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Comment ça marche · Pour les conseillers

Une colline dorée se reflète dans la pellicule d’eau qui recouvre le salar d’Uyuni en saison des pluies, Bolivie

Salar d’Uyuni

Dix mille kilomètres carrés de sel à 3 650 mètres. De décembre à mars, une pellicule d’eau en fait un miroir parfait ; le reste de l’année, c’est un damier sec qu’on traverse en 4×4. Le circuit de trois jours rejoint les lagunes colorées du Sud Lípez.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

Les incontournables à Salar d’Uyuni

  • Un 4x4 reflété comme dans un miroir sur la pellicule d’eau du salar d’Uyuni en saison des pluies, Bolivie

    L’effet miroir de la saison des pluies

    Quand quelques centimètres d’eau recouvrent le sel, en général de janvier à mars, le salar devient un miroir parfait où le ciel, les nuages et les 4×4 se reflètent sans ligne d’horizon. Le phénomène est plus net le matin, avant le vent, et au coucher du soleil. Les agences d’Uyuni proposent des sorties de demi-journée ou de fin d’après-midi vers les zones inondées, à une vingtaine de kilomètres de Colchani. Emportez des bottes de caoutchouc, souvent prêtées par l’agence, des lunettes de soleil et de la crème, car la réverbération est intense. Le miroir a un prix : une partie du salar devient inaccessible, et le gouvernement du Canada avertit que le salar peut devenir dangereux en saison des pluies.

  • Les cactus géants de l’île Incahuasi dressés au-dessus de l’étendue blanche du salar d’Uyuni, Bolivie

    L’île Incahuasi

    Au cœur de la mer de sel, à environ deux heures de piste d’Uyuni, cette ancienne île émerge, hérissée de cactus géants qui poussent d’un centimètre par an et atteignent une douzaine de mètres. Un sentier de pierre en fait le tour et grimpe au sommet, d’où l’on voit le salar à perte de vue, blanc et découpé en polygones. Comptez une heure de marche, lentement, car on est à plus de 3 600 mètres, et payez l’entrée en bolivianos à l’arrivée. C’est souvent l’arrêt du déjeuner des circuits, pris sur des tables de sel. En saison des pluies, l’île est généralement hors d’atteinte, entourée d’eau trop profonde pour les véhicules.

  • Locomotives à vapeur rouillées alignées dans le cimetière de trains, à la sortie de la ville d’Uyuni, Bolivie

    Le cimetière de trains

    À deux ou trois kilomètres au sud d’Uyuni, le long de la voie ferrée vers le Chili, des dizaines de locomotives à vapeur et de wagons rouillés reposent dans le désert, souvenirs de l’époque où la ville était un carrefour ferroviaire pour les minerais de la région. On grimpe sur les carcasses, on se glisse dans les cabines, et les photos au soleil couchant sont superbes. La plupart des circuits s’y arrêtent en premier, en fin de matinée, avec beaucoup de monde : venez plutôt tôt le matin ou en fin de journée par vos propres moyens. Prenez garde aux bords coupants et aux planchers percés. L’accès est libre.

  • Les eaux vert pâle de la Laguna Verde au pied du volcan Licancabur, Sud Lípez, près de la frontière chilienne, Bolivie

    La Laguna Verde et le Licancabur

    À l’extrême sud du pays, au pied du volcan Licancabur, cette lagune doit sa couleur vert pâle à des minéraux en suspension, plus intense quand le vent agite l’eau en fin de matinée. Sa voisine, la Laguna Blanca, forme un contraste blanc laiteux. C’est le dernier arrêt du circuit de trois jours, à quelques minutes du poste frontière d’Hito Cajón, d’où l’on descend vers San Pedro de Atacama, au Chili. Si vous rentrez à Uyuni, la vue du matin vaut la longue journée de piste qui suit. Couvrez-vous : le vent y est glacial, même au soleil.

  • Fumerolles et mares de boue bouillonnante du champ géothermique Sol de Mañana, à près de 5 000 mètres, Sud Lípez, Bolivie

    Les geysers de Sol de Mañana

    Entre 4 800 et 5 000 mètres d’altitude, ce champ géothermique aligne fumerolles, jets de vapeur et mares de boue grise qui bouillonnent dans une odeur de soufre. On y arrive à l’aube, le deuxième ou le troisième jour du circuit, quand la vapeur est la plus visible dans l’air froid. Restez sur les zones fermes et à distance des mares : le sol est fragile et les brûlures graves. Juste après, les sources chaudes de Polques invitent à un bain dans une eau autour de 30 degrés, face à une lagune gelée. Gardez un maillot sous vos vêtements et une serviette à portée de main.

  • L’Árbol de Piedra, rocher sculpté par le vent en forme d’arbre dans le désert de Siloli, Sud Lípez, Bolivie

    L’Árbol de Piedra

    Dans le désert de Siloli, un rocher volcanique sculpté par le vent de sable s’élargit au sommet comme un arbre posé sur une tige étroite. Il se dresse au milieu d’un chaos de blocs aux formes étranges, où l’on se promène librement. L’arrêt dure une demi-heure, souvent le deuxième jour, entre les lagunes à flamants et la Laguna Colorada. Il est interdit de grimper sur l’arbre lui-même. La lumière est plus belle en fin d’après-midi, mais le vent y est souvent très fort.

  • Flamants des Andes en quête de nourriture dans la Laguna Hedionda, sur la route des lagunes du Lípez, Bolivie

    Les lagunes à flamants et la Laguna Colorada

    Le deuxième jour, la piste enchaîne les lagunes Cañapa, Hedionda, Chiar Khota et Honda, où se nourrissent les trois espèces de flamants des Andes, sous des volcans de plus de 5 000 mètres. Le clou est la Laguna Colorada, dans la réserve Eduardo Avaroa, dont les eaux rouges et les îlots de borax blancs abritent des milliers d’oiseaux. Le belvédère offre la meilleure vue en fin d’après-midi, quand la couleur est la plus vive. Payez l’entrée de la réserve en bolivianos au poste de garde. Avancez doucement sur les rives pour ne pas faire fuir les flamants.

  • Petits cônes de sel mis à sécher par les saliniers près de Colchani, en bordure du salar d’Uyuni, Bolivie

    Colchani et les saliniers

    Au bord du salar, le village de Colchani vit de l’extraction du sel, que les familles raclent, mettent en petits cônes à sécher, puis iodent et ensachent dans de modestes ateliers. On y visite une petite coopérative, et les boutiques vendent sculptures de sel, tissages et lainages. C’est aussi le point d’entrée des véhicules sur le salar et le lieu des premiers hôtels de sel. Achetez directement aux artisans et demandez avant de photographier les travailleurs. Tout près, le monument du Dakar et la place des Drapeaux marquent le début de la croûte de sel.

  • Silhouette d’un voyageur au coucher du soleil sur les polygones de sel inondés du salar d’Uyuni, Bolivie

    Le coucher de soleil sur le salar

    Rester sur le sel quand le soleil descend est l’une des plus belles expériences du voyage : le blanc vire au rose, puis au violet, et les silhouettes s’allongent sur les polygones. Beaucoup d’agences proposent une sortie de fin d’après-midi qui se prolonge par l’observation des étoiles, loin de toute lumière. La température chute brutalement dès le coucher du soleil : prévoyez tuque, gants et doudoune. En saison sèche, c’est aussi le moment des photos en perspective, avec objets et figurines que les guides adorent mettre en scène.

  • Rochers épars et volcans aux teintes pastel du désert de Salvador Dalí, dans la réserve Eduardo Avaroa, Sud Lípez, Bolivie

    Le désert de Salvador Dalí

    Dans la réserve Eduardo Avaroa, des rochers épars posés sur un sable ocre, sous des volcans aux teintes pastel, rappellent les paysages surréalistes du peintre catalan, d’où son surnom. On le traverse le dernier jour, entre les geysers et la Laguna Verde, sans s’y arrêter longtemps. C’est le moment de mesurer l’immensité de l’Altiplano et son silence. La lumière du matin, rasante, fait ressortir les couleurs. Aucun service n’existe sur place : gardez de l’eau et des encas dans le véhicule.

Notre itinéraire à Salar d’Uyuni

  1. Jour 1 — Colchani, le salar et Incahuasi

    Partez d’Uyuni vers 10 h avec votre chauffeur-guide et arrêtez-vous d’abord au cimetière de trains, puis à Colchani pour voir le travail du sel. Entrez sur le salar par le monument du Dakar et roulez jusqu’aux Ojos de Sal, de petites sources qui bouillonnent à travers la croûte. Déjeunez à l’île Incahuasi, sur des tables de sel, et montez au sommet parmi les cactus. L’après-midi, prenez vos photos en perspective, puis profitez du coucher du soleil sur le sel. Dormez dans un hôtel de sel au bord du salar, vers San Juan ou Colchani selon l’itinéraire.

  2. Jour 2 — Les lagunes et la Laguna Colorada

    Traversez le petit salar de Chiguana, avec le volcan Ollagüe et sa fumerolle au loin, puis enchaînez les lagunes Cañapa, Hedionda et Honda et leurs flamants. Déjeunez au bord de l’une d’elles, dans le vent. Montez ensuite vers le désert de Siloli et l’Árbol de Piedra, avant d’arriver à la Laguna Colorada en fin d’après-midi, quand l’eau est la plus rouge. Couchez-vous tôt dans un refuge ou chez Tayka del Desierto, habillé chaudement, car la nuit descend largement sous zéro.

  3. Jour 3 — Geysers, bain chaud et frontière

    Levez-vous vers 5 h pour atteindre les geysers de Sol de Mañana à l’aube, dans la vapeur et le froid. Réchauffez-vous ensuite dans les sources de Polques en prenant le petit-déjeuner, puis traversez le désert de Salvador Dalí jusqu’à la Laguna Verde et au Licancabur. Ceux qui continuent vers le Chili passent la frontière d’Hito Cajón et descendent à San Pedro de Atacama en moins d’une heure. Les autres rentrent à Uyuni par une longue piste, avec des arrêts à Villa Mar et dans la vallée des Rochers, pour arriver en fin d’après-midi.

Activités et loisirs

  • La nuit des étoiles

    Loin de toute lumière et à plus de 3 600 mètres, le ciel du salar est d’une pureté rare, avec la Voie lactée et les Nuages de Magellan visibles à l’œil nu. Des agences proposent des sorties après le souper, parfois jusqu’au lever du soleil. Choisissez une nuit sans lune et habillez-vous comme pour un hiver québécois.

  • Le lever de soleil sur le salar

    Pour la lumière la plus douce et, en saison des pluies, le miroir le plus calme, partez vers 4 h 30 d’Uyuni ou sortez directement de votre hôtel de sel. Le spectacle dure une demi-heure, puis le vent se lève. Prévoyez des vêtements très chauds et un thermos.

  • Le volcan Tunupa et les momies de Coquesa

    Au nord du salar, le village de Coquesa garde, dans une petite grotte, des momies préhispaniques, et un sentier monte sur les flancs du volcan Tunupa jusqu’à un belvédère sur son cratère coloré. La randonnée demande une bonne acclimatation et une demi-journée. On la fait souvent depuis Tahua, avec une nuit au Tayka de Sal.

  • Les photos en perspective

    Sur la surface plate et blanche du salar sec, l’absence de repères permet de jouer avec les échelles : personnes minuscules dans une main, dinosaure en plastique géant, bouteille qui domine le groupe. Les guides connaissent tous les trucs et apportent souvent des accessoires. Prévoyez une demi-heure et un téléphone à la batterie chargée, car le froid la vide vite.

  • Pulacayo, ville minière fantôme

    À une vingtaine de kilomètres d’Uyuni, Pulacayo fut au XIXe siècle l’un des grands centres de l’argent bolivien, avec les premières locomotives du pays. Il reste des ateliers, des wagons anciens et une atmosphère de ville à demi abandonnée. Une halte peu fréquentée pour compléter le cimetière de trains.

  • Le marché et la ville d’Uyuni

    Uyuni est une ville de passage, aux rues larges et venteuses, mais son marché central et ses comptoirs de nourriture la rendent attachante le temps d’un après-midi. Le jeudi, un marché en plein air s’étire aussi sur plusieurs pâtés de maisons de l’avenue Potosí. Faites-y le plein de fruits secs, de biscuits de quinoa et d’eau avant le départ vers le Sud Lípez.

  • Les sources chaudes de Polques

    Au sud du circuit, ces bassins naturels d’eau chaude dominent une lagune souvent gelée au petit matin, face aux montagnes. Le bain au lever du jour, après les geysers, est l’un des grands moments du voyage. Il y a des vestiaires sommaires : gardez votre maillot sous vos vêtements.

  • Poursuivre vers San Pedro de Atacama

    Le circuit de trois jours peut se terminer à la frontière chilienne d’Hito Cajón, d’où un minibus descend en moins d’une heure jusqu’à San Pedro de Atacama, dans le désert le plus aride du monde. Réservez ce transfert avec votre agence, et gardez des pesos chiliens pour l’arrivée. La suite du voyage est présentée dans notre fiche sur le désert d’Atacama.

Où manger à Salar d’Uyuni

Les saveurs à goûter

  • La quinoa royale — La quinoa real pousse sur les rives du salar, où les paysans la cultivent depuis des millénaires. On la déguste en soupe, en galettes ou en risotto, et on la rapporte en sachet depuis Uyuni.
  • La viande de lama — Maigre et savoureuse, elle se sert grillée en médaillons, en ragoût ou séchée en charque, souvent avec des pommes de terre et de la quinoa. On la trouve dans presque tous les restaurants d’Uyuni.
  • Les k’ispiñas — Petits biscuits vapeur à base de farine de quinoa, moulés à la main, que l’on grignote avec le thé. On les achète au marché d’Uyuni ou dans les villages du salar.
  • Le maté de coca — Infusion de feuilles de coca servie partout sur l’Altiplano pour aider à supporter l’altitude. On en boit au petit-déjeuner et en route ; ne la rapportez pas au Canada, où elle est interdite.
  • La soupe de quinoa — Le repas du soir des refuges du Sud Lípez commence presque toujours par une soupe brûlante de quinoa et de légumes, bienvenue après une journée dans le vent.

Nos tables

  • Tika

    Uyuni, hôtel Jardines de Uyuni · Cuisine bolivienne et du monde

    La table de l’hôtel Jardines de Uyuni revisite les classiques de l’Altiplano : soupe de quinoa royale et de bœuf, potojchi de lama servi sur pierre volcanique, poulet grillé sur riz noir en clin d’œil au volcan Tunupa. Une bonne adresse pour le soir de l’arrivée ou du retour ; vérifiez qu’elle reçoit les clients extérieurs.

    Site officiel

  • Restaurant Tunupa

    Colchani, hôtel Luna Salada · Cuisine régionale

    Le restaurant de l’hôtel Luna Salada sert une cuisine régionale face au salar, avec de grandes baies vitrées qui prennent la lumière du couchant. Réservez si vous ne dormez pas sur place, et prolongez la soirée au salon MUXSA.

    Site officiel

  • Le restaurant du Palacio de Sal

    Bord du salar, à environ 25 km d’Uyuni · Table d’hôtel

    Dans un décor entièrement taillé dans le sel, le restaurant de l’hôtel qui se présente comme le premier hôtel de sel du monde propose une cuisine soignée à base de produits andins, lama et quinoa en tête. Une belle table pour un soir de fête ; réservez si vous ne dormez pas sur place.

    Site officiel

  • Le marché central d’Uyuni

    Uyuni, centre · Marché

    Les comedores du marché servent soupes, plats du jour et jus de fruits aux habitants dès le matin. C’est l’endroit le plus authentique pour un repas rapide, avec un api chaud et des pâtisseries au petit-déjeuner.

    Site officiel

Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.

Notre sélection d’hôtels

  • Palacio de Sal

    Bord du salar, à environ 25 km d’Uyuni · Luxe

    Murs, voûtes et une partie du mobilier sont faits de blocs de sel dans cet hôtel qui se présente comme le premier du genre au monde. Spa, restaurant gastronomique et suites avec vue sur le salar.

    Site officiel

  • Luna Salada

    Colchani · Hôtel de charme

    Un hôtel de sel au décor andin, face au salar, avec le restaurant Tunupa, le salon MUXSA et un spa dont le hammam donne sur l’étendue blanche. Une base confortable pour les couchers de soleil.

    Site officiel

  • Tayka de Sal

    Tahua, au pied du volcan Tunupa · Hôtel de charme

    Membre d’un réseau d’hôtels créé avec les communautés locales, qui en perçoivent les profits, il loge ses hôtes dans des chambres en blocs de sel au bord nord du salar. Idéal pour une randonnée sur le Tunupa.

    Site officiel

  • Tayka de Piedra

    San Pedro de Quemes · Hôtel de charme

    Construit en pierre près des ruines du Pueblo Quemado, ce petit hôtel communautaire marque une étape confortable entre le salar et les lagunes du sud.

    Site officiel

  • Tayka del Desierto

    Désert de Siloli, Sud Lípez · Hôtel de charme

    Au milieu des lagunes, sur les terres de la communauté de Soniquera, il remplace les refuges rudimentaires par des chambres simples et chauffées. Une vraie différence pour la nuit la plus froide du circuit.

    Site officiel

  • Jardines de Uyuni

    Uyuni, avenue Potosí · Adresse abordable et bien située

    En pleine ville, un hôtel chaleureux avec petit-déjeuner buffet et le restaurant Tika, pratique pour la nuit avant le départ ou au retour du Sud Lípez.

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  • Rosario Uyuni

    Uyuni · Adresse abordable et bien située

    L’adresse d’Uyuni du groupe hôtelier Rosario, au décor inspiré des traditions andines. Un choix sûr et central pour une ou deux nuits.

    Site officiel

Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.

Où aller, où loger

  1. Uyuni

    Ville de départ des circuits, Uyuni concentre les agences, les distributeurs, les restaurants et des hôtels de toutes gammes. C’est le choix pratique pour une nuit avant ou après l’excursion, surtout si vous arrivez par avion depuis La Paz. Les rues sont poussiéreuses et venteuses, mais tout se fait à pied autour de l’avenue Potosí et de la place Arce.

  2. Colchani et le bord du salar

    À une vingtaine de kilomètres d’Uyuni, le village de Colchani et les rives voisines accueillent la plupart des hôtels de sel. On y dort au bord de la croûte blanche, ce qui permet d’assister au lever et au coucher du soleil sans rouler de nuit. Idéal pour les couples et les voyageurs qui veulent profiter du salar au-delà de la simple excursion.

  3. Tahua et le nord du salar

    Au pied du volcan Tunupa, les villages de Tahua et de Coquesa offrent une vision plus rurale et plus calme du salar, avec des champs de quinoa et des randonnées sur le volcan. Le Tayka de Sal, géré avec la communauté, y propose des chambres simples et confortables. Une étape parfaite pour un voyage sur mesure.

  4. Le Sud Lípez

    La région des lagunes et des volcans, au sud, ne compte que des refuges sommaires, quelques hôtels de charme et de rares villages comme Villa Mar ou Quetena. On y dort une ou deux nuits pendant le circuit, souvent sans chauffage et avec des douches rares. Pour plus de confort, demandez un itinéraire qui passe par le Tayka del Desierto ou le Tayka de Piedra.

Les pièges à éviter

  1. Choisir un tour-opérateur sérieux

    Des accidents graves, parfois mortels, se produisent chaque année sur les pistes du salar et du Sud Lípez : collisions frontales entre 4×4, véhicules usés, chauffeurs fatigués ou ivres. Évitez les agences les moins chères, lisez les avis récents, exigez des ceintures pour chaque passager, une radio ou un téléphone satellite, une trousse de premiers soins et de l’oxygène, et un chauffeur qui ne boit pas. Un circuit privé ou en petit groupe coûte plus cher, mais on choisit alors son véhicule et son rythme.

  2. La saison des pluies

    De décembre à mars, le salar se couvre d’eau, et le gouvernement du Canada avertit qu’il peut devenir dangereux. L’île Incahuasi est souvent hors d’atteinte, certaines pistes du sud sont coupées et des circuits sont annulés. Pour le miroir, contentez-vous des zones sûres proches de Colchani, et gardez une journée de marge.

  3. Le froid et l’altitude

    Le circuit monte jusqu’à près de 5 000 mètres, et les nuits dans le Sud Lípez descendent souvent sous −10 °C, parfois bien plus bas en juillet. Emportez un sac de couchage chaud, une tuque, des gants, des couches de laine et de la crème solaire. Ne faites pas le circuit sans deux ou trois jours d’acclimatation préalable, et parlez à votre médecin d’un médicament préventif.

  4. L’argent liquide

    Les distributeurs n’existent qu’à Uyuni. Les entrées de la réserve Eduardo Avaroa, de l’île Incahuasi, des toilettes et des sources chaudes se paient en bolivianos, rarement par carte. Retirez assez d’argent avant de partir et gardez quelques petites coupures.

  5. Le passage au Chili

    Si vous continuez vers San Pedro de Atacama, faites tamponner votre passeport à la sortie de Bolivie et ne transportez ni fruits, ni légumes, ni viande, ni feuilles de coca : les contrôles sanitaires chiliens sont stricts. Réservez le transfert avec l’agence, et vérifiez l’heure d’ouverture du poste frontière.

Sources

Repères pratiques

Capitale
Sucre et La Paz
Langues
Espagnol, quechua, aymara
Monnaie
Boliviano (BOB)
Décalage avec Montréal
1 heure de plus qu’à Montréal, en ce moment.
Visa pour un passeport canadien
Visa électronique à demander avant le départ, en ligne. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
Aéroport d’arrivée
La Paz (LPB) — avec correspondance depuis Montréal
Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

Avis officiel — Bolivie

Faire preuve d’une grande prudence (avec avertissements régionaux)

Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 14 octobre 2026 08:28 HAE.

Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.

En images — Salar d’Uyuni

Cliquez ou touchez une photo pour l’agrandir ; son crédit s’affiche avec elle.

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