La Havane
Une capitale figée depuis 1959, et c’est précisément ce qu’on vient y voir : la Vieille Havane classée, le Malecón, et des voitures américaines qui roulent encore. Les casas particulares y offrent le meilleur rapport qualité-prix. Prévoyez des espèces : les cartes canadiennes y fonctionnent de façon très inégale.
Comment y aller
Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.
Les incontournables à La Havane
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La Plaza Vieja
Tracée au XVIe siècle pour servir de marché, la plus vaste place de la vieille ville a retrouvé ses façades pastel, ses arcades et ses balcons de fer forgé après une longue restauration menée par le bureau de l’Historien de la ville. Levez les yeux vers les vitraux en demi-lune, les mediopuntos, qui colorent la lumière des maisons coloniales, puis cherchez la chambre obscure installée au sommet d’un immeuble d’angle, qui projette la ville en direct sur un écran concave. Le matin, la place appartient aux écoliers et aux photographes ; en fin d’après-midi, les terrasses se remplissent autour de la brasserie artisanale qui brasse sa bière sur place. Comptez une heure pour en faire le tour sans vous presser. La rue Mercaderes, au nord, mène en quelques minutes à la Plaza de Armas.
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La Plaza de la Catedral
Sa façade de pierre corallienne, ondulée comme un décor de théâtre et encadrée de deux clochers inégaux, a fait dire à l’écrivain Alejo Carpentier qu’elle était de la musique figée dans la pierre. La cathédrale San Cristóbal, achevée à la fin du XVIIIe siècle, occupe tout un côté de la place, bordée par les palais des grandes familles créoles, dont celui du marquis d’Aguas Claras, aujourd’hui restaurant. Venez tôt, vers 8 h, quand la lumière rasante frappe la façade et que les vendeurs ne sont pas encore installés. Vérifiez sur place les heures d’ouverture de l’intérieur, souvent limitées aux offices. Le Callejón del Chorro, petite impasse voisine, abrite l’atelier de gravure où travaillent des artistes de la ville.
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La Plaza de Armas et ses bouquinistes
Première place de la ville, elle réunit sous ses palmiers royaux le palais des Capitaines généraux, siège du Musée de la ville, et le petit temple néoclassique d’El Templete, élevé à l’endroit où la tradition situe la première messe de 1519. Tout autour, les bouquinistes étalent de vieux livres, des affiches de films des années 1960 et des revues d’époque, sous l’ombre des arbres. Le pavé de bois devant le palais, posé pour étouffer le bruit des carrosses, surprend toujours. Prévoyez une heure pour le musée, dont les salons à lustres donnent sur un patio planté. Le château de la Real Fuerza, la plus ancienne forteresse de la ville, se trouve de l’autre côté de la rue, face au port.
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Les ruelles d’Obispo et de la Habana Vieja
Au-delà des grandes places, la vieille ville classée par l’UNESCO en 1982 se découvre rue après rue, entre façades turquoise, jaunes ou roses, balcons chargés de linge et portes cochères entrouvertes sur des patios. La rue Obispo, piétonne, file du Parque Central à la Plaza de Armas avec ses librairies, sa vieille pharmacie Taquechel aux bocaux de porcelaine et ses bars à musique. Bifurquez dans les rues parallèles, Obrapía, Lamparilla ou Muralla, pour voir la ville du quotidien, ses petits commerces et ses joueurs de domino. Marchez le matin ou en fin de journée, la chaleur de midi étant écrasante de mai à octobre. Gardez une bouteille d’eau et un peu d’argent comptant pour les cafés en chemin.
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Le Capitole et le Paseo del Prado
Inauguré en 1929, le Capitole domine le centre de sa coupole haute de plus de 90 mètres, et abrite de nouveau l’Assemblée nationale depuis sa restauration. Sous la coupole, un diamant serti dans le sol marque le kilomètre zéro des routes cubaines ; les visites guidées se réservent sur place, selon des horaires à vérifier. Juste à côté commence le Paseo del Prado, promenade ombragée bordée de bancs de marbre et de lions de bronze, qui descend jusqu’au Malecón. Le samedi, des artistes y exposent leurs toiles, et en semaine les enfants y apprennent à patiner. Remontez-le à pied en fin d’après-midi, puis poursuivez vers le Parque Central et ses joueurs de pelota qui refont le monde au coin des bancs.
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Le Grand Théâtre Alicia Alonso
Ce palais néobaroque aux tourelles couronnées d’anges, élevé au début du XXe siècle par le centre culturel des Galiciens, porte le nom de la grande ballerine cubaine et accueille le Ballet national de Cuba. Assister à une représentation dans sa salle García Lorca reste l’une des plus belles soirées de la ville ; les programmes se consultent au guichet, et les billets s’achètent quelques jours à l’avance. En journée, une visite guidée permet de voir le grand escalier de marbre et les salles de répétition. Face au théâtre, le Parque Central et l’Hotel Inglaterra, le plus ancien de la ville, forment un décor très photographié à la tombée du jour. Le musée des Beaux-Arts, consacré à l’art cubain, se trouve à trois rues.
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Le Morro, La Cabaña et le coup de canon
De l’autre côté du chenal, le château des Trois-Rois du Morro et son phare gardent l’entrée de la baie depuis la fin du XVIe siècle. On y monte pour la vue sur toute la façade de la ville, puis on longe les remparts jusqu’à la forteresse de San Carlos de La Cabaña, l’une des plus vastes des Amériques. Chaque soir à 21 h, des soldats en uniforme d’époque y rejouent la cérémonie du cañonazo, qui annonçait jadis la fermeture des portes de la ville. Arrivez vers 20 h pour trouver une place le long du parapet. Un tunnel routier relie les deux rives : un taxi reste le plus simple pour l’aller comme pour le retour.
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Le Vedado, de l’Hotel Nacional à la Plaza de la Revolución
Au-delà du centre, le Vedado déroule ses avenues arborées, ses villas des années 1920 et ses tours modernistes des années 1950. Prenez un verre dans les jardins de l’Hotel Nacional, perchés au-dessus du Malecón, puis remontez la Rampa jusqu’au glacier Coppelia, institution où les Havanais font la queue pour une coupe de crème glacée. Plus loin, l’université et son grand escalier dominent le quartier. La Plaza de la Revolución, immense esplanade dominée par le mémorial José Martí, montre les visages du Che et de Camilo Cienfuegos dessinés en acier sur les façades des ministères. Comptez une demi-journée en combinant marche et taxi.
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Une balade en voiture américaine
Les décapotables des années 1950, repeintes en rose, en turquoise ou en rouge vif, attendent au Parque Central et devant l’Hotel Inglaterra. Une boucle d’une heure mène en général par le Malecón, le Vedado, la Plaza de la Revolución et le bois de La Havane, le long de la rivière Almendares. Mettez-vous d’accord sur l’itinéraire, la durée et le prix avant de monter, et préférez la fin d’après-midi, quand la chaleur tombe. Beaucoup de ces voitures roulent avec des moteurs de remplacement : n’espérez pas la climatisation. Pour une photo souvenir sans balade, les chauffeurs acceptent souvent de poser moyennant un pourboire.
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Le Malecón au coucher du soleil
Sur huit kilomètres, la promenade de bord de mer relie la vieille ville au Vedado, et son parapet sert de salon à toute la ville. Au coucher du soleil, les couples, les musiciens et les pêcheurs à la ligne s’y retrouvent pendant que le ciel s’embrase derrière les immeubles aux façades rongées par le sel. Par temps de nord, en hiver, les vagues passent par-dessus le mur et arrosent la chaussée : gardez vos distances. Partez du Castillo de San Salvador de la Punta et marchez vers l’ouest jusqu’au monument du Maine, en une heure environ. Le soir, prenez un taxi pour le retour plutôt que de longer seul les secteurs mal éclairés.
Notre itinéraire à La Havane
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Jour 1 — La vieille ville, place après place
Commencez à 8 h sur la Plaza de la Catedral, avant les groupes, puis descendez la rue Mercaderes jusqu’à la Plaza de Armas et ses bouquinistes. Visitez le Musée de la ville et le château de la Real Fuerza, puis rejoignez la Plaza de San Francisco et la Plaza Vieja en fin de matinée. Déjeunez à l’étage de Los Mercaderes, dans une maison coloniale où jouent parfois des musiciens. L’après-midi, flânez dans la rue Obispo jusqu’à la pharmacie Taquechel, puis faites une halte au Floridita pour le daiquiri de Hemingway. En fin de journée, montez sur la terrasse d’El Del Frente, rue O’Reilly. Le soir, traversez la baie en taxi pour le coup de canon de 21 h à La Cabaña.
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Jour 2 — Du Prado au Vedado
Le matin, visitez le Capitole, puis remontez le Paseo del Prado jusqu’au Parque Central et au Grand Théâtre. Consacrez la fin de matinée au musée des Beaux-Arts, section cubaine, pour comprendre la peinture de l’île, de Wifredo Lam à René Portocarrero. Déjeunez à San Cristóbal, en Centro Habana, au milieu de ses autels et de ses photos anciennes. En milieu d’après-midi, embarquez dans une décapotable pour le Vedado et la Plaza de la Revolución, avec un arrêt au Coppelia. Terminez par un verre dans les jardins de l’Hotel Nacional face au détroit. Le soir, dînez à La Guarida, dans le palais décrépit où fut tourné le film Fraise et chocolat.
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Jour 3 — Hemingway, la mer et la musique
Partez tôt vers la Finca Vigía, la maison de Hemingway à San Francisco de Paula, restée telle qu’il l’a quittée, avec ses livres, ses trophées et son bateau, le Pilar. Poursuivez jusqu’au village de pêcheurs de Cojímar, qui lui inspira Le Vieil Homme et la mer, puis déjeunez de poisson grillé près de la mer. L’après-midi, filez vers Santa María del Mar, la plus proche des plages de l’Est, pour une baignade. Revenez vers 18 h pour marcher sur le Malecón au coucher du soleil. Dînez au Cocinero, dans le Vedado, sur la terrasse d’une ancienne usine, puis voyez si la Fábrica de Arte Cubano voisine est ouverte ce soir-là.
Activités et loisirs
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Un ballet ou un concert au Grand Théâtre
Le Ballet national de Cuba, fondé par Alicia Alonso, se produit dans la grande salle du théâtre qui porte son nom, sur le Paseo del Prado. La saison et les programmes varient beaucoup : renseignez-vous au guichet dès votre arrivée. Les places se paient en argent comptant. Prévoyez une tenue correcte, les Havanais s’habillent pour l’occasion.
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La Fábrica de Arte Cubano
Dans une ancienne usine d’huile du Vedado, ce centre culturel mêle expositions, concerts, cinéma, défilés et piste de danse, jusque tard dans la nuit. On y croise artistes, étudiants et visiteurs, dans un décor industriel très réussi. Les jours et heures d’ouverture ont souvent changé ces dernières années, surtout avec les pannes d’électricité : vérifiez avant d’y aller. Le Cocinero, juste à côté, se prête bien au dîner d’avant.
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La rumba du Callejón de Hamel
Dans cette ruelle de Centro Habana, le peintre Salvador González Escalona a couvert les murs de fresques inspirées des religions afro-cubaines. Le dimanche vers midi, des groupes de rumba y jouent devant une foule serrée. L’ambiance est intense et joyeuse ; tenez vos effets personnels près de vous. Vérifiez sur place que la rumba du dimanche a bien lieu.
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La Finca Vigía et Cojímar
À une quinzaine de kilomètres du centre, la maison où Ernest Hemingway vécut une vingtaine d’années se visite par les fenêtres et les portes grandes ouvertes, pour protéger les pièces restées intactes. Le bateau Pilar repose dans le jardin, près de la piscine. Combinez la visite avec le port de Cojímar, où son capitaine Gregorio Fuentes vécut jusqu’à plus de cent ans. Un taxi pour la demi-journée reste la solution la plus simple.
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Les plages de l’Est
Passé le tunnel de la baie, à une demi-heure de route vers l’est, Bacuranao, Santa María del Mar et Guanabo forment une longue suite de plages de sable, où les Havanais passent leurs fins de semaine. Santa María del Mar est la plus belle et la mieux aménagée. Louez une chaise longue sur place et apportez de l’eau et un lunch. En semaine, hors vacances scolaires, vous y serez presque seuls.
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Le musée national des Beaux-Arts
Le musée occupe deux édifices : l’un consacré à l’art cubain, de l’époque coloniale aux artistes contemporains, l’autre à l’art universel, dans l’ancien Centre asturien face au Parque Central. La section cubaine est la plus éclairante, avec les toiles de Wifredo Lam, Amelia Peláez et Víctor Manuel. Comptez deux heures. Vérifiez les jours de fermeture avant de vous déplacer.
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Une soirée au Tropicana
Ouvert en 1939 dans un jardin de Marianao, le cabaret présente sous les arbres un spectacle de danseuses en costumes de plumes et de musiciens, dans la pure tradition des années 1950. La soirée commence vers 22 h et le forfait inclut souvent une boisson. Réservez par votre hôtel ou votre conseiller, qui confirmera que le spectacle a lieu. Le Cabaret Parisien de l’Hotel Nacional propose une version plus intime.
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Les marchés d’artisanat et de livres
Le grand entrepôt San José, sur le port, réunit des centaines d’étals de peintures, de sculptures de bois, de chapeaux de paille et de boîtes à cigares. Marchandez avec le sourire et vérifiez qu’une toile d’un certain format est accompagnée du permis d’exportation. Les bouquinistes de la Plaza de Armas se consacrent aux livres, aux affiches et aux vieux magazines. Les deux se visitent facilement dans la même matinée.
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Une visite guidée de l’architecture
La ville réunit presque tous les styles, du baroque colonial à l’Art déco de l’immeuble Bacardi, avec sa tour couronnée d’une chauve-souris, et au modernisme du Vedado. Un guide spécialisé ou une visite organisée par le bureau de l’Historien de la ville aide à lire ces façades. Réservez une demi-journée le matin. L’immeuble López Serrano et la Casa de las Américas font de beaux arrêts dans le Vedado.
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La pêche et la voile à la marina Hemingway
À l’ouest de la ville, la marina accueille des voiliers de passage et propose des sorties de pêche au large, où l’on vise le marlin et la dorade coryphène selon la saison. Le Gulf Stream passe tout près des côtes. Renseignez-vous sur les conditions et sur la disponibilité des bateaux, réduite en période de pénurie de carburant. Le tournoi de pêche au marlin Ernest Hemingway s’y tient traditionnellement.
Où manger à La Havane
Les saveurs à goûter
- Ropa vieja — Bœuf effiloché mijoté avec tomate, poivron et oignon, servi avec du riz blanc ; le plat national se commande dans la plupart des paladares de la vieille ville.
- Moros y cristianos — Riz cuit avec des haricots noirs, compagnon obligé de presque tous les repas créoles, qu’on appelle congrí dans l’est du pays avec des haricots rouges.
- Lechón asado — Porc mariné au mojo d’ail et d’orange amère, rôti lentement ; El Aljibe et San Cristóbal le servent avec du yuca et des bananes plantains.
- Daiquiri et mojito — Le premier se boit frappé au Floridita, le second à La Bodeguita del Medio, toujours avec du rhum blanc cubain.
- Crème glacée Coppelia — Le grand glacier moderniste du Vedado sert ses coupes en plein air depuis 1966 ; attendez-vous à faire la queue avec les familles havanaises.
- Café cubano — Un espresso très sucré, servi dans une petite tasse, que l’on boit debout au comptoir des cafés de la rue Obispo.
- Tostones — Rondelles de banane plantain verte frites deux fois, aplaties entre les deux cuissons ; on les grignote avec un mojito ou en accompagnement.
Nos tables
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La Guarida
Centro Habana, rue Concordia · Table de cuisine cubaine contemporaine
On y monte par l’escalier d’un palais décrépit, entre statues sans tête et linge qui sèche, avant d’entrer dans une salle élégante où fut tourné le film Fraise et chocolat, en 1993. La cuisine revisite les produits de l’île, poissons, porc et légumes, avec une présentation soignée. Réservez longtemps à l’avance et gardez du temps pour un verre sur le toit.
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San Cristóbal
Centro Habana, rue San Rafael · Paladar de cuisine créole
Le chef Carlos Cristóbal Márquez reçoit dans une maison remplie d’antiquités, d’images pieuses, de vieilles photos et de souvenirs de la santería, un vrai cabinet de curiosités. Barack Obama y a dîné en 2016, et la table sert une cuisine cubaine généreuse, du porc rôti au poisson. Réservez pour le soir.
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Los Mercaderes
Habana Vieja, rue Mercaderes · Paladar romantique
Au premier étage d’une maison coloniale, entre la cathédrale et la Plaza Vieja, les tables se dressent sous de hauts plafonds, souvent au son d’un violon ou d’une guitare. La carte mêle cuisine cubaine et plats internationaux, avec de bons fruits de mer. Une adresse pour une soirée à deux, à réserver.
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El Del Frente
Habana Vieja, rue O’Reilly · Bar-restaurant sur les toits
Sa terrasse perchée au-dessus de la rue O’Reilly est l’un des rendez-vous les plus animés de la vieille ville, surtout au crépuscule. On y vient pour les cocktails, dont les gin-tonics, et pour des plats à partager, ceviche, tacos ou poisson du jour. Il fait face au 304 O’Reilly, qui lui a donné son nom.
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304 O’Reilly
Habana Vieja, rue O’Reilly · Petit bar-restaurant
Une salle étroite aux murs de brique, un comptoir où les gin-tonics se servent en grands verres et une cuisine de bistrot latino, tacos, ceviche et tapas. L’adresse convient à un déjeuner rapide entre deux visites. Arrivez tôt le soir, les quelques tables partent vite.
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El Cocinero
Vedado, calle 26 · Restaurant sur une terrasse industrielle
Installé dans une ancienne usine d’huile d’arachide dont la haute cheminée de brique signale l’entrée, il sert sur son toit une cuisine cubaine et méditerranéenne actuelle. C’est l’étape idéale avant une soirée à la Fábrica de Arte Cubano, juste à côté. Réservez une table en terrasse pour le coucher du soleil.
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Otramanera
Miramar · Table gastronomique
Dans une villa de Miramar, cette table défend une cuisine cubaine créative, construite autour des produits des fermes et des pêcheurs de l’île. Le service est attentif et la carte courte change souvent. C’est l’une des adresses les plus chères de la ville : réservez et prévoyez le taxi.
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El Aljibe
Miramar · Restaurant créole
Sous un immense toit de palme, cette institution sert depuis des décennies son célèbre poulet rôti à l’orange amère, accompagné à volonté de riz, de haricots noirs, de bananes plantains et de salade. L’ambiance est familiale et sans façon. Une bonne halte à midi en revenant de la marina Hemingway.
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El Floridita
Habana Vieja, angle Obispo et Monserrate · Bar historique
Le « berceau du daiquiri » garde son décor rouge et or des années 1950 et la statue de bronze d’Ernest Hemingway, accoudée au bout du comptoir. On y commande un daiquiri frappé en écoutant le petit orchestre maison. Venez en fin de matinée, avant la foule, ou en fin de soirée.
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La Bodeguita del Medio
Habana Vieja, rue Empedrado · Bar-restaurant historique
Ouverte en 1942 à deux pas de la cathédrale, cette petite taverne aux murs couverts de signatures revendique l’invention du mojito, que l’on boit debout au comptoir. La salle du fond sert une cuisine créole simple, porc rôti et haricots noirs. Allez-y le matin pour éviter la cohue.
Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.
Plages et stations balnéaires
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Santa María del Mar
Playas del Este, à 20 km à l’est
La plus belle des plages de l’Est, sable blond et eau claire, bordée de pins. Chaises longues et petits restaurants en saison.
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Guanabo
Playas del Este
Plage populaire prolongée par un petit bourg où les Havanais louent des maisons en fin de semaine. L’ambiance y est plus locale que touristique.
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Bacuranao
Playas del Este
Petite anse abritée, la plus proche de la ville, dominée par une vieille tour de guet. Idéale pour une baignade rapide en revenant de Cojímar.
Notre sélection d’hôtels
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Hotel Nacional de Cuba
Vedado, sur le Malecón · Palace historique
Posé depuis 1930 sur une butte face au détroit de Floride, il a reçu des générations de vedettes, et ses jardins sont le plus beau poste d’observation du Malecón. Il relève de la chaîne d’État Gran Caribe et figurait dans la liste des hôtels ouverts publiée par le ministère du Tourisme en juin 2026.
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Hotel Parque Central
Parque Central · Grand hôtel de centre-ville
Anciennement Iberostar Parque Central, il a perdu l’enseigne espagnole en juillet 2026 mais reste ouvert sous gestion cubaine, selon l’agence d’État Cubatur. Sa piscine sur le toit donne sur le Capitole et le Grand Théâtre.
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Hotel Packard
Paseo del Prado, près du Malecón · Hôtel de luxe
L’ancien Iberostar Grand Packard occupe le bas du Prado, avec vue sur le château du Morro et l’entrée de la baie. Il a été rebaptisé Hotel Packard lors du départ d’Iberostar ; faites confirmer les services offerts avant de réserver.
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Hotel Inglaterra
Parque Central · Hôtel historique
Ouvert en 1875, le plus ancien hôtel de la ville garde son hall mauresque de céramiques sévillanes et sa terrasse sur le Prado, où l’on prend un verre face au Grand Théâtre. Les chambres sont simples ; on y loge pour l’emplacement.
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Hotel Cohiba
Vedado, sur le Malecón · Grand hôtel moderne
L’ancien Meliá Cohiba, une tour des années 1990 face à la mer, a repris son seul nom de Cohiba après le départ de Meliá en juillet 2026. Pratique pour loger dans le Vedado, près du Malecón et des restaurants du quartier.
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Hotel Habana Libre
Vedado, en haut de la Rampa · Hôtel historique
Ouvert en 1958 sous le nom de Havana Hilton, il servit de quartier général à Fidel Castro en 1959 ; sa tour domine toujours la Rampa. Il s’appelle Hotel Habana Libre depuis le départ de la marque Tryp et figure désormais au catalogue de la chaîne d’État Gran Caribe.
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Hotel Conde de Villanueva
Habana Vieja, rue Mercaderes · Hôtel de charme
Une petite maison coloniale à patio, rénovée autour du thème du cigare, avec un salon où l’on fume les meilleurs havanes. Elle appartient à la collection d’hôtels historiques de Gaviota ; vérifiez qu’elle accepte des réservations à vos dates.
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Hotel Palacio O’Farrill
Habana Vieja, rue Cuba · Hôtel de charme
L’ancienne résidence d’un riche négociant d’origine irlandaise, restaurée avec ses colonnes, son grand patio et ses vitraux. Une adresse de caractère à deux pas de la cathédrale, elle aussi commercialisée par Gaviota.
Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.
Où aller, où loger
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La Habana Vieja
Le cœur colonial classé par l’UNESCO, où tout se fait à pied, des places aux musées et aux bars. On y loge dans des hôtels historiques ou des casas particulares aménagées dans des maisons à patio, autour des rues Obispo, Mercaderes et O’Reilly. Le quartier est animé jusque tard, mais les rues secondaires restent peu éclairées la nuit. Le choix idéal pour un premier séjour de trois ou quatre jours.
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Le Prado et le Parque Central
À la charnière de la vieille ville et de Centro Habana, ce secteur concentre les grands hôtels historiques, le Capitole et le Grand Théâtre. On rejoint à pied la Plaza de Armas comme le Malecón. C’est aussi d’ici que partent les voitures anciennes et les taxis. Pratique pour ceux qui veulent tout avoir à portée de main.
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Centro Habana
Le quartier le plus populaire, dense et bruyant, avec ses immeubles décrépits, ses marchés et ses paladares réputés, comme La Guarida ou San Cristóbal. Les casas particulares y sont nombreuses et moins chères qu’ailleurs. On y vit La Havane de l’intérieur, mais mieux vaut aimer l’animation de rue. Le Malecón n’est jamais loin.
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Le Vedado
Quartier résidentiel et culturel, avec ses avenues ombragées, ses villas, l’université, la Rampa et les salles de concert. L’Hotel Nacional et plusieurs grands hôtels y donnent sur la mer. On y dort plus au calme qu’en vieille ville, à quinze minutes de taxi des grandes places. Un bon choix pour un deuxième séjour ou pour la vie nocturne.
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Miramar
À l’ouest de la rivière Almendares, la 5e Avenue et ses ambassades, ses grandes villas et ses tables haut de gamme dessinent un quartier plus aéré, loin de l’agitation. On y loge pour le calme, en acceptant de prendre un taxi pour chaque sortie. Otramanera et El Aljibe s’y trouvent.
Les pièges à éviter
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Le durcissement de l’embargo américain
Depuis le début de 2026, Washington menace de droits de douane les pays qui vendent du pétrole à Cuba et sanctionne les entreprises étrangères liées au conglomérat militaire GAESA, ce qui a poussé les chaînes internationales à quitter les hôtels de la capitale. La pénurie de carburant multiplie les coupures : le 1er août, La Havane figurait parmi les cinq provinces privées d’électricité après une panne du réseau, et la nourriture, l’eau et les médicaments manquent toujours. Le gouvernement du Canada recommande d’éviter tout voyage non essentiel ; relisez son avis sur voyage.gc.ca et faites confirmer par écrit ce que couvre votre assurance.
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Aucun vol canadien pour l’instant
Air Canada, Air Transat, WestJet et Sunwing ont suspendu leurs vols vers Cuba depuis février 2026, faute de carburant pour les avions sur place, et aucune date de reprise ferme n’était fixée à la fin de septembre. Seules des compagnies étrangères desservent encore l’île, avec une offre qui change sans préavis. Faites le point avec votre conseiller avant tout projet.
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Les cartes Visa et Mastercard refusées
Depuis le 6 juin 2026, les cartes Visa et Mastercard ne sont plus acceptées à Cuba, selon l’avis du gouvernement canadien. Prévoyez de l’argent comptant en quantité suffisante et renseignez-vous sur les devises et les cartes prépayées acceptées au moment du départ.
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Des hôtels qui changent de nom
Meliá, Iberostar et d’autres groupes ont quitté l’île en juillet 2026, et les hôtels de la capitale sont désormais exploités par des sociétés d’État, souvent sous un nouveau nom. Cherchez l’ancien et le nouveau nom ensemble et fiez-vous seulement aux avis récents.
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Les rabatteurs de la vieille ville
Dans la rue Obispo et autour du Parque Central, des inconnus sympathiques proposent un restaurant, une fête « de la bière » ou un marchand de cigares « de l’usine ». Déclinez poliment : les commissions gonflent l’addition et les cigares vendus dans la rue sont souvent contrefaits. Achetez vos havanes dans les boutiques officielles, avec facture.
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La nuit et les pannes
Avec les coupures de courant, des rues entières restent plongées dans le noir le soir. Gardez une lampe frontale, évitez les trottoirs défoncés du Centro et prenez un taxi pour rentrer tard.
Sources
- Conseils aux voyageurs : Cuba — Gouvernement du Canada
- L’hiver approche : Cuba écartée, le nouveau président de Sunwing dévoile sa stratégie — PAX Nouvelles
- Hoteles en Cuba cambian de nombre — Directorio Cubano
- Hoteles activos en La Habana y Varadero según Mintur — Excelencias Cuba
- Los hoteles continúan abiertos y operando bajo marcas nacionales — Diario de Cuba
- Vieille ville de La Havane et son système de fortifications — UNESCO
- Hôtels de La Havane — Gaviota
- Restaurants de La Havane — Tripadvisor
- Menaces américaines sur les ventes de pétrole : « acte brutal d’agression », selon Cuba — Radio-Canada
- Les sanctions américaines contre Cuba forcent l’exode des entreprises étrangères — Radio-Canada
- Cuba : 5 des 15 provinces privées d’électricité — Radio-Canada
Repères pratiques
- Capitale
- La Havane
- Langues
- Espagnol
- Monnaie
- Peso cubain (CUP)
- Décalage avec Montréal
- Aucun : même heure qu’à Montréal.
- Visa pour un passeport canadien
- Pas de visa, mais une carte de tourisme est exigée — souvent incluse au forfait. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
- Aéroport d’arrivée
- Varadero (VRA), La Havane (HAV) — vols directs depuis Montréal selon la saison
- Meilleure période
- De décembre à avril, quand l’hiver s’installe ici.
- Formalités
- Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.
Avis officiel — Cuba
Éviter tout voyage non-essentiel
Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 13 octobre 2026 11:14 HAE.
Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.
En images — La Havane
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