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Comment ça marche · Pour les conseillers

Les eaux rouges et les rives de borax de la Laguna Colorada, sur l’Altiplano du Sud Lípez, Bolivie

Bolivie

Le Salar d’Uyuni, dix mille kilomètres carrés de sel, devient un miroir parfait de décembre à mars quand une pellicule d’eau le recouvre. La Paz culmine à 3 600 mètres et l’altitude commande tout le séjour — deux jours d’adaptation ne sont pas négociables. C’est aussi le pays le plus abordable du continent.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

  • Vol directNon, une escale au minimumAucune liaison sans escale depuis Montréal : on rejoint La Paz (El Alto) ou Santa Cruz (Viru Viru) en passant le plus souvent par Lima, Bogotá ou Panama. Le vol direct Montréal–Lima permet de s’en tirer avec une seule correspondance
  • MonnaieBolivianoLe pays manque de dollars depuis 2023 et le taux fixe a été abandonné à la fin de juin 2026 au profit d’un régime flexible : vérifiez le cours au départ. Apportez des dollars américains en billets neufs, car les dollars canadiens se changent très mal
  • FormalitésPasseport valide, sans visaSéjour de 30 jours à l’arrivée, prolongeable sur place jusqu’à 90 jours par année civile. Le passeport doit rester valide six mois après l’entrée, et un préenregistrement en ligne (SIGEMIG) est exigé avant le voyage, selon voyage.gc.ca
  • Décalage horaire0 h ou +1 hLa Bolivie reste à la même heure toute l’année : aucun décalage avec Montréal pendant l’heure avancée, une heure de plus en hiver

Ordres de grandeur par personne, au départ de Montréal, hors Fêtes et relâche. Votre conseiller chiffrera votre projet.

Quand partir en Bolivie, mois par mois

  • Décembre à mars

    Bon compromis

    Saison des pluies sur l’Altiplano : c’est elle qui transforme le salar d’Uyuni en miroir, surtout de janvier à mars, mais elle coupe aussi des pistes, inonde une partie de l’Amazonie et rend certains itinéraires du salar dangereux, avertit le gouvernement du Canada. Le carnaval d’Oruro, en février ou en mars, remplit les hôtels des mois à l’avance.

  • Avril et mai

    Idéal

    Les pluies cessent, le ciel se dégage et une mince pellicule d’eau subsiste parfois sur le salar en avril. Les journées sont douces, les nuits déjà froides, et les voyageurs encore peu nombreux : une belle fenêtre pour tout le pays.

  • Juin à août

    Idéal

    Cœur de la saison sèche : ciel d’un bleu dur, salar blanc et craquelé, pistes du Sud Lípez praticables. Les nuits tombent bien en dessous de zéro en altitude, jusqu’à des froids extrêmes dans les refuges des lagunes. C’est aussi la haute saison : réservez tôt les bons tour-opérateurs et les hôtels de sel.

  • Septembre et octobre

    Idéal

    Toujours sec, un peu moins froid et plus tranquille qu’en juillet, avec parfois un vent fort l’après-midi sur l’Altiplano. En Amazonie, les eaux basses concentrent la faune autour des rivières : bon moment pour Rurrenabaque et les pampas.

  • Novembre

    Bon compromis

    Mois de transition : les premières averses reviennent en fin de journée, les paysages reverdissent et les prix de la haute saison retombent. Gardez de la souplesse dans le programme, surtout pour le Sud Lípez.

Les incontournables en Bolivie

  • Des nuages d’orage se reflètent sur la croûte de sel inondée du Salar d’Uyuni, Bolivie

    Le salar d’Uyuni

    Plus de 10 000 kilomètres carrés de sel à quelque 3 650 mètres d’altitude, si plats que l’horizon semble disparaître : c’est la plus grande étendue de sel du monde. En saison sèche, on roule sur une croûte blanche découpée en polygones ; après les pluies, une mince couche d’eau transforme le désert en miroir. On le découvre en 4×4 depuis Uyuni, pour une journée ou en ouverture du circuit du Sud Lípez, avec l’île Incahuasi et ses cactus géants au milieu du sel.

  • Des flamants des Andes se nourrissent dans les eaux rouges de la Laguna Colorada, Bolivie

    Les lagunes du Sud Lípez

    Au sud du salar, les pistes de la réserve Eduardo Avaroa mènent de lagune en lagune entre volcans et déserts d’altitude. La Laguna Colorada, teintée de rouge par des algues, accueille des milliers de flamants, et la Laguna Verde se couche au pied du Licancabur, à la frontière chilienne. Les nuits en refuge sont glaciales, mais les geysers de Sol de Mañana au lever du jour et le bain chaud de Polques font oublier le froid.

  • Le sommet enneigé de l’Illimani, qui domine La Paz, sous un ciel bleu profond, Bolivie

    La Paz, ville suspendue

    Dans une cuvette andine où les quartiers aisés descendent vers le sud et les maisons de brique grimpent vers El Alto, La Paz ne ressemble à aucune autre capitale. On la survole en téléphérique, on flâne au marché des Sorcières et dans la calle Jaén, puis on file vers la vallée de la Lune, aux cheminées de fée d’argile. L’Illimani, enneigé toute l’année, veille sur la ville à plus de 6 000 mètres.

  • Colline en terrasses et eaux claires du lac Titicaca sur la rive de l’île du Soleil, Bolivie

    L’île du Soleil

    Selon la légende, c’est ici que le Soleil et les premiers Incas sont nés. On y débarque en bateau depuis Copacabana, puis on marche entre terrasses agricoles, eucalyptus et ruines de Pilko Kaina, avec la cordillère Royale enneigée en toile de fond. Dormez à Yumani, sur les hauteurs du sud, pour le coucher de soleil sur le lac ; renseignez-vous avant de viser le nord de l’île, déjà fermé aux visiteurs à cause de conflits entre communautés.

  • La baie de Copacabana, ses barques et ses collines en terrasses sur la rive bolivienne du lac Titicaca, Bolivie

    Copacabana et son sanctuaire

    Petite ville de pèlerinage sur la rive du lac Titicaca, Copacabana vit autour de sa basilique blanche aux coupoles d’inspiration mauresque, qui abrite la Vierge de la Chandeleur. Le week-end, les familles font bénir leurs voitures fleuries sur le parvis. Montez au cerro Calvario, par un chemin de croix en pierre, pour voir le soleil se coucher sur la baie et ses barques.

  • Un cycliste descend la route des Yungas sous une cascade, entre paroi rocheuse et forêt, Bolivie

    La route de la Mort à vélo

    L’ancienne route des Yungas, taillée à flanc de falaise, dévale plus de 3 000 mètres de dénivelé entre le col de La Cumbre et la forêt tropicale. Fermée à la plupart des véhicules depuis l’ouverture d’une nouvelle route, elle se descend à vélo de montagne en une journée, du froid des glaciers à la chaleur humide des Yungas. Partez uniquement avec une agence reconnue, aux vélos entretenus et aux guides formés aux premiers soins.

  • La place de La Recoleta et son église blanche encadrées par les arches d’une galerie, à Sucre, Bolivie

    Sucre, la ville blanche

    Capitale constitutionnelle du pays et ville inscrite au patrimoine mondial, Sucre aligne églises blanchies, patios coloniaux et balcons de bois. C’est à la Casa de la Libertad que l’indépendance a été proclamée le 6 août 1825. Montez au belvédère de la Recoleta en fin de journée, puis poussez jusqu’aux empreintes de dinosaures de Cal Orck’o et, le dimanche, jusqu’au marché de Tarabuco.

  • La porte du Soleil, monolithe sculpté de la cité préinca de Tiwanaku, sur l’Altiplano près de La Paz, Bolivie

    Tiwanaku

    À environ 70 kilomètres à l’ouest de La Paz, près de la rive sud du Titicaca, les vestiges de la grande cité préinca de Tiwanaku sont inscrits au patrimoine mondial. La porte du Soleil, taillée dans un seul bloc, le temple du Kalasasaya et ses monolithes, le temple semi-souterrain aux têtes de pierre fichées dans les murs se visitent en une demi-journée. Deux musées sur place complètent la visite ; venez avec un guide pour comprendre le site.

  • Le río Beni entre Rurrenabaque et San Buenaventura, aux portes du parc national Madidi, Amazonie, Bolivie

    Rurrenabaque et le parc Madidi

    À une heure de vol de La Paz, Rurrenabaque borde le río Beni, à l’entrée d’un des parcs les plus riches en biodiversité de la planète. En pirogue, on remonte vers les lodges communautaires de la forêt, comme Chalalán, pour observer singes, aras et tapirs. Les pampas du Yacuma voisines offrent une faune plus facile à voir : caïmans, capybaras et dauphins roses de rivière.

  • Le clocher de bois et l’église peinte de la mission jésuite de Concepción, en Chiquitania, Bolivie

    Les missions jésuites de Chiquitos

    Dans les basses terres de l’Est, six villages fondés par les jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles ont gardé leurs églises de bois et d’adobe, peintes de motifs ocre et rouges et restaurées à partir des années 1970. Concepción, San Javier et San Miguel sont les plus spectaculaires. Comptez quatre ou cinq jours en boucle depuis Santa Cruz, et vérifiez les dates du festival de musique baroque qui s’y tient tous les deux ans.

Notre itinéraire en Bolivie

  1. Jours 1 à 3 — La Paz et Tiwanaku

    Arrivé à El Alto, descendez directement à votre hôtel et passez la première journée au calme, avec un maté de coca et une courte balade vers la place San Francisco. Le lendemain, montez dans la ligne rouge du téléphérique jusqu’à El Alto, redescendez vers le marché des Sorcières, la calle Jaén et la place Murillo, puis finissez à la vallée de la Lune. Le troisième jour, partez pour Tiwanaku avec un guide et rentrez souper dans une des tables qui ont renouvelé la cuisine bolivienne, comme Gustu ou Arami.

  2. Jours 4 et 5 — Copacabana et l’île du Soleil

    Prenez la route du lac, avec la traversée en barge du détroit de Tiquina, et arrivez à Copacabana pour visiter la basilique et monter au cerro Calvario au coucher du soleil. Le lendemain matin, embarquez pour l’île du Soleil, marchez de Yumani vers les ruines de Pilko Kaina et dormez sur l’île, face à la cordillère Royale. Si votre voyage commence au Pérou, c’est aussi par ici que vous entrerez en Bolivie.

  3. Jour 6 — La route de la Mort ou la cordillère

    De retour à La Paz, choisissez entre la descente à vélo de la route des Yungas, avec une agence reconnue, et une journée plus paisible au Chacaltaya ou dans la vallée de Zongo, face au Huayna Potosí. Le soir, prenez un vol pour Sucre, plus basse et plus douce, pour récupérer.

  4. Jours 7 à 9 — Sucre et Potosí

    Consacrez une journée entière à Sucre : la Casa de la Libertad, la cathédrale, le belvédère de la Recoleta et les empreintes de dinosaures de Cal Orck’o. Si c’est dimanche, remplacez la visite des dinosaures par le marché de Tarabuco. Le lendemain, montez en voiture à Potosí, à plus de 4 000 mètres, pour la Casa Nacional de Moneda et, si vous le souhaitez, une visite encadrée des mines du Cerro Rico. Dormez sur place avant de prendre la route d’Uyuni.

  5. Jours 10 à 13 — Le salar d’Uyuni et le Sud Lípez

    Arrivez à Uyuni en milieu de journée et visitez le cimetière de trains. Le circuit de trois jours commence par le salar, les saliniers de Colchani et l’île Incahuasi, continue par les lagunes à flamants, l’Árbol de Piedra et la Laguna Colorada, puis atteint les geysers de Sol de Mañana à l’aube et le bain chaud de Polques. Le troisième jour, rentrez à Uyuni par une longue piste ou descendez vers San Pedro de Atacama, au Chili.

  6. Jour 14 — Retour

    Depuis Uyuni, un vol intérieur vous ramène à La Paz pour la correspondance internationale. Gardez une marge d’une journée si la saison est pluvieuse ou si des blocages sont annoncés.

  7. Variante — Le grand combiné Pérou et Bolivie

    En trois semaines, commencez par Lima et Cusco, la Vallée sacrée et le Machu Picchu, puis rejoignez Puno et les îles du lac Titicaca côté péruvien. Passez la frontière à Kasani pour Copacabana et l’île du Soleil, continuez vers La Paz, puis Sucre, Potosí et Uyuni. Terminez par le Sud Lípez et San Pedro de Atacama, d’où l’on s’envole de Calama vers Santiago : un itinéraire qui monte progressivement en altitude et évite de revenir sur ses pas.

Activités et loisirs

  • Le téléphérique de La Paz

    Mi Teleférico, inauguré en 2014, compte dix lignes et une trentaine de kilomètres de câbles, le plus long réseau de téléphérique urbain au monde. La ligne rouge monte de l’ancienne gare centrale jusqu’à El Alto, la jaune et la verte survolent le sud de la ville. C’est à la fois un transport en commun et le meilleur belvédère de la capitale : prévoyez de la monnaie pour les billets.

  • La feria du 16 de Julio à El Alto

    Le jeudi et le dimanche, l’un des plus grands marchés à ciel ouvert d’Amérique du Sud envahit des dizaines de rues d’El Alto : pièces automobiles, meubles, vêtements, animaux et comptoirs de nourriture. Allez-y avec un guide ou en petit groupe, sans objets de valeur, et profitez-en pour voir les cholets, ces immeubles aux façades colorées inspirées de l’art andin.

  • Les combats de cholitas

    Le dimanche, à El Alto, des lutteuses en jupes superposées et chapeau melon s’affrontent sur le ring dans un spectacle de catch aussi théâtral que populaire. Des agences de La Paz organisent le transport et les places. C’est un divertissement assumé, mais aussi une histoire d’émancipation des femmes aymaras.

  • L’ascension du Huayna Potosí

    Ce sommet de plus de 6 000 mètres, à une heure et demie de La Paz, est l’un des plus accessibles de cette altitude, et des agences l’organisent en deux ou trois jours avec camp au glacier. Il exige une bonne condition physique, une acclimatation complète et un guide qualifié. Les moins aventureux se contenteront du Chacaltaya voisin, à plus de 5 000 mètres, accessible par la route.

  • Le carnaval d’Oruro

    Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, le carnaval d’Oruro fait défiler pendant des heures des milliers de danseurs de diablada et de morenada, masqués et brodés d’or. Il a lieu chaque année juste avant le carême, en février ou en mars. Réservez les gradins et l’hébergement très tôt, ou faites l’aller-retour depuis La Paz en une longue journée.

  • Le marché dominical de Tarabuco

    À environ deux heures de route de Sucre, le village de Tarabuco s’anime le dimanche matin avec son marché paysan, où les Yamparas vendent leurs tissages aux motifs d’animaux et de scènes fantastiques. Partez tôt, en voiture privée ou en navette, et achetez directement aux tisserandes. En mars, la fête du Pujllay y attire danseurs et musiciens de toute la région.

  • Les pampas du Yacuma en bateau

    Depuis Rurrenabaque, des excursions de deux ou trois jours remontent le río Yacuma en pirogue à moteur, au milieu des savanes inondées. Caïmans, tortues, capybaras, hoazins et dauphins roses se laissent voir sans effort, et la sortie au coucher du soleil est magique. Choisissez une agence qui interdit de nourrir ou de manipuler les animaux.

  • Toro Toro, canyons et dinosaures

    Dans le nord du département de Potosí, le parc national de Toro Toro réunit un canyon spectaculaire, des grottes et des centaines d’empreintes de dinosaures. On y arrive par une route de quelques heures depuis Cochabamba. Les visites se font obligatoirement avec un guide local, que l’on engage au village.

  • La visite des mines de Potosí

    Des coopératives du Cerro Rico acceptent des visiteurs dans leurs galeries, en compagnie d’anciens mineurs. L’expérience est bouleversante mais délicate : chaleur, poussière, manque d’air, risques d’effondrement, et la question du voyeurisme face à un travail très dur. Si vous y allez, choisissez une agence dont les guides sont d’anciens mineurs et qui reverse une part aux coopératives, et renoncez si vous êtes claustrophobe ou mal acclimaté.

Où manger en Bolivie

Les saveurs à goûter

  • La salteña — Chausson doré farci d’un ragoût juteux de bœuf ou de poulet, aux olives et à l’œuf, que l’on mange le matin. Chaque ville a ses adresses, et la dispute pour la meilleure est un sport national.
  • Le pique macho — Montagne de bœuf sauté, de saucisses, de frites, d’oignons, de tomates et de piments locoto, née à Cochabamba et faite pour être partagée. On la trouve dans toutes les pensions et churrasquerías du pays.
  • Le silpancho — Autre fierté de Cochabamba : une escalope battue très fine, posée sur du riz et des pommes de terre, couronnée d’un œuf au plat et d’une salsa de tomates et d’oignons. Un plat copieux de midi.
  • La truite du Titicaca — Grillée, frite ou a la plancha, elle est servie dans toutes les gargotes de Copacabana et de l’île du Soleil, souvent avec riz, frites et salade. Mangez-la face au lac, au déjeuner.
  • L’api et le buñuelo — Boisson épaisse et chaude de maïs violet parfumée à la cannelle et au clou de girofle, servie avec un buñuelo, un beignet saupoudré de sucre. C’est le petit-déjeuner des marchés andins les matins froids.
  • La quinoa royale — La quinoa royale pousse autour du salar d’Uyuni, où elle est cultivée depuis des millénaires. Elle se déguste en soupe, en galettes ou en risotto, et se rapporte facilement en souvenir.
  • Le singani — Eau-de-vie de raisin muscat produite dans les vallées d’altitude de Tarija et de Chuquisaca. On la boit en chuflay, allongée de soda au gingembre et de citron vert, ou en cocktail dans les bars de La Paz.

Nos tables

  • Gustu

    La Paz, Calacoto · Table gastronomique

    Fondé en 2012 par le Danois Claus Meyer avec une école de cuisine pour jeunes Boliviens, Gustu a lancé la nouvelle cuisine bolivienne en n’utilisant que des produits du pays : lama, poissons d’Amazonie, pommes de terre andines, fruits de la forêt. Le menu dégustation se réserve à l’avance, avec un accord de vins de Tarija ou de singani.

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  • Arami

    La Paz, Achumani · Table gastronomique

    Ouvert en novembre 2024 par Marsia Taha, longtemps cheffe de Gustu, avec la sommelière Andrea Moscoso, Arami relie l’Amazonie et les Andes dans une cuisine délicate, faite d’ingrédients récoltés avec des communautés autochtones. Il figure au palmarès Latin America’s 50 Best Restaurants. Réservez longtemps d’avance.

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  • Ancestral

    La Paz, Achumani · Cuisine au feu de bois

    Tout passe ici par la braise, le bois et le four en terre : tataki de lama au tumbo, côte de bœuf à partager, osso buco à la bolivienne sur risotto au piment jaune. Une adresse régulièrement classée parmi les meilleures d’Amérique latine, fermée le lundi.

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  • Ali Pacha

    La Paz, centre · Cuisine végétale

    Le chef Sebastián Quiroga compose des menus dégustation entièrement végétaux à partir des produits de l’Altiplano et des vallées : quinoa, tarwi, champignons, fruits oubliés. Une expérience inattendue au cœur d’un pays de grands mangeurs de viande.

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  • Paceña La Salteña

    La Paz, Sopocachi, Centre, Miraflores et Calacoto · Salteñería

    La salteña se mange le matin, et cette maison paceña en a fait sa spécialité : bœuf, poulet, fricassé ou version végétarienne, dans une pâte dorée et légèrement sucrée. Les comptoirs ferment en début d’après-midi ; mordez par le haut pour ne pas perdre le jus.

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  • Le marché Lanza

    La Paz, centre, près de la place San Francisco · Marché couvert

    Aux étages du marché, des comptoirs servent jus de fruits frais, soupes et plats du jour aux travailleurs du centre. On s’y assoit au coude-à-coude pour un api chaud ou une assiette de pommes de terre et de viande. Choisissez les comptoirs les plus fréquentés et gardez votre sac devant vous.

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  • Tika

    Uyuni, hôtel Jardines de Uyuni · Cuisine bolivienne et du monde

    La table de l’hôtel Jardines de Uyuni revisite les classiques de l’Altiplano : soupe de quinoa royale, potojchi de lama servi sur pierre volcanique. Une bonne adresse pour le soir de l’arrivée ou du retour du Sud Lípez ; vérifiez qu’elle accepte les clients extérieurs.

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  • Watanay Gastrobar

    Sucre, Parador Santa María la Real · Gastrobar

    Dans les salles voûtées d’une demeure du XVIIIe siècle, le gastrobar du Parador sert une cuisine chuquisaqueña actualisée. Montez ensuite à la Terraza 625, sur le toit, pour un cocktail au singani face aux clochers blancs de la ville.

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Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.

Notre sélection d’hôtels

  • Atix Hotel

    La Paz, Calacoto · Luxe

    Premier hôtel de la marque Design Hotels en Bolivie, cet immeuble de verre et de pierre expose plus d’une centaine d’œuvres de l’artiste Gastón Ugalde. Son restaurant, Proyecto Nativa, et son bar sur le toit, face aux montagnes, sont parmi les plus courus de la Zona Sur.

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  • Hotel Rosario La Paz

    La Paz, avenue Illampu, centre · Adresse abordable et bien située

    À deux pas de la basilique San Francisco et du marché des Sorcières, un hôtel au décor andin et au restaurant Tambo Colonial, bien placé pour découvrir le centre à pied. Le même groupe possède un hôtel au bord du lac à Copacabana.

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  • Palacio de Sal

    Bord du salar d’Uyuni, à environ 25 km d’Uyuni · Hôtel de charme

    Murs, voûtes et une partie du mobilier sont en blocs de sel : cet hôtel se présente comme le premier du genre au monde. Spa, restaurant et chambres chauffées permettent de profiter du salar au lever et au coucher du soleil.

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  • Tayka del Desierto

    Désert de Siloli, Sud Lípez · Hôtel de charme

    Une adresse rare au milieu des lagunes du Sud Lípez, qui remplace les refuges rudimentaires par des chambres simples mais chauffées. Elle fait partie d’un réseau de trois hôtels créé avec les communautés locales, qui en perçoivent les profits.

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  • Parador Santa María la Real

    Sucre, centre historique · Hôtel de charme

    Une demeure seigneuriale du XVIIIe siècle restaurée avec ses patios, ses salons coloniaux et une terrasse sur le toit face aux clochers de la ville. Trente-neuf chambres et suites, un gastrobar et une boutique de produits boliviens soignés.

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  • Hotel La Cúpula

    Copacabana, au pied du cerro Calvario · Adresse abordable et bien située

    Des coupoles blanches, un jardin en pente garni de hamacs face au lac et un restaurant apprécié pour sa truite : une maison chaleureuse de 19 chambres, au calme au-dessus de la ville.

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  • Ecolodge La Estancia

    Île du Soleil, Yumani · Hôtel de charme

    Des maisonnettes écologiques posées sur d’anciennes terrasses préincas, à environ 4 000 mètres, avec vue sur le lac et la cordillère Royale. On y accède en bateau depuis Copacabana, puis par un sentier : voyagez léger.

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  • Chalalán Ecolodge

    Parc national Madidi, près de Rurrenabaque · Lodge communautaire

    Géré par la communauté de San José de Uchupiamonas, ce lodge de cabanes en bois borde une lagune au cœur de la forêt, à plusieurs heures de pirogue de Rurrenabaque. Guides naturalistes et une cinquantaine de kilomètres de sentiers pour observer singes, oiseaux et caïmans.

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Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.

Où aller, où loger

  1. La Paz, El Alto et l’Altiplano

    Siège du gouvernement, La Paz s’étage entre 3 200 et plus de 4 000 mètres dans une cuvette dominée par l’Illimani, reliée à El Alto par dix lignes de téléphérique. On y passe trois ou quatre jours, entre marchés, musées, cordillère Royale et excursions à Tiwanaku ou sur la route de la Mort. Voir notre fiche La Paz.

  2. Le lac Titicaca bolivien

    Sur la rive est du lac, Copacabana et son sanctuaire marial servent de port d’embarquement pour l’île du Soleil, berceau légendaire des Incas, et l’île de la Lune. Deux jours suffisent, idéalement avec une nuit sur l’île. Le côté péruvien, Puno et les îles flottantes des Uros, est présenté dans notre fiche lac Titicaca.

  3. Le salar d’Uyuni et le Sud Lípez

    La plus grande étendue de sel du monde, puis trois jours de pistes à plus de 4 000 mètres entre lagunes colorées, flamants, geysers et volcans, jusqu’à la frontière chilienne. C’est le temps fort de la plupart des voyages ; on arrive à Uyuni en avion depuis La Paz ou par la route depuis Potosí. Voir notre fiche salar d’Uyuni.

  4. Sucre et Potosí

    Sucre, capitale constitutionnelle aux façades blanchies, est la ville la plus douce du pays, à 2 800 mètres environ. À trois heures de route, Potosí, perchée à plus de 4 000 mètres au pied du Cerro Rico, raconte la fortune de l’argent colonial et le prix humain qu’elle a coûté. Voir notre fiche Sucre et Potosí.

  5. L’Amazonie : Rurrenabaque et Madidi

    Une heure de vol depuis La Paz et l’on passe des glaciers à la forêt tropicale. Rurrenabaque, au bord du río Beni, est la porte d’entrée du parc national Madidi et des pampas du Yacuma, deux univers différents : la forêt dense d’un côté, les savanes inondées riches en caïmans et en capybaras de l’autre. Comptez trois ou quatre jours.

  6. Santa Cruz, Samaipata et les missions de Chiquitos

    Les basses terres de l’Est, chaudes et verdoyantes, sont une autre Bolivie. Santa Cruz, grand aéroport international du pays, donne accès à Samaipata et à son rocher sculpté d’El Fuerte, au parc Amboró et, vers l’est, à la route des missions jésuites de la Chiquitania, inscrite au patrimoine mondial. Prévoyez une boucle de quatre à six jours.

Les pièges à éviter

  1. L’altitude dès la sortie de l’avion

    L’aéroport d’El Alto est à plus de 4 000 mètres, La Paz vers 3 600 et Potosí à plus de 4 000 : maux de tête, essoufflement et nuits hachées sont la règle les premiers jours. Prévoyez deux jours calmes à l’arrivée, buvez beaucoup, évitez l’alcool le premier soir et parlez à une clinique santé-voyage d’un médicament préventif. Si vous le pouvez, commencez par Sucre, plus basse, ou arrivez du Pérou déjà acclimaté.

  2. Blocages routiers et manifestations

    Les barrages routiers font partie de la vie politique bolivienne. Au printemps 2026, 53 jours de blocages, du 1er mai au 23 juin, ont isolé La Paz, El Alto et Cochabamba et provoqué des pénuries d’essence et de nourriture ; un état d’urgence de 90 jours a été décrété le 20 juin, et les routes étaient dégagées à la fin de juillet. Suivez les avis de voyage.gc.ca, gardez une ou deux journées tampons et préférez l’avion pour les longs trajets.

  3. L’argent liquide et le change

    Depuis 2023, le pays manque de dollars et un marché parallèle s’est installé ; à la fin de juin 2026, le taux officiel fixe a été remplacé par un régime flexible, et les prix restent instables. Emportez des dollars américains en billets neufs et intacts, retirez des bolivianos dans les villes et prévoyez de l’argent liquide pour Uyuni, le Sud Lípez et l’Amazonie, où les cartes passent rarement. Vérifiez la situation juste avant le départ.

  4. Le choix du tour-opérateur à Uyuni

    Les circuits du salar et du Sud Lípez se font en 4×4 avec chauffeur, et les accidents graves ne sont pas rares avec des agences à bas prix : véhicules usés, chauffeurs épuisés, absence de radio ou d’oxygène. Choisissez une agence réputée, demandez l’état du véhicule, la ceinture pour chaque passager et le plan en cas de pluie. Le gouvernement du Canada rappelle que le salar peut devenir dangereux en saison des pluies.

  5. La sécurité à La Paz

    Le gouvernement du Canada signale des vols fréquents et des « enlèvements express », où des criminels obligent la victime à vider son compte au guichet. Prenez un radio-taxi appelé par l’hôtel ou une application, jamais un taxi hélé la nuit, et méfiez-vous des faux policiers ou des passants qui renversent quelque chose sur vous.

  6. La région du Chapare

    Entre Cochabamba et Santa Cruz, la région du Chapare, y compris Villa Tunari, fait l’objet d’un avis d’éviter tout voyage en raison du trafic de drogue et des enlèvements. Aucun circuit classique n’y passe, mais vérifiez l’itinéraire si vous voyagez par la route entre ces deux villes.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour aller en Bolivie ?

Non. Les Canadiens obtiennent à l’arrivée un séjour de 30 jours, que l’on peut prolonger sans frais jusqu’à 90 jours par année civile auprès de l’immigration. Le passeport doit être valide six mois après l’entrée, et le gouvernement du Canada indique qu’un préenregistrement en ligne, le SIGEMIG, doit être rempli avant l’arrivée. Vérifiez ces règles sur voyage.gc.ca au moment de réserver.

Comment se rendre en Bolivie depuis Montréal ?

Il n’y a pas de vol direct. Les itinéraires les plus simples passent par Lima, que l’on rejoint sans escale depuis Montréal, puis par un vol vers La Paz ou Santa Cruz ; d’autres passent par Bogotá avec Avianca ou par Panama avec Copa, qui dessert Santa Cruz. Réservez tout sur un même billet, pour être protégé en cas de retard.

La vaccination contre la fièvre jaune est-elle nécessaire ?

Elle est recommandée pour l’Amazonie et les basses terres de l’Est (Beni, Pando, Santa Cruz et une partie de plusieurs autres départements), mais pas pour un voyage limité à l’Altiplano, à La Paz, à Sucre ou à Uyuni. Côté entrée, le gouvernement du Canada exige une preuve de vaccination seulement si vous arrivez d’un pays où la maladie est présente, comme le Pérou ou le Brésil, alors que les CDC américains la disent exigée de tous les voyageurs : consultez une clinique santé-voyage six semaines avant le départ et gardez le certificat avec votre passeport.

Quand voir le salar d’Uyuni en miroir ?

L’effet miroir apparaît quand une pellicule d’eau recouvre le sel, en général de janvier à mars, parfois jusqu’en avril. Les excursions se limitent alors aux zones accessibles, souvent sans l’île Incahuasi, et la pluie peut fermer la route du Sud Lípez. De juin à octobre, le salar est sec, blanc et parcouru de polygones de sel, et toutes les pistes sont ouvertes.

Combien de jours faut-il et peut-on combiner avec le Pérou ?

Douze à quinze jours permettent de voir La Paz, le lac Titicaca, Sucre, Potosí et Uyuni avec le Sud Lípez. Le combiné avec le Pérou est très courant : Cusco et le Machu Picchu, Puno, puis la frontière de Kasani vers Copacabana, avant de continuer par La Paz et Uyuni. Prévoyez alors trois semaines.

Peut-on rejoindre le Chili depuis Uyuni ?

Oui. Le circuit de trois jours dans le Sud Lípez peut se terminer au poste frontière d’Hito Cajón, près de la Laguna Verde, d’où un transfert descend à San Pedro de Atacama en moins d’une heure. Réservez ce transfert avec l’agence, faites tamponner votre passeport à la sortie et gardez des pesos chiliens pour l’arrivée. Voir notre fiche désert d’Atacama.

Sources

Informations vérifiées le 29 septembre 2026. Les formalités changent : votre conseiller confirme celles qui s’appliquent à vos dates.

Repères pratiques

Capitale
Sucre et La Paz
Langues
Espagnol, quechua, aymara
Monnaie
Boliviano (BOB)
Décalage avec Montréal
1 heure de plus qu’à Montréal, en ce moment.
Visa pour un passeport canadien
Visa électronique à demander avant le départ, en ligne. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
Aéroport d’arrivée
La Paz (LPB) — avec correspondance depuis Montréal
Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

Avis officiel — Bolivie

Faire preuve d’une grande prudence (avec avertissements régionaux)

Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 14 octobre 2026 08:28 HAE.

Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.

En images — Bolivie

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