville, avec ses hôtels, restaurants, musées et boutiques, et le point de départ de presque toutes les croisières et excursions. On y dort une ou deux nuits avant ou après la croisière. Tout se fait à pied au centre, mais jamais au-delà des panneaux d’avertissement sans guide armé.

  2. L’Isfjorden et ses branches

    Le grand fjord central relie Longyearbyen, Barentsburg, Pyramiden et plusieurs lodges isolés, comme la station d’Isfjord Radio, sur la pointe ouest. C’est le territoire des excursions à la journée en bateau ou en motoneige.

  3. La côte nord-ouest

    Kongsfjorden, Magdalenefjorden, Raudfjorden et la presqu’île de Reinsdyrflya : fjords, glaciers et faune variée. C’est le cœur des croisières d’une semaine.

  4. Le Nordaustlandet et le nord-est

    Au-delà du détroit de Hinlopen, la calotte d’Austfonna, la plus vaste de l’archipel, se termine en falaise de glace. Les ours et les morses y sont plus nombreux, mais la glace bloque souvent l’accès jusqu’en juillet.

  5. La lisière de la banquise

    Au nord du 80e parallèle, la banquise flottante est le domaine des ours polaires. Les navires s’y attardent quand la glace est accessible, en juillet et en août.

Les pièges à éviter

  1. Sortir de la ville sans guide

    Les ours polaires peuvent apparaître partout, en toute saison, jusqu’aux abords de Longyearbyen. La loi impose de disposer de moyens d’effarouchement, et en pratique d’une arme, dès qu’on quitte les zones habitées : ne sortez qu’avec un guide agréé.

  2. Ignorer la nouvelle réglementation

    Depuis 2025, les règles environnementales imposent une distance de cinq cents mètres avec les ours et limitent à deux cents le nombre de personnes à bord des navires qui débarquent dans la plupart des aires protégées. Vérifiez que votre croisière respecte ces règles : un grand navire ne verra l’archipel que de loin.

  3. Réserver sa croisière trop tard

    La saison est courte, de juin à septembre, et les petits navires se remplissent souvent un an ou plus d’avance. Les vols vers Longyearbyen et les hôtels de la ville suivent la même tendance.

  4. Oublier le passage des frontières

    Le Svalbard est hors de l’espace Schengen : un contrôle de passeport a lieu à Oslo ou à Tromsø, à l’aller comme au retour. Prévoyez le temps nécessaire lors de la correspondance.

  5. Promettre un ours à ses proches

    Les observations sont fréquentes au nord de l’archipel, mais jamais garanties : tout dépend de la glace et de la chance. Un itinéraire plus long, qui monte vers la banquise, augmente nettement les probabilités.

Sources

Repères pratiques

Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

En images — Svalbard

Cliquez ou touchez une photo pour l’agrandir ; son crédit s’affiche avec elle.

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