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Comment ça marche · Pour les conseillers

Les cuves de teinture de la tannerie Chouara au cœur de la médina de Fès el-Bali, Maroc

Fès

La plus ancienne médina du monde encore en activité : neuf mille ruelles sans voitures, où un guide n’est pas un luxe mais une nécessité. Les tanneries Chouara s’y visitent depuis les terrasses environnantes. Moins touristique et plus authentique que Marrakech.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

Les incontournables à Fès

  • La médina de Fès el-Bali et ses toits verts de la Qaraouiyine vus depuis les remparts, au nord de la ville, Fès, Maroc

    La médina de Fès el-Bali

    Fondée au IXe siècle et classée par l’UNESCO en 1981, la vieille ville est l’un des plus grands ensembles urbains médiévaux encore habités, sans aucune voiture. Ses ruelles, parfois larges d’à peine un mètre, descendent en pente vers la mosquée Qaraouiyine, dont on repère les toits de tuiles vertes depuis les hauteurs. Pour en saisir l’échelle, montez d’abord aux tombeaux mérinides, au nord, ou au Borj Sud, au sud, en fin d’après-midi : la médina se déploie alors comme une mer de terrasses. Le premier jour, prenez un guide officiel, qui vous apprendra à lire les repères, puis osez vous perdre les jours suivants. Comptez au moins deux journées pleines.

  • Les zelliges bleus de Bab Bou Jeloud encadrent les minarets de la médina de Fès el-Bali, Fès, Maroc

    Bab Bou Jeloud et la Talaa Kebira

    La porte principale de la médina, élevée en 1913, se reconnaît à ses zelliges bleus côté extérieur et verts côté intérieur, les couleurs de Fès et de l’islam. Par ses arcs se découpent les minarets de la médersa Bou Inania et de la mosquée Sidi Lazzaz. Derrière, la Talaa Kebira, la grande montée, file sur plus d’un kilomètre jusqu’au cœur de la ville, bordée d’échoppes de boulangers, de bouchers, de marchands de dattes et de babouches. Gardez votre droite quand retentit le « balak ! » d’un muletier qui arrive derrière vous. Le quartier de la porte, animé jusque tard, concentre gargotes et cafés pour une pause.

  • La cour de la médersa Bou Inania, ses boiseries sculptées et son minaret sous le ciel bleu, Fès, Maroc

    La médersa Bou Inania

    Construite entre 1350 et 1355 par le sultan mérinide Abou Inan, c’est l’une des rares salles religieuses de Fès ouvertes aux non-musulmans. La cour de marbre, avec son bassin, ses stucs ciselés, ses zelliges et ses linteaux de cèdre sculpté, compte parmi les plus beaux décors de l’art mérinide. Un petit canal la sépare de la salle de prière, qu’on regarde depuis le seuil. En face, sur la Talaa Kebira, subsistent les consoles de bois d’une horloge hydraulique du XIVe siècle. Venez tôt le matin, et prévoyez une demi-heure.

  • Stucs, zelliges et boiseries de cèdre autour de la cour de la médersa el-Attarine, près de la Qaraouiyine, Fès, Maroc

    La médersa el-Attarine et la Qaraouiyine

    Au bout de la Talaa Kebira, près du souk des parfumeurs qui lui a donné son nom, la médersa el-Attarine, achevée vers 1325, est plus petite que Bou Inania mais encore plus finement décorée : bronze de la porte, stucs en dentelle, zelliges étoilés. Montez à l’étage pour apercevoir, par les fenêtres, les toits verts de la Qaraouiyine voisine. Fondée en 859 par Fatima al-Fihri, cette mosquée-université est souvent présentée comme la plus ancienne université encore en activité. Son intérieur est réservé aux musulmans, mais ses portes ouvertes laissent entrevoir la cour et ses fontaines. Évitez l’heure de la prière du vendredi midi, quand le quartier se ferme.

  • Les dinandiers martèlent chaudrons et bassines sous le grand platane de la place Seffarine, médina de Fès, Maroc

    La place Seffarine et la tannerie Chouara

    Sur la petite place Seffarine, à l’ombre d’un grand platane, les dinandiers martèlent chaudrons et plateaux de cuivre comme ils le font depuis des siècles. À quelques ruelles de là, la tannerie Chouara, la plus grande de la ville, aligne ses cuves de chaux et de teinture où les peaux trempent au safran, au coquelicot ou à l’indigo. On la voit du haut des terrasses des maroquineries qui l’entourent : la visite y est gratuite, mais on vous proposera d’acheter, et un petit pourboire est d’usage si vous repartez les mains vides. Le brin de menthe offert à l’entrée sert à masquer l’odeur. Venez le matin, quand les cuves sont les plus colorées et la lumière la plus franche.

  • Les étals de poteries et de henné à l’ombre des grands platanes du souk el-Henna, médina de Fès, Maroc

    Le souk el-Henna et la place Nejjarine

    Minuscule et charmant, le souk el-Henna réunit, sous deux grands platanes, des marchands de henné, de cosmétiques naturels et de céramiques bleues de Fès. Tout près, la place Nejjarine s’organise autour d’une fontaine couverte de zelliges et d’un ancien caravansérail devenu musée des arts et métiers du bois. Le fondouk vaut le détour pour son architecture autant que pour ses portes, coffres et instruments de musique sculptés, et sa terrasse de café donne sur les toits. Vérifiez les horaires, qui changent pendant le ramadan. Comptez une heure pour l’ensemble.

  • Les portes de laiton ciselé et les zelliges du palais royal Dar el-Makhzen, à Fès el-Jdid, Fès, Maroc

    Fès el-Jdid, le palais royal et le Mellah

    Voulue au XIIIe siècle par les Mérinides, la « nouvelle Fès » abrite le palais royal, Dar el-Makhzen, qui ne se visite pas. Sa façade, avec ses sept grandes portes de laiton ciselé encadrées de zelliges et de cèdre, se photographie depuis la place des Alaouites, de préférence le matin. Juste à côté, le Mellah, le plus ancien quartier juif du Maroc, se reconnaît à ses maisons à balcons de bois tournés vers la rue. On y visite la synagogue Ibn Danan, du XVIIe siècle, et le grand cimetière juif aux tombes blanchies. Comptez une demi-journée, en finissant par le jardin Jnan Sbil.

  • Allées de cyprès, parterres et bassins du jardin Jnan Sbil, entre Fès el-Bali et Fès el-Jdid, Fès, Maroc

    Le jardin Jnan Sbil

    Entre Fès el-Bali et Fès el-Jdid, ce jardin créé au XIXe siècle, restauré puis rouvert en 2011, offre une pause fraîche après la médina : allées de cyprès et de palmiers, bassins, grande pièce d’eau et forêt de bambous. Une noria rappelle l’ingéniosité des systèmes d’irrigation de la ville, alimentés par l’oued Fès. Les familles fassies y viennent en fin d’après-midi et le vendredi. L’entrée est libre ; vérifiez les heures de fermeture, qui avancent l’hiver. Bab Bou Jeloud est à dix minutes de marche.

  • La porte monumentale Bab Mansour et ses mosaïques vertes sur la place el-Hedim, Meknès, près de Fès, Maroc

    Meknès, la ville de Moulay Ismaïl

    À une heure de route ou quarante minutes de train, Meknès fut la capitale du sultan Moulay Ismaïl, contemporain de Louis XIV, qui l’entoura de dizaines de kilomètres de remparts. Sa porte Bab Mansour, achevée en 1732, déploie mosaïques vertes et colonnes de marbre sur la place el-Hedim, bordée de cafés et de marchands. Visitez le mausolée de Moulay Ismaïl, ouvert aux non-musulmans en dehors des heures de prière, et les immenses greniers et écuries de Heri es-Souani. La médina, plus paisible que celle de Fès, se parcourt en une demi-journée. Combinez-la avec Volubilis le même jour.

  • L’arc de triomphe de Caracalla se découpe sur la plaine agricole du Zerhoun, site antique de Volubilis, près de Fès, Maroc

    Volubilis et Moulay Idriss

    Posées à une trentaine de kilomètres de Meknès, les ruines romaines de Volubilis s’étendent sur un plateau dominant une plaine de blé et d’oliviers, classées par l’UNESCO. On y admire l’arc de triomphe de Caracalla, la basilique, le Capitole et, surtout, les mosaïques laissées en place dans les maisons, comme celles de la maison d’Orphée. Le site n’offre presque pas d’ombre : venez tôt ou en fin d’après-midi, avec chapeau et eau. Prévoyez deux heures, avec un guide sur place pour comprendre la ville. À cinq kilomètres, la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun, blanche sur ses deux collines, offre une belle vue depuis ses terrasses.

Notre itinéraire à Fès

  1. Jour 1 — Au cœur de Fès el-Bali

    Entrez dans la médina par Bab Bou Jeloud à 9 h, avec votre guide, et descendez la Talaa Kebira jusqu’à la médersa Bou Inania. Poursuivez vers le souk el-Henna, la place Nejjarine et son musée du bois, puis la médersa el-Attarine et les portes de la Qaraouiyine. Déjeunez au Café Clock, sur la Talaa Kebira, ou dans le jardin andalou du Fez Café. L’après-midi, rejoignez la place Seffarine et ses dinandiers, puis la tannerie Chouara, vue d’une terrasse. Terminez par un thé au coucher du soleil sur le toit de votre riad, avant un dîner à La Maison Bleue ou au Karawan.

  2. Jour 2 — Fès el-Jdid et les panoramas

    Commencez par les portes dorées du palais royal, place des Alaouites, dans la lumière du matin. Traversez le Mellah et visitez la synagogue Ibn Danan, puis flânez dans le jardin Jnan Sbil. Après le déjeuner, offrez-vous un hammam ou un cours de cuisine dans un riad. En fin d’après-midi, prenez un petit taxi jusqu’aux tombeaux mérinides, au nord de la médina, pour voir la ville s’embraser au coucher du soleil. Le soir, dînez sur la terrasse de L’Amandier, au Palais Faraj, face aux lumières de Fès.

  3. Jour 3 — Volubilis, Moulay Idriss et Meknès

    Partez vers 8 h avec un chauffeur pour arriver à Volubilis avant la chaleur, et parcourez le site deux heures durant. Montez ensuite à Moulay Idriss Zerhoun pour la vue sur la ville blanche. Déjeunez à Meknès, sur la place el-Hedim, face à Bab Mansour. L’après-midi, visitez le mausolée de Moulay Ismaïl et les greniers de Heri es-Souani, puis flânez dans les souks de la médina. Retour à Fès en fin de journée pour un dernier dîner dans la médina.

Activités et loisirs

  • Une visite avec un guide officiel

    Dans cette médina de plus de neuf mille ruelles, une demi-journée avec un guide officiel, muni de sa carte, change tout : repères, histoire des quartiers, entrée dans des ateliers qu’on ne trouverait pas seul. Demandez à votre riad de le réserver et précisez que vous ne souhaitez pas de visites commerciales. Les guides improvisés qui abordent les visiteurs dans la rue sont à éviter.

  • Les ateliers d’artisans

    Fès reste la capitale de l’artisanat marocain. Dinandiers de la place Seffarine, tisserands de brocart, brodeurs, cordonniers de babouches et menuisiers travaillent à la vue de tous dans la médina. Hors les murs, au-delà de Bab Ftouh, le quartier d’Aïn Nokbi réunit les potiers et les tailleurs de zellige, qu’on voit découper à la main les petites pièces de céramique. Les visites y sont libres, avec vente en fin de parcours.

  • Un cours de cuisine

    Plusieurs riads et le Café Clock proposent des ateliers qui commencent au marché, où l’on apprend à choisir épices, herbes et viandes, avant de préparer un tajine, des salades cuites et une pastilla. Le Palais Amani possède aussi son école de cuisine. Comptez une demi-journée, repas compris ; réservez un ou deux jours avant.

  • Le hammam

    Rien de tel qu’un hammam après une journée dans les ruelles poussiéreuses. Les hammams de quartier accueillent les visiteurs curieux, mais avec leurs propres codes ; les spas des riads, comme ceux du Riad Fès ou de Palais Faraj, offrent une version plus douce, gommage au savon noir et massage à l’huile d’argan compris. Réservez la veille.

  • Le coucher du soleil aux tombeaux mérinides

    Perchées sur la colline au nord de la médina, les ruines de ces mausolées du XIVe siècle dominent toute la vieille ville. En fin d’après-midi, les appels à la prière montent des centaines de minarets pendant que la lumière dore les terrasses. Montez en petit taxi et redescendez avant la nuit, le chemin étant mal éclairé. Le Borj Sud, de l’autre côté de la vallée, offre une vue comparable.

  • Le festival des musiques sacrées du monde

    Chaque printemps, souvent entre la fin de mai et le début de juin, Fès accueille ce festival qui réunit chants soufis, gospel, musiques andalouses et traditions du monde entier, dans les jardins de Bab Makina et de Jnan Sbil. Les concerts gratuits du soir, sur les places, attirent les Fassis en nombre. Vérifiez les dates de l’édition et réservez votre riad tôt.

  • Le shopping dans les souks

    Babouches de cuir, céramiques bleu de Fès, brocarts de soie, lanternes de cuivre et huile d’argan se marchandent dans la médina. Pour le cuir, préférez les boutiques autour de la tannerie Chouara, qui fabriquent sur place. Fixez votre prix avant d’entrer, et n’hésitez pas à sortir : le marchand vous rattrapera souvent avec une meilleure offre.

  • Une journée dans le Moyen Atlas

    Une heure de route vers le sud suffit pour gagner Ifrane, surprenante avec ses chalets à toits pentus et surnommée la « Suisse marocaine ». Plus loin, la forêt de cèdres d’Azrou abrite des troupes de singes magots, qu’il vaut mieux observer sans les nourrir. En hiver, la neige recouvre parfois la région, et les Marocains y viennent skier près de Michlifen. Louez une voiture avec chauffeur pour la journée.

  • Les bains de Moulay Yacoub

    Cette petite ville thermale, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Fès, est réputée depuis des siècles pour ses eaux chaudes et soufrées. Un établissement moderne propose bassins, soins et massages, à côté des bains populaires. Une demi-journée de détente, facile à combiner avec une matinée en ville.

  • Une excursion vers Chefchaouen

    À environ quatre heures de route au nord, la ville bleue du Rif se visite idéalement avec une nuit sur place, pour profiter de ses ruelles au calme du soir et du matin. De nombreux voyageurs l’intègrent entre Fès et Tanger, en direction du nord. Les autocars CTM relient les deux villes chaque jour.

Où manger à Fès

Les saveurs à goûter

  • La pastilla au pigeon — La grande spécialité de Fès : pâte feuilletée très fine, pigeon, amandes grillées, œufs, cannelle et sucre glace. On la sert en entrée des repas de fête ; La Maison Bleue en propose une version traditionnelle.
  • La bissara — Soupe épaisse de fèves sèches, relevée d’huile d’olive, de cumin et de piment, servie brûlante dès le petit matin dans les gargotes de la médina, avec du pain rond. Le petit-déjeuner des artisans, surtout en hiver.
  • Le khlii — Viande de bœuf séchée, épicée, puis confite dans sa graisse, une conserve typique de Fès. On la vend au poids dans les échoppes de la médina et on la cuisine avec des œufs au plat, au petit-déjeuner.
  • Les cornes de gazelle — Petits croissants de pâte fine fourrés de pâte d’amandes parfumée à la fleur d’oranger. Les pâtissiers de la médina les vendent au poids, avec les ghriba et les chebakia, à grignoter avec un thé à la menthe.
  • Le sfenj — Beignet en anneau frit à la minute, croustillant dehors, moelleux dedans, qu’on achète le matin dans les petites échoppes de la Talaa Kebira, souvent enfilé sur un brin de jonc. À déguster chaud, nature ou saupoudré de sucre.
  • Les tajines sucrés-salés — Agneau aux pruneaux et aux amandes, poulet aux coings ou aux abricots secs : la cuisine fassie aime marier fruits et viandes, parfumés au safran et à la cannelle. Presque toutes les tables de riads en servent au dîner.

Nos tables

  • Café Clock

    Fès el-Bali, Talaa Kebira · Café culturel

    Le premier Café Clock, ouvert dans une maison de la Talaa Kebira, a fait connaître son burger de chameau à des milliers de voyageurs. On y mange simple et bon sur plusieurs étages et sur le toit, et le soir, concerts, contes et cours de cuisine s’y succèdent. Idéal pour une pause au milieu de la médina.

    Site officiel

  • Fez Café

    Fès el-Bali, Jardin des Biehn · Restaurant-jardin

    Au fond d’un jardin andalou, l’ancien palais d’été d’un pacha abrite une table ouverte à tous, résidents ou non. La cuisine du marché, méditerranéenne et marocaine, change chaque jour selon les arrivages. Un déjeuner au calme, sous les arbres, après la matinée dans les souks.

    Site officiel

  • La Maison Bleue

    Batha · Table marocaine traditionnelle

    Cette maison de famille, tenue par les descendants de son premier propriétaire, sert une cuisine fassie transmise de génération en génération : pastilla, tajines d’agneau aux pruneaux, salades cuites. Le cadre, tout en zelliges et en boiseries, se prête bien à un dîner de fête. Réservez.

    Site officiel

  • L’Amandier

    Bab Ziat, Palais Faraj · Table gastronomique

    Sur le toit du Palais Faraj, la vue embrasse toute la médina, surtout au coucher du soleil. La cuisine puise dans les traditions arabes, berbères, juives et françaises de Fès, dans des assiettes raffinées. Réservez une table près de la balustrade.

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  • Karawan

    Quartier andalou, Karawan Riad · Bistronomie

    Le restaurant du Karawan Riad, une maison distinguée d’une clé Michelin, sert à midi et le soir une cuisine bistronomique marocaine et méditerranéenne, dans plusieurs salons et sur la terrasse. Une adresse soignée du côté moins fréquenté de la médina, sur la rive andalouse.

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  • Gayza

    Fès el-Bali, Riad Fès · Table gastronomique

    La table du Riad Fès, membre de Relais & Châteaux, marie haute cuisine française et saveurs marocaines. On prend l’apéritif au bar, autour du patio et de sa piscine, avant de passer à table. Tenue soignée de mise ; réservation conseillée.

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  • Palais de Fès

    Place Rcif, Dar Tazi · Terrasse panoramique

    Juste au-dessus de la place Rcif, cette maison d’hôtes familiale possède une terrasse panoramique face aux toits de la médina et de la Qaraouiyine. On y sert une cuisine marocaine traditionnelle, midi et soir, avec l’un des plus beaux points de vue de la ville basse.

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  • Eden

    Oued Zitoun, Palais Amani · Restaurant de riad

    Installé dans le patio-jardin d’une grande demeure familiale, le restaurant du Palais Amani travaille exclusivement avec des produits et des fournisseurs locaux. Le toit-terrasse est idéal pour l’apéritif. Pratique si vous suivez l’un des cours de cuisine de la maison.

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  • Amaraz

    Dhar el-Mehraz, Hotel Sahrai · Table gastronomique

    Sur les hauteurs, au-dessus de la médina, le restaurant de l’Hotel Sahrai sert une cuisine marocaine gastronomique dans un décor contemporain signé Christophe Pillet. Terminez la soirée au bar sur le toit, face aux lumières de Fès el-Bali. Un taxi est nécessaire depuis la médina.

    Site officiel

Adresses choisies de façon indépendante. Réservez, surtout le soir et le week-end, et vérifiez les jours d’ouverture.

Notre sélection d’hôtels

  • Riad Fès

    Fès el-Bali · Riad de luxe

    Membre de Relais & Châteaux, cette demeure historique restaurée associe salons traditionnels, piscine de 14 m dessinée par Christophe Pillet, spa et le restaurant Gayza. Une référence parmi les riads de la médina.

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  • Palais Faraj Suites & Spa

    Bab Ziat · Palais

    Un palais du XIXe siècle perché à l’orée de la médina, avec 31 suites, un spa, une piscine et L’Amandier sur le toit. La vue sur Fès el-Bali y est l’une des plus belles de la ville.

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  • Karawan Riad

    Quartier andalou · Riad de charme

    Sept suites seulement, meublées d’antiquités, une bibliothèque, un salon berbère et un hammam, dans un riad distingué d’une clé Michelin. Une maison intime, sur la rive andalouse moins fréquentée.

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  • Hotel Sahrai

    Dhar el-Mehraz · Luxe contemporain

    Un hôtel moderne signé Christophe Pillet, membre des Small Luxury Hotels of the World, perché au-dessus de la médina. Spa, bar sur le toit et restaurant Amaraz, pour ceux qui préfèrent l’espace et le calme d’une adresse hors les murs.

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  • Palais Amani

    Oued Zitoun · Hôtel de charme

    Ancienne résidence d’une grande famille fassie, avec 21 chambres autour d’un patio-jardin, un spa, une école de cuisine et le restaurant Eden. La maison n’emploie que du personnel local.

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  • Jardin des Biehn

    Fès el-Bali · Hôtel de charme

    L’ancien palais d’été d’un pacha, avec son jardin andalou, sa piscine réservée aux résidents et son hammam historique. Le Fez Café y sert une cuisine du marché.

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  • Riad Mazar

    Fès el-Bali, près de Bab Bou Jeloud · Riad de charme

    Dix-huit chambres autour d’une cour avec piscine, à cinq minutes à pied de Bab Bou Jeloud. Zelliges, cèdre sculpté et stucs dans la tradition fassie, et un service de conciergerie attentif.

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  • La Maison Bleue

    Batha · Riad de charme

    Tenue par la même famille depuis des générations, la maison possède deux adresses, place de l’Istiqlal et dans la médina. Une bonne base près de Bab Bou Jeloud, avec l’une des tables traditionnelles les plus réputées de Fès.

    Site officiel

Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.

Où aller, où loger

  1. Fès el-Bali, autour de Bab Bou Jeloud

    La partie haute de la médina, entre Bab Bou Jeloud, la Talaa Kebira et la Talaa Seghira, est la plus pratique pour un premier séjour : les taxis s’arrêtent à la porte, et les grands monuments sont à pied. On y trouve des riads de toutes les gammes, et les cafés de la place restent animés le soir. Les ruelles se ressemblent toutes : demandez à votre riad de venir vous chercher à l’arrivée.

  2. Le quartier andalou et Rcif

    Rive droite de l’oued Fès, autour de la mosquée des Andalous et de la place Rcif, la médina est plus résidentielle et moins fréquentée par les visiteurs. Les taxis rejoignent la place Rcif, d’où l’on est à dix minutes de la Qaraouiyine. Idéal pour ceux qui cherchent un riad intime et la vie ordinaire des Fassis.

  3. Batha

    Entre Bab Bou Jeloud et la ville basse, le quartier de Batha, autour de la place de l’Istiqlal et de son musée, offre un accès facile en voiture et un calme relatif. Plusieurs riads et hôtels de charme s’y sont installés, à la lisière des ruelles. Un bon compromis pour les voyageurs avec valises ou les personnes à mobilité réduite.

  4. Fès el-Jdid et le Mellah

    Autour du palais royal, cette ville du XIIIe siècle est plus aérée et plus ordonnée que Fès el-Bali, avec ses larges avenues et ses maisons à balcons du Mellah. On y trouve surtout des hébergements simples. Pratique pour se rendre à pied au jardin Jnan Sbil et à la médina.

  5. La ville nouvelle et les hauteurs

    Construite sous le protectorat, la ville nouvelle aligne avenues, cafés, grands hôtels et gare ferroviaire, à quinze minutes en taxi de la médina. Sur les collines qui dominent Fès el-Bali, quelques hôtels de luxe, comme le Sahrai, offrent espace, piscine et vue sur la vieille ville. Idéal pour ceux qui voyagent en voiture ou en famille.

Les pièges à éviter

  1. Les guides improvisés

    Dès Bab Bou Jeloud, des jeunes gens proposent de vous guider, ou vous annoncent qu’une ruelle est fermée pour vous emmener vers une boutique. Réservez un guide officiel par votre riad, et déclinez les autres d’un simple « non merci, j’ai un guide ».

  2. La visite de la tannerie

    Les terrasses d’où l’on voit la tannerie Chouara appartiennent aux maroquineries : l’entrée est gratuite, mais la visite se termine par une présentation insistante de sacs et de vestes. Fixez-vous une limite, comparez les prix ailleurs, et laissez un petit pourboire si vous n’achetez rien.

  3. Se perdre sans repères

    La médina n’a presque pas de plaques, et le GPS s’y trompe souvent. Téléchargez une carte hors ligne, repérez la Talaa Kebira et la Talaa Seghira, les deux grands axes, et gardez la carte de visite de votre riad pour demander votre chemin à un commerçant, plutôt qu’à un passant qui réclamera un pourboire.

  4. Le vendredi et le ramadan

    Le vendredi midi, beaucoup de boutiques et d’ateliers ferment pour la grande prière, et le quartier de la Qaraouiyine devient très calme. Pendant le ramadan, les horaires des monuments et des restaurants changent : vérifiez-les la veille.

  5. Les mules et les charrettes

    Mules, ânes et charrettes chargées circulent à vive allure dans les ruelles en pente. Au cri de « balak ! », rangez-vous contre le mur, et tenez les enfants par la main dans les descentes.

Sources

Repères pratiques

Capitale
Rabat
Langues
Arabe, amazigh, français d’usage
Monnaie
Dirham (MAD)
Décalage avec Montréal
5 heures de plus qu’à Montréal, en ce moment.
Visa pour un passeport canadien
Aucun visa pour un séjour touristique court. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
Aéroport d’arrivée
Casablanca (CMN), Marrakech (RAK) — vols directs depuis Montréal selon la saison
Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

Avis officiel — Maroc

Faire preuve d’une grande prudence (avec avertissements régionaux)

Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 9 octobre 2026 10:16 HAE.

Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.

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