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Comment ça marche · Pour les conseillers

Charrette et passants dans une ruelle de la médina de Marrakech

Marrakech

La place Jemaa el-Fna, les souks et les jardins Majorelle : une ville d’intensité, qu’un guide rend lisible dès la première journée. Les riads de la médina sont la seule façon d’y dormir vraiment. L’Atlas et la vallée de l’Ourika sont à une heure.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

Les incontournables à Marrakech

  • La place Jemaa el-Fna s’illumine des fumées des stands de grillades au crépuscule, face à la Koutoubia, Marrakech, Maroc

    La place Jemaa el-Fna

    Cœur battant de la médina, la place change de visage au fil de la journée : jus d’orange pressé et tatoueuses au henné le matin, conteurs, musiciens gnaoua et acrobates à mesure que la chaleur tombe. Vers 18 h, des dizaines de stands numérotés s’installent et la fumée des grillades monte sous les lampes. Son patrimoine oral a été proclamé chef-d’œuvre par l’UNESCO en 2001, et c’est bien le spectacle vivant qui fait son prix. Pour la vue d’ensemble, prenez un thé sur l’une des terrasses qui la bordent au coucher du soleil, puis descendez vous perdre dans la foule. Gardez vos affaires près du corps et quelques pièces pour les musiciens que vous écoutez.

  • Le minaret de la Koutoubia se dresse au-dessus des palmiers et des orangers de ses jardins, Marrakech, Maroc

    La Koutoubia et ses jardins

    Haut de 77 m, le minaret almohade du XIIe siècle sert de repère dans toute la ville, et aucune construction de la médina n’a le droit de le dépasser. Ses proportions ont inspiré la Giralda de Séville et la tour Hassan de Rabat ; regardez les décors de pierre qui changent sur chacune de ses faces. La salle de prière est réservée aux musulmans, mais les jardins d’orangers et de rosiers qui l’entourent sont ouverts à tous. Au pied du minaret, on distingue les fondations de la première mosquée, abandonnée parce qu’elle était mal orientée vers La Mecque. Passez-y en fin de journée, quand la pierre rosit, puis rejoignez Jemaa el-Fna à cinq minutes de marche.

  • La villa bleu Majorelle, ses cactus et ses jarres jaunes au bord du bassin du jardin Majorelle, Marrakech, Maroc

    Le jardin Majorelle

    Aménagé à partir de 1923 par le peintre Jacques Majorelle, puis sauvé en 1980 par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, ce jardin de cactus, de bambous et de bassins est dominé par la villa-atelier au bleu intense qui porte désormais le nom du peintre. Le billet donne aussi accès au musée Pierre Bergé des arts berbères, installé dans l’atelier, dont la salle des bijoux vaut à elle seule le détour, et au musée Yves Saint Laurent voisin. Les billets se vendent uniquement en ligne, sur le site officiel, avec un créneau horaire : réservez quelques jours à l’avance. Venez à l’ouverture, à 8 h, avant les groupes et la chaleur. Comptez deux heures pour l’ensemble, puis poursuivez vers les cafés et les boutiques de Guéliz.

  • La grande cour de marbre du palais de la Bahia et ses galeries aux boiseries peintes, Marrakech, Maroc

    Le palais de la Bahia

    Construit à la fin du XIXe siècle pour le grand vizir Ba Ahmed, le palais aligne salons, cours et jardins sur plusieurs hectares, au sud de la médina. Levez les yeux vers les plafonds de cèdre peints, les stucs ciselés et les zelliges, puis traversez la grande cour, pavée de marbre et bordée de galeries aux boiseries colorées. Les appartements des épouses et des concubines se succèdent autour de petits patios plantés de bananiers et d’orangers. Arrivez à l’ouverture, car les groupes envahissent les salles dès le milieu de la matinée. Prévoyez une heure, et enchaînez avec le quartier juif du Mellah et le marché aux épices de la place des Ferblantiers, tout proches.

  • Les étals d’étoffes et de babouches sous le treillis de bois du souk Semmarine, dans la médina de Marrakech, Maroc

    Les souks de la médina

    Au nord de Jemaa el-Fna, le souk Semmarine ouvre un labyrinthe de ruelles couvertes où chaque métier a son quartier : babouches, cuir, lanternes, tapis, bois sculpté, épices. Le souk des teinturiers, avec ses écheveaux de laine suspendus au-dessus des têtes, et celui des forgerons, où l’on martèle le fer à la main, comptent parmi les plus photogéniques. Le marchandage est la règle : fixez-vous un prix avant d’entrer dans la boutique et restez aimable. Les matinées sont plus calmes, et bien des échoppes ferment le vendredi à midi. Pour comparer les prix sans pression, faites d’abord un tour à l’Ensemble artisanal de l’avenue Mohammed-V, où tout est affiché.

  • La cour de la médersa Ben Youssef, son bassin, ses stucs ciselés et ses boiseries de cèdre, Marrakech, Maroc

    La médersa Ben Youssef

    Longtemps la plus grande école coranique du Maghreb, elle a été rebâtie au XVIe siècle par les Saadiens et accueillait des centaines d’étudiants dans ses cellules à l’étage. La cour centrale, avec son bassin rectangulaire, ses stucs dentelés, ses zelliges et ses linteaux de cèdre sculpté, compte parmi les plus beaux décors de la ville. Montez à l’étage pour voir les minuscules chambres qui donnent sur de petits patios. Rouverte après une longue restauration, elle attire du monde : visez l’ouverture ou la fin d’après-midi. À deux pas, la Maison de la photographie et le musée de Marrakech complètent une belle matinée dans le nord de la médina.

  • La salle des Douze Colonnes des tombeaux saadiens, ses stèles de marbre et ses zelliges, Marrakech, Maroc

    Les tombeaux saadiens

    Murés par le sultan Moulay Ismaïl, qui voulait effacer la mémoire de la dynastie précédente, ces mausolées du XVIe siècle n’ont été redécouverts qu’en 1917, grâce à une photographie aérienne, selon la tradition. La salle des Douze Colonnes, où repose le sultan Ahmed al-Mansour, déploie colonnes de marbre de Carrare, stucs et coupole de cèdre doré. On la voit depuis l’entrée, par une porte, d’où une file d’attente qui peut être longue au milieu de la journée. Allez-y dès l’ouverture et comptez une demi-heure sur place. La porte Bab Agnaou et la mosquée de la Kasbah se trouvent juste à côté.

  • Les murailles ruinées du palais El Badi et les nids de cigognes se reflètent dans le grand bassin, Marrakech, Maroc

    Le palais El Badi

    Édifié à partir de 1578 par Ahmed al-Mansour, à la gloire de sa victoire à la bataille des Trois Rois, le palais « l’Incomparable » fut dépouillé de ses marbres et de ses ors par Moulay Ismaïl un siècle plus tard. Il en reste d’immenses murailles de pisé, où nichent les cigognes, et une vaste cour creusée de bassins et plantée d’orangers. Montez sur les remparts pour la vue sur la médina et, par temps clair, sur les sommets enneigés de l’Atlas. Un pavillon abrite le minbar de la Koutoubia, chaire de bois sculpté du XIIe siècle. Comptez une heure, de préférence en fin d’après-midi, quand la lumière dore les murs.

  • Les arcs sculptés de la porte Bab Agnaou, entrée almohade de la kasbah dans les remparts ocre, Marrakech, Maroc

    La Kasbah et la porte Bab Agnaou

    Au sud de la médina, le quartier de la Kasbah s’ouvre par Bab Agnaou, porte almohade du XIIe siècle dont les arcs sculptés de pierre bleue tranchent sur les remparts de pisé ocre. Derrière, la mosquée de la Kasbah et les tombeaux saadiens voisinent avec des ruelles plus calmes qu’autour de Jemaa el-Fna. C’est un bon quartier pour déjeuner au Café Clock ou flâner entre les échoppes de quartier. Le matin, la lumière frappe la porte de face : c’est le meilleur moment pour la photographier. Faites-en le point de départ d’une promenade qui mène ensuite au palais El Badi et au Mellah.

  • L’oued Ourika serpente entre vergers et villages de terre au fond de sa vallée du Haut Atlas, près de Marrakech, Maroc

    Le Haut Atlas en excursion

    À une heure et demie de route, la vallée de l’Ourika déroule ses vergers, ses villages de terre et ses cafés posés au bord de l’oued jusqu’à Setti Fatma, d’où un sentier monte vers une série de cascades. Plus à l’ouest, Imlil est le point de départ des randonnées vers le Toubkal, le plus haut sommet d’Afrique du Nord, et des balades entre les hameaux berbères. Partez tôt, avec un guide de montagne agréé, et apportez de bonnes chaussures et une couche chaude, même au printemps. Plusieurs villages de la région, touchés par le séisme de septembre 2023, se reconstruisent : les visites y restent possibles et apportent des revenus bienvenus. Le samedi, arrêtez-vous au souk hebdomadaire d’Asni, sur la route d’Imlil.

Notre itinéraire à Marrakech

  1. Jour 1 — La médina, de la Koutoubia aux souks

    Commencez tôt au pied de la Koutoubia, puis traversez Jemaa el-Fna encore calme pour vous enfoncer dans le souk Semmarine. Laissez-vous guider jusqu’à la médersa Ben Youssef, que vous visiterez avant l’affluence de la fin de matinée, et jetez un œil à la Maison de la photographie. Déjeunez au Jardin, un riad planté de bananiers au milieu des souks. L’après-midi, faites le tour du souk des teinturiers et du Jardin secret, dans le quartier de Mouassine, puis montez prendre un thé sur une terrasse au-dessus de Jemaa el-Fna pour le coucher du soleil. Le soir, descendez sur la place parmi les conteurs et les stands de grillades, ou réservez une table chez Nomad, sur la place des Épices.

  2. Jour 2 — Palais, tombeaux et jardins

    Soyez au jardin Majorelle à l’ouverture, billet en ligne en poche, puis visitez le musée Yves Saint Laurent voisin. Déjeunez chez Al Fassia, à Guéliz, et prenez un taxi jusqu’à Bab Agnaou pour les tombeaux saadiens. Le milieu d’après-midi appartient au palais de la Bahia et au Mellah, puis au palais El Badi, où les cigognes s’agitent quand la lumière baisse. Offrez-vous ensuite un hammam et un gommage au savon noir dans un établissement de la médina ou de votre riad. Le soir, dînez sous les lanternes du Foundouk ou dans le décor de palais de Dar Yacout.

  3. Jour 3 — Une journée dans l’Atlas

    Partez vers 8 h avec votre chauffeur pour la vallée de l’Ourika ou pour Imlil, en passant par Asni. Marchez deux ou trois heures entre les villages berbères et les noyers, avec un guide local, et déjeunez d’un tajine sur une terrasse face aux sommets. Sur la route du retour, arrêtez-vous dans une coopérative d’huile d’argan tenue par des femmes. De retour en fin d’après-midi, reposez-vous au bord de la piscine de votre riad. Pour la dernière soirée, dînez sur un toit-terrasse de la médina avec la Koutoubia illuminée en toile de fond.

Activités et loisirs

  • Le hammam et le gommage

    Rite hebdomadaire des Marrakchis, le hammam associe salle chaude, savon noir à l’huile d’olive et gommage vigoureux au gant de kessa. Les hammams de quartier sont bon marché et très authentiques, mais séparés par sexe et peu explicatifs pour les visiteurs. Les spas des riads et des palaces proposent une version plus intime, souvent suivie d’un massage à l’huile d’argan. Réservez la veille et prévoyez une heure et demie.

  • Un cours de cuisine

    Apprendre à monter un tajine ou à rouler un couscous est l’un des meilleurs souvenirs à rapporter. Au centre Amal de Targa, qui forme des femmes en situation difficile aux métiers de la restauration, les cours se donnent chaque jour dans un jardin. Le Café Clock, dans la Kasbah, propose aussi des ateliers, précédés d’une visite du marché. Réservez en ligne quelques jours avant.

  • La montgolfière au lever du soleil

    Plusieurs compagnies décollent avant l’aube de la campagne au nord de Marrakech, pour survoler les douars, les palmeraies et les premiers contreforts de l’Atlas dans la lumière du matin. Le vol dure environ une heure, suivi d’un petit-déjeuner berbère sous la tente. Les départs dépendent du vent et sont parfois annulés à la dernière minute : gardez une matinée de réserve. Le ramassage à l’hôtel se fait vers 5 h.

  • Le désert d’Agafay

    Situé à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest, ce désert de pierres aux collines lunaires offre un avant-goût du Sahara sans les longues heures de route. On y part en quad, en buggy ou à dos de dromadaire, puis on dîne sous la tente dans l’un des camps, face aux sommets de l’Atlas qui rougissent au coucher du soleil. Certains camps proposent aussi de passer la nuit. Faites-vous conseiller sur le camp, les offres étant très inégales.

  • Les musées de la médina

    Le Jardin secret, riad restauré du quartier de Mouassine, réunit un jardin islamique et un jardin exotique, avec une tour d’où l’on voit les toits. La Maison de la photographie expose des tirages anciens du Maroc et possède une terrasse agréable. Le musée de Marrakech, dans le palais Dar Menebhi, vaut surtout pour sa grande cour couverte et son lustre géant. Vérifiez les horaires, qui varient selon la saison et pendant le ramadan.

  • Le shopping malin

    Babouches, lanternes de cuivre, tapis berbères, céramiques de Tamegroute, huile d’argan : la médina regorge de tentations. Commencez par l’Ensemble artisanal, avenue Mohammed-V, pour connaître les prix de référence, puis marchandez dans les souks. Pour les créateurs, filez aux concept stores de Guéliz et de la rue Majorelle. Les tapis anciens s’achètent chez un marchand reconnu, qui fournit un reçu et organise l’envoi.

  • La Palmeraie en calèche ou à dromadaire

    Aux portes nord de la ville, la Palmeraie étend ses milliers de palmiers entre villas, golfs et hôtels de luxe. Une balade à dos de dromadaire en fin d’après-midi, ou un tour en calèche depuis la place de la Koutoubia, change du tumulte de la médina. Les familles apprécient aussi les piscines des clubs de plage de la Palmeraie, ouverts à la journée. Négociez le prix et la durée de la calèche avant de monter.

  • Une excursion à Essaouira

    À moins de trois heures de route vers l’ouest, le port fortifié d’Essaouira offre une journée de vent du large, de poisson grillé et de remparts face à l’Atlantique. En chemin, les chèvres grimpées dans les arganiers font un arrêt photo célèbre, souvent monnayé par les bergers. L’aller-retour dans la journée est possible, mais une nuit sur place permet de profiter du coucher du soleil sur la Skala. Les autocars Supratours et CTM relient les deux villes plusieurs fois par jour.

  • Les cascades d’Ouzoud

    À environ trois heures au nord-est, l’oued el-Abid se jette de plus de cent mètres dans une gorge verdoyante, en plusieurs chutes. Un sentier descend au pied des cascades, entre oliviers et petites terrasses de café, et des barques rejoignent le bassin. Les singes magots vivent dans les arbres autour du site ; ne les nourrissez pas. Le printemps, quand l’eau est abondante, est la meilleure saison.

  • Les soirées sur les toits

    Les nuits de Marrakech se passent en hauteur : terrasses de restaurants face à la Koutoubia, bars sur les toits de riads, lounges de l’Hivernage pour ceux qui aiment la musique plus forte. Plusieurs restaurants de la médina accueillent des musiciens gnaoua ou andalous au dîner. L’alcool n’est servi que dans les établissements titulaires d’un permis, rares autour de Jemaa el-Fna. Réservez les terrasses les plus courues pour l’heure du coucher de soleil.

Où manger à Marrakech

Les saveurs à goûter

  • La tanjia marrakchie — La spécialité de la ville : de la viande de bœuf ou d’agneau, du citron confit, de l’ail et du cumin, enfermés dans une jarre de terre qui cuit toute la nuit dans les cendres d’un hammam. Goûtez-la dans les gargotes de la place des Épices ou sur la terrasse des restaurants de la médina.
  • La pastilla — Feuilles de pâte très fines, farce de pigeon ou de poulet aux amandes, cannelle et sucre glace : un sucré-salé d’apparat. La version aux fruits de mer, sans sucre, est aussi très courante. Al Fassia et Dar Yacout en servent de belles versions.
  • Le couscous du vendredi — Le vendredi midi, les familles marocaines se réunissent autour d’un grand plat de couscous aux sept légumes. Beaucoup de restaurants ne le servent que ce jour-là : c’est le moment d’en goûter un vrai, par exemple chez Amal.
  • Les escargots de Jemaa el-Fna — Servis dans un bouillon parfumé à une quinzaine d’épices et d’herbes, dont l’anis et la menthe sauvage, ils se dégustent debout, dans un petit bol, aux stands de la place. Le bouillon passe pour un remède digestif.
  • Le méchoui — Agneau entier cuit lentement dans un four creusé dans le sol, servi avec du sel et du cumin. Les rôtisseurs de la ruelle des méchouis, à l’angle de Jemaa el-Fna, le découpent au poids dès la fin de la matinée.
  • La harira — Soupe épaisse de tomates, de lentilles et de pois chiches, parfumée à la coriandre, qu’on sert avec des dattes et une chebakia au miel pour rompre le jeûne pendant le ramadan. Les stands de la place en proposent toute l’année.
  • Le thé à la menthe — Thé vert de Chine, menthe fraîche et beaucoup de sucre, versé de haut pour le faire mousser. Refuser le premier verre offert chez un marchand serait impoli ; précisez « peu sucré » si vous le préférez ainsi.

Nos tables

  • Al Fassia

    Guéliz et Aguedal · Cuisine marocaine traditionnelle

    Fondé en 1987, ce restaurant entièrement tenu par des femmes sert l’une des cuisines marocaines les plus soignées de la ville. Commencez par le défilé de salades cuites, puis partagez une épaule d’agneau confite ou une pastilla au pigeon. Réservez, surtout pour le dîner : la salle de Guéliz est souvent complète.

    Site officiel

  • Nomad

    Médina, place des Épices · Cuisine marocaine revisitée

    Sur plusieurs étages au-dessus de la place Rahba Kedima, Nomad revisite les classiques avec des produits frais de saison, des tajines plus légers et quelques plats du monde relevés d’épices marocaines. La terrasse, face aux toits de la médina, est courue à l’heure du coucher de soleil. Réservez en ligne.

    Site officiel

  • Le Jardin

    Médina, souk Sidi Abdelaziz · Restaurant-jardin

    Un riad planté de bananiers et carrelé de zelliges verts, en plein cœur des souks, où l’on vient souffler entre deux visites. La carte mêle tajine de poulet aux poires, pastilla au perdreau et plats plus européens, avec des options végétariennes. Ouvert de la fin de matinée au soir.

    Site officiel

  • Terrasse des Épices

    Médina, souk Cherifia · Toit-terrasse

    Au-dessus des souks, ce toit-terrasse tapissé d’alcôves regarde la Koutoubia et, par temps clair, l’Atlas. On y goûte une tanjia marrakchia ou une pastilla au chocolat, avec un verre de vin marocain le soir, en musique. Pratique pour déjeuner au milieu d’une journée de souks.

    Site officiel

  • Dar Yacout

    Médina, Bab Doukkala · Table d’hôtes de prestige

    L’une des plus anciennes tables d’hôtes de Marrakech sert, le soir seulement, un long menu marocain dans un décor de palais : salades, pastilla, tajine, couscous et desserts. On prend l’apéritif sur la terrasse avant de descendre dîner à la lumière des bougies. Fermé le lundi ; réservation indispensable.

    Site officiel

  • Le Foundouk

    Médina, près du musée de Marrakech · Restaurant-bar

    Installé dans un ancien caravansérail restauré, le Foundouk sert au dîner une cuisine marocaine et internationale sous un grand lustre de fer forgé. Sa terrasse panoramique, éclairée aux bougies, compte parmi les plus belles de la médina. Ouvert le soir, fermé le mercredi ; demandez au taxi de vous déposer près du musée.

    Site officiel

  • La Famille

    Médina, Riad Zitoun Jdid · Cantine végétarienne

    Un jardin ombragé de citronniers, à dix minutes de Jemaa el-Fna, où l’on déjeune d’une cuisine végétarienne du marché qui change chaque jour : trempettes de légumes, salades composées, focaccia. Une adresse reposante pour les midis chauds. Ouvert seulement le midi, du lundi au samedi.

    Site officiel

  • Café Clock

    Kasbah, derb Chtouka · Café culturel

    Ce café sur plusieurs niveaux, avec terrasse sur le toit, sert une cuisine marocaine décontractée et accueille concerts, séances de contes et cours de cuisine. On y vient pour l’ambiance autant que pour l’assiette, après la visite des tombeaux saadiens. Consultez la programmation des soirées sur place ou sur son site.

    Site officiel

  • Amal

    Guéliz · Restaurant solidaire

    Ce centre forme des femmes défavorisées aux métiers de la cuisine et sert chaque midi des plats marocains préparés avec les produits du marché. Le couscous du vendredi y est particulièrement réputé. Une adresse simple et chaleureuse, dont les bénéfices financent la formation.

    Site officiel

  • Le Grand Café de la Poste

    Guéliz · Brasserie historique

    Cette brasserie des années 1920, voisine de la grande poste, a retrouvé ses ventilateurs, ses persiennes et son escalier de bois. On y déjeune à la française sur la terrasse ombragée, ou l’on s’y attable pour un verre en fin de journée. Pratique après le jardin Majorelle.

    Site officiel

Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.

Notre sélection d’hôtels

  • La Mamounia

    Médina, avenue Bab Jdid · Palace

    Ouvert en 1923 contre les remparts, le palace des têtes couronnées et de Churchill s’entoure de jardins centenaires d’orangers, d’oliviers et de roses. Quatre restaurants, dont Le Marocain et L’Italien, un grand spa et deux salons de thé Pierre Hermé.

    Site officiel

  • Amanjena

    Route de Ouarzazate, près de la Palmeraie · Luxe

    Des pavillons de brique rose alignés autour d’un grand bassin et d’oliveraies, à une quinzaine de minutes de la médina. Une adresse de silence et de lumière, pour ceux qui veulent se reposer entre deux visites.

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  • El Fenn

    Médina, Bab Ksour · Boutique-hôtel

    Une quarantaine de chambres aux couleurs franches, une collection d’art contemporain, trois piscines et un immense toit-terrasse face à la Koutoubia. Des tortues se promènent dans les patios.

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  • Riad Kniza

    Médina, Bab Doukkala · Riad de charme

    Une demeure du XVIIIe siècle restaurée par son propriétaire, Haj Mohamed Bouskri, avec des artisans et des matériaux traditionnels. Service attentionné et table marocaine réputée.

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  • Les Jardins de la Koutoubia

    Médina, près de la Koutoubia · Grand hôtel

    À quelques minutes à pied de Jemaa el-Fna, un vaste hôtel organisé autour de patios, avec une grande piscine chauffée et un spa. Pratique pour tout faire à pied, avec le confort d’un grand établissement.

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  • Le Riad Yasmine

    Médina · Riad de charme

    Huit chambres seulement autour d’un patio traditionnel, où l’on n’entend que les oiseaux. Une adresse intime et soignée, qui a le calme d’une maison d’amis.

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  • Hotel Sherazade

    Médina, Riad Zitoun el-Kdim · Adresse abordable et bien située

    Tenu depuis plus de trente ans dans d’anciennes maisons de marchands, à quelques minutes de Jemaa el-Fna. Plusieurs patios, un toit-terrasse, une petite piscine et des cours de cuisine avec le chef.

    Site officiel

Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.

Où aller, où loger

  1. La médina, autour de Jemaa el-Fna

    Loger dans un riad de la vieille ville, c’est vivre Marrakech de l’intérieur : patio fleuri, toit-terrasse, appel à la prière au réveil. Les quartiers de Riad Zitoun et de la Kasbah, au sud de la place, sont pratiques pour tout faire à pied, des palais aux souks. Les ruelles sont étroites et parfois difficiles à trouver la première fois ; demandez à votre riad de venir vous chercher au taxi. Les voitures n’y entrent pas, mais les scooters, eux, circulent partout.

  2. Mouassine et Bab Doukkala

    Au nord-ouest de la médina, ces quartiers plus résidentiels abritent de beaux riads, le Jardin secret, la fontaine de Mouassine et de nombreuses boutiques de créateurs. On y est à dix minutes des souks, mais les nuits y sont plus calmes. Idéal pour un couple qui veut un riad de charme sans la cohue de la place.

  3. Guéliz

    La ville nouvelle, construite sous le protectorat, aligne avenues plantées, cafés, galeries d’art et restaurants où l’on sert de l’alcool. Le jardin Majorelle est à quelques rues, et la médina à vingt minutes à pied ou cinq en taxi. Les hôtels y sont plus modernes et souvent plus abordables ; c’est aussi le quartier le plus simple pour ceux qui craignent le dédale de la médina.

  4. L’Hivernage

    Entre Guéliz et les remparts, ce quartier chic de villas et de grands hôtels concentre casinos, lounges et discothèques. Les avenues y sont larges et calmes le jour, animées la nuit. Il convient à ceux qui cherchent un hôtel avec grande piscine, à dix minutes de la Koutoubia.

  5. La Palmeraie et la route de l’Ourika

    Palmeraies et oliveraies, au nord et au sud-est de la ville, accueillent les resorts, les villas avec piscine et les hôtels de luxe, loin du bruit. On y vient pour se reposer et pour les familles, mais il faut une navette ou un taxi pour chaque sortie en ville. Prévoyez une vingtaine de minutes de trajet vers la médina.

Les pièges à éviter

  1. Les stands de Jemaa el-Fna

    Les rabatteurs des stands de grillades vous tirent presque par la manche. Choisissez un comptoir où mangent des Marocains, demandez le prix de chaque plat avant de commander et vérifiez l’addition : les petites assiettes posées d’office sur la table sont parfois facturées.

  2. Le faux raccourci vers la tannerie

    Un jeune homme vous annonce que la place est fermée ou qu’un « festival berbère » se tient à la tannerie, puis vous guide jusqu’à une boutique de cuir. Déclinez poliment, sans vous arrêter, et suivez votre carte hors ligne ; en cas de besoin, demandez votre chemin à un commerçant.

  3. Les animaux et les photos de la place

    Charmeurs de serpents et montreurs de singes réclament de l’argent pour chaque photo, parfois avec insistance, et les singes magots sont une espèce menacée. Évitez de photographier les animaux et, pour les musiciens, convenez de la somme avant de lever votre appareil.

  4. La chaleur de l’été

    De juin à septembre, le thermomètre dépasse souvent 40 °C l’après-midi. Faites les visites tôt le matin et en fin de journée, gardez la sieste au riad entre 13 h et 16 h et buvez beaucoup d’eau en bouteille.

  5. Les taxis de l’aéroport et de la gare

    Les chauffeurs réclament des sommes fantaisistes aux nouveaux arrivants. Demandez à votre riad d’organiser le transfert, ou exigez le compteur des petits taxis beiges en ville. Le soir, une majoration est d’usage : convenez du prix avant de monter.

Sources

Repères pratiques

Capitale
Rabat
Langues
Arabe, amazigh, français d’usage
Monnaie
Dirham (MAD)
Décalage avec Montréal
5 heures de plus qu’à Montréal, en ce moment.
Visa pour un passeport canadien
Aucun visa pour un séjour touristique court. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
Aéroport d’arrivée
Casablanca (CMN), Marrakech (RAK) — vols directs depuis Montréal selon la saison
Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

Avis officiel — Maroc

Faire preuve d’une grande prudence (avec avertissements régionaux)

Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 9 octobre 2026 10:16 HAE.

Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.

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