Mise en relation gratuite et sans engagement

Comment ça marche · Pour les conseillers

Rhinocéros dans la savane sèche

Afrique et Proche-Orient

Le safari en est la porte d’entrée, mais la région ne s’y réduit pas : médinas marocaines, désert namibien, vignobles du Cap, temples d’Égypte, et le Moyen-Orient de Pétra, du Wadi Rum et des wadis omanais. La saison sèche, de mai à octobre pour l’Afrique de l’Est et australe, concentre la faune autour des points d’eau. C’est aussi la destination où le choix du guide change le plus le voyage.

Comment y aller

Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.

  • Durée du trajetDe 7 h à 26 hEnviron 7 heures sans escale jusqu’à Casablanca, et en saison jusqu’à Marrakech ou Agadir ; ailleurs, au moins une correspondance : 17 à 22 heures pour Nairobi ou le Kilimandjaro, une vingtaine d’heures pour Maurice et les Seychelles, 20 à 26 heures pour Le Cap ou Windhoek
  • Décalage horaireDe +5 h à +9 hÀ l’heure d’été de Montréal : +5 h au Maroc, +6 h en Afrique du Sud, au Botswana, en Namibie et au Rwanda, +7 h en Égypte, au Kenya et en Tanzanie, +8 h à Maurice et aux Seychelles. Ajoutez une heure en hiver, sauf pour l’Égypte, qui reste à +7 h presque toute l’année
  • Saison idéaleJuin à octobre pour le safariLa saison sèche vaut pour l’Afrique de l’Est comme pour l’Afrique australe ; le Maroc et l’Égypte se visitent plutôt d’octobre à avril, Maurice et les Seychelles en avril-mai ou d’octobre à novembre
  • FormalitésPasseport, et souvent un visaSans visa au Maroc, en Tunisie, en Afrique du Sud, au Botswana et à Maurice ; autorisation électronique au Kenya et aux Seychelles ; visa en ligne ou à l’arrivée en Égypte, en Tanzanie, en Namibie et au Rwanda. Un passeport valide six mois après le retour couvre la plupart des cas : vérifiez chaque pays sur voyage.gc.ca

Ordres de grandeur par personne, au départ de Montréal, hors Fêtes et relâche. Votre conseiller chiffrera votre projet.

Quand partir en Afrique et au Proche-Orient, mois par mois

  • Janvier et février

    Idéal

    Dans le sud du Serengeti, autour de Ndutu, les gnous mettent bas par milliers et les prédateurs rôdent : une courte saison sèche, chaude et lumineuse, qui profite aussi à Amboseli, à Zanzibar et à l’ascension du Kilimandjaro. C’est aussi la haute saison à Louxor et à Assouan, sous un soleil doux. En Afrique australe, en revanche, l’été est humide : le Kruger est vert et plein de nouveau-nés, mais l’herbe haute cache la faune, et Maurice traverse le cœur de sa saison des cyclones. Le Cap, lui, vit son été sec, venteux et ensoleillé.

  • Mars à mai

    Bon compromis

    Les longues pluies s’installent au Kenya et en Tanzanie, surtout en avril et en mai : plusieurs camps et hôtels de Zanzibar ferment quelques semaines. Le moment est en revanche parfait pour le Maroc, entre orangers en fleur et vallées vertes de l’Atlas, et encore agréable en Égypte malgré les coups de khamsin. Avril et mai comptent parmi les meilleurs mois à Maurice et aux Seychelles, entre deux saisons de vents. En mai, la saison sèche démarre au Botswana, en Namibie et au Kruger.

  • Juin à août

    Idéal

    La grande saison du safari. L’Afrique australe est sèche et fraîche : les animaux se pressent autour des points d’eau du Kruger et d’Etosha, et la crue de l’Okavango atteint son plein, alors même qu’il ne pleut pas. En Afrique de l’Est, la migration remonte par le couloir ouest du Serengeti en juin, puis gagne la rivière Mara à partir de juillet. Le Maroc intérieur et la Haute-Égypte dépassent alors souvent 40 °C : gardez-les pour l’automne, ou limitez-vous à la côte atlantique et à la mer Rouge. Au Cap, c’est l’hiver pluvieux.

  • Septembre et octobre

    Idéal

    Sans doute la période la plus polyvalente de la région. Les traversées de la rivière Mara se poursuivent, la brousse du Kruger et du Botswana est à son plus clairsemé, et la Namibie commence à chauffer. Au nord, la chaleur retombe : octobre est idéal pour un circuit complet au Maroc et pour relancer la croisière sur le Nil. En octobre, la mer redevient calme aux Seychelles entre deux moussons, et Maurice entre dans sa belle saison.

  • Novembre et décembre

    Bon compromis

    Les petites pluies reviennent en Afrique de l’Est, en averses brèves d’après-midi, et les troupeaux redescendent vers le sud du Serengeti : les prix baissent jusqu’aux Fêtes, qui se réservent très tôt. Le Cap et la route des Jardins entament leur été, et l’Égypte vit sa haute saison sous un ciel clément. Au Maroc, les nuits fraîchissent au désert. Dans l’océan Indien, la chaleur monte et le risque de cyclones augmente à partir de la fin décembre, surtout à Maurice.

Les incontournables en Afrique et au Proche-Orient

  • Gnous franchissant une rivière dans les éclaboussures pendant la grande migration, nord du Serengeti, Tanzanie

    La grande migration, du Serengeti au Masai Mara

    Plus d’un million de gnous, suivis de zèbres et de gazelles, tournent toute l’année entre le Serengeti tanzanien et le Masai Mara kényan, au rythme de l’herbe nouvelle. En janvier et février, ils mettent bas dans les plaines de Ndutu, au sud ; en mai et juin, ils remontent par le couloir ouest ; de juillet à octobre, ils franchissent la rivière Mara. Un troupeau peut hésiter des heures sur la berge, puis se jeter à l’eau en quelques minutes. Choisissez le camp selon le mois plutôt que selon le pays, et restez au moins trois nuits dans le même secteur.

  • Rhinocéros noirs broutant l’herbe rase du fond du cratère du Ngorongoro, Tanzanie

    Le cratère du Ngorongoro

    Cette caldeira de près de vingt kilomètres de diamètre réunit lions, buffles, hippopotames et quelques-uns des rhinocéros noirs les plus faciles à observer de Tanzanie. On y descend tôt le matin par une piste raide, pour une demi-journée ou une journée de safari. Sur le rebord, à plus de 2 000 mètres, les nuits sont fraîches toute l’année : une laine polaire n’est pas de trop, même en juillet. Le cratère se glisse naturellement dans le circuit nord, entre Arusha, le lac Manyara et le Serengeti.

  • Véhicule de safari ouvert dans les hautes herbes de la réserve privée de Sabi Sand, en bordure du parc Kruger, Afrique du Sud

    Le Kruger et les réserves privées

    Le parc national Kruger, dans le nord-est de l’Afrique du Sud, se parcourt en voiture de location, en dormant dans les camps du parc, ou depuis une réserve privée attenante comme Sabi Sand, où les rangers conduisent des véhicules ouverts et peuvent quitter la piste pour suivre un léopard. La première formule convient aux familles autonomes, la seconde aux voyageurs qui veulent des observations rapprochées. La saison sèche, de mai à septembre, éclaircit la brousse. On y arrive par un court vol depuis Johannesburg ou Le Cap ; prévoyez une consultation santé, car la région présente un risque de paludisme.

  • Vue aérienne des chenaux, des îlots boisés et des plaines inondables du delta de l’Okavango, Botswana

    Le delta de l’Okavango

    Au Botswana, les eaux tombées sur les hauts plateaux de l’Angola finissent leur course dans le Kalahari et dessinent un dédale de chenaux, d’îlots boisés et de plaines inondées, inscrit au patrimoine mondial. Elles atteignent le delta vers juin à août, en pleine saison sèche, quand la faune converge vers l’eau. On s’y déplace en mokoro, la pirogue traditionnelle, à pied avec un guide ou en véhicule. La plupart des camps ne se rejoignent qu’en petit avion depuis Maun ou Kasane, avec un sac souple au poids limité, et les places partent souvent un an d’avance.

  • Acacias morts sur l’argile blanche de Deadvlei, cernés de dunes rouges, dans le désert du Namib, Namibie

    Sossusvlei et le désert du Namib

    Dans le parc Namib-Naukluft, des dunes d’un rouge profond dépassent par endroits 300 mètres au-dessus d’une cuvette d’argile blanche. À Deadvlei, des acacias morts depuis des siècles se dressent encore, noirs sur fond orange. La barrière de Sesriem ouvre vers le lever du soleil : dormir dans le parc ou à ses portes permet d’attaquer la Dune 45 ou Big Daddy avant la chaleur. Le site s’intègre à un circuit en 4×4 de location vers Swakopmund et Etosha, sur de longues routes de gravier : limitez les étapes à quatre ou cinq heures de conduite.

  • Le sentier de crête menant au nouveau phare de Cape Point, entre falaises et océan, péninsule du Cap, Afrique du Sud

    Le Cap et sa péninsule

    À une demi-heure du centre, Le Cap aligne la montagne de la Table, qu’on gravit en téléphérique ou à pied par Platteklip Gorge, les maisons pastel du Bo-Kaap, puis la route de Chapman’s Peak jusqu’à Cape Point et aux manchots de Boulders Beach. Les vignobles de Stellenbosch et de Franschhoek sont à moins d’une heure de route. Contrairement au reste de l’Afrique australe, la ville est sèche de novembre à mars et pluvieuse en hiver. Le vent du sud-est ferme parfois le téléphérique : gardez une journée de battement.

  • Cavaliers dans le sable devant les trois grandes pyramides de Gizeh sous un ciel strié de nuages, Le Caire, Égypte

    Les pyramides de Gizeh et le Grand Musée égyptien

    Sur le plateau de Gizeh, les pyramides de Khéops, de Khéphren et de Mykérinos et le Sphinx se visitent dès l’ouverture, avant les autocars et la chaleur. Juste à côté, le Grand Musée égyptien rassemble désormais le trésor de Toutânkhamon et mérite une demi-journée. Saqqarah et la pyramide à degrés de Djéser, plus au sud, offrent un contrepoint plus calme. Les billets s’achètent en ligne sur les portails officiels, dont les règles changent souvent. L’avis canadien demande une grande prudence dans tout le pays ; Le Caire et la vallée du Nil restent hors des zones à éviter.

  • Une dahabiya toutes voiles dehors longe une rive de palmiers dans la lumière dorée du soir, sur le Nil, Égypte

    Le Nil, de Louxor à Assouan

    Trois ou quatre nuits de navigation relient Karnak, la Vallée des Rois, Edfou et Kom Ombo sans refaire sa valise chaque soir. Les grands bateaux offrent piscine et horaires serrés ; les dahabiyas, voiliers d’une dizaine de cabines, avancent plus lentement et accostent là où les autres ne s’arrêtent pas. À Louxor, réservez la montgolfière au-dessus de la rive ouest à l’aube, puis entrez dans la Vallée des Rois avant 10 h. D’Assouan, on gagne Abou Simbel par la route ou en avion, très tôt. Partez d’octobre à avril : l’été dépasse souvent 40 °C.

  • Les tentes berbères d’un bivouac posé au pied des grandes dunes de l’erg Chebbi, près de Merzouga, Maroc

    Du Haut Atlas aux dunes de l’erg Chebbi

    Vol sans escale, pas de visa, français largement compris : le Maroc est la porte d’entrée la plus simple de la région. Le circuit classique quitte Marrakech par le col du Tizi n’Tichka, passe par le ksar d’Aït-Ben-Haddou et les gorges du Dadès et du Todra, puis atteint Merzouga, où l’on dort sous la tente au pied de l’erg Chebbi. Comptez au moins trois jours pour la boucle, et prolongez par Fès et sa médina. Restez sur les itinéraires des camps établis : Ottawa demande d’éviter tout voyage à moins de 20 km de la frontière algérienne, qui longe l’erg à l’est.

  • Les silhouettes des baobabs de l’allée des Baobabs se découpent sur le soleil couchant, Morondava, Madagascar

    L’allée des Baobabs et les Tsingy de Bemaraha

    Près de Morondava, sur la côte ouest de Madagascar, une piste de terre file entre deux rangées de baobabs de Grandidier, hauts d’une trentaine de mètres. Venez au coucher du soleil, quand les troncs se découpent en ombres chinoises, ou à l’aube, avant les autres visiteurs. Plus au nord, les Tsingy de Bemaraha, inscrits au patrimoine mondial, alignent des forêts d’aiguilles calcaires qu’on parcourt par des passerelles et des ponts suspendus, avec un guide. Les pistes ne sont praticables qu’en saison sèche : le parc ferme en général pendant les pluies, vérifiez les dates d’ouverture avant de réserver.

  • La façade rose du Trésor, Al-Khazneh, qui se dévoile entre les parois sombres au bout du Siq, Pétra, Jordanie

    Pétra, un projet à garder en réserve

    Au sud de la Jordanie, la cité nabatéenne de Pétra se découvre par le Siq, un défilé de grès d’environ un kilomètre qui débouche sur la façade rose du Trésor ; il faut une journée complète, idéalement deux, pour monter jusqu’au Monastère. On y ajoute d’ordinaire le Wadi Rum et la mer Morte. En ce moment, toutefois, le gouvernement du Canada recommande d’éviter tout voyage non essentiel en Jordanie, où des missiles et des drones ont frappé des cibles. Mieux vaut reporter ce voyage et suivre l’évolution de l’avis.

Activités et loisirs

  • Safari : choisir sa formule

    En Tanzanie et au Kenya, on part en 4×4 à toit ouvrant avec un chauffeur-guide. L’Afrique du Sud permet de conduire soi-même au Kruger, ou de confier ses sorties aux rangers des réserves privées, parfois à pied. Au Botswana, le mokoro et la marche comptent autant que le véhicule, et en Namibie on fait le tour d’Etosha en autonomie, de point d’eau en point d’eau. Prévoyez trois ou quatre nuits par grand parc.

  • Gorilles de montagne au Rwanda

    Dans le parc national des Volcans, au Rwanda, on approche les gorilles avec un permis nominatif délivré par l’Office rwandais de développement : huit visiteurs par groupe de gorilles, une heure auprès d’eux, 15 ans au minimum. La marche, pentue et souvent boueuse, dure d’une à plusieurs heures ; réservez le permis des mois à l’avance pour la saison sèche, de juin à septembre. L’avis canadien demande une grande prudence près de la frontière congolaise, et déconseille tout voyage non essentiel en Ouganda, où se trouve Bwindi.

  • Plongée et masque-tuba

    La mer Rouge égyptienne offre des récifs accessibles toute l’année depuis Hurghada, Marsa Alam ou Charm el-Cheikh, et des croisières-plongée vers les épaves du nord. Au large de Zanzibar, l’atoll de Mnemba est connu pour ses tortues et ses dauphins, et à Maurice, le parc marin de Blue Bay se prête au masque et tuba avec des enfants. Vérifiez la certification du centre et la couverture de votre assurance.

  • Trek et randonnée

    Le Kilimandjaro, à 5 895 mètres, se gravit en six à neuf jours avec guide et porteurs, obligatoires ; les voies Machame et Lemosho favorisent l’acclimatation. Dans le Haut Atlas marocain, le Toubkal, à 4 167 mètres, s’atteint en deux jours depuis Imlil. Au Cap, la montagne de la Table offre de belles marches à la journée. Vérifiez que votre assurance couvre la haute altitude.

  • Nuits dans le désert

    Le Sahara marocain se découvre en bivouac dans l’erg Chebbi, après deux jours de route depuis Marrakech. En Namibie, le Namib déroule ses dunes jusqu’à l’Atlantique, avec des sorties en 4×4 ou en kayak autour de Swakopmund et de Walvis Bay. En Égypte, le Désert blanc et l’oasis de Siwa restent accessibles, mais uniquement par les routes que précise l’avis canadien, avec une agence locale. De novembre à mars, les nuits sont froides.

  • Vins et tables

    Les Winelands, autour de Stellenbosch, de Franschhoek et de Paarl, se parcourent de domaine en domaine, et le tramway du vin de Franschhoek évite de prendre le volant. Au Maroc, un cours de cuisine dans un riad apprend la pastilla et les tajines, et les grills de la place Jemaa el-Fna se goûtent le soir sur un banc. À Zanzibar, la tournée des épices mène aux plantations de girofle et de cannelle.

  • Croisière et navigation

    La croisière sur le Nil reste la façon la plus confortable de voir la Haute-Égypte. Aux Seychelles, un catamaran avec skipper enchaîne les îles intérieures, et à Zanzibar comme sur la côte kényane, une sortie en boutre au coucher du soleil clôt bien la journée. Dans l’océan Indien, évitez le cœur de la saison des cyclones, de janvier à mars, surtout à Maurice.

Plages et stations balnéaires

  • Nungwi et Kendwa

    Zanzibar, Tanzanie

    À la pointe nord de l’île, ces deux plages voisines souffrent moins des marées qu’ailleurs à Zanzibar : on s’y baigne presque à toute heure. Nungwi est animée, avec ses chantiers de boutres et ses bars perchés sur le corail ; Kendwa, plus calme, plaît aux couples. Sur la côte est, le lagon se vide à marée basse : regardez les marées avant de choisir votre hôtel.

  • Diani Beach

    Kenya

    Au sud de Mombasa, cette longue plage de sable blanc protégée par un récif est bordée d’une forêt où vivent des colobes. Elle termine bien un safari, par un vol intérieur jusqu’à Ukunda ou Mombasa. De décembre à mars, le vent du nord-est attire les kitesurfeurs. Diani se trouve dans le comté de Kwale, hors des secteurs visés par l’avis canadien.

  • Belle Mare et la côte est

    Maurice

    De Belle Mare à Trou d’Eau Douce, la côte est aligne de longues plages bordées de filaos et un lagon peu profond, rassurant avec des enfants. L’alizé y souffle plus fort de juin à août. Une sortie en bateau mène à l’île aux Cerfs pour la journée, et la presqu’île du Morne, au sud-ouest, étire son sable blanc au pied du Morne Brabant, inscrit au patrimoine mondial.

  • Anse Source d’Argent

    La Digue, Seychelles

    Sur la côte ouest de La Digue, des blocs de granit rose sculptés par l’érosion encadrent de petites criques à l’eau claire. On y arrive à vélo par la plantation de L’Union, où un droit d’entrée est perçu. Visez la marée haute, tôt le matin ou en fin d’après-midi : à marée basse, le lagon devient très peu profond.

  • El Gouna et Marsa Alam

    Mer Rouge, Égypte

    Au nord de Hurghada, El Gouna s’est bâtie autour de lagons et de marinas ; plus au sud, Marsa Alam mise sur des récifs accessibles depuis la plage, où l’on croise des tortues et parfois des dugongs. De décembre à février, les soirées fraîchissent et le vent souffle fort. Louxor est à environ quatre heures de route de Hurghada.

  • Taghazout et la baie d’Agadir

    Maroc

    À une vingtaine de kilomètres au nord d’Agadir, le village de Taghazout est devenu un repaire de surfeurs, avec des écoles pour débutants et des vagues réputées de l’automne au printemps. La baie d’Agadir, plus urbaine, offre une longue plage et une promenade animée. Selon la saison, des vols sans escale relient Montréal à Agadir. L’Atlantique reste frais, loin de l’eau tiède des Caraïbes.

Où aller, où loger

  1. Tanzanie : le grand safari, puis la plage

    Le circuit nord, de Tarangire au Serengeti par le lac Manyara et le Ngorongoro, offre la plus grande variété de paysages et suit la migration une bonne partie de l’année. Un vol direct mène ensuite à Zanzibar : la formule classique d’un voyage de noces ou d’un premier safari de 10 à 14 jours. Les trajets en 4×4 sont longs et les vols intérieurs pèsent sur le budget. La Tanzanie exige désormais une assurance voyage achetée auprès d’un assureur public tanzanien, même si vous êtes déjà couvert.

  2. Kenya : le safari compact

    Le Masai Mara n’est qu’à une heure de vol de Nairobi : un safari de cinq ou six jours tient dans une semaine de vacances. Les conservations privées qui bordent la réserve limitent le nombre de véhicules, un vrai avantage en pleine migration. Amboseli ajoute les éléphants devant le Kilimandjaro, et Diani Beach une fin de séjour au soleil. La réserve nationale est toutefois très fréquentée de juillet à octobre, et l’avis canadien demande d’éviter tout voyage dans plusieurs comtés du nord et sur la côte au nord de Malindi, loin des circuits classiques.

  3. Afrique du Sud : le premier voyage sans casse-tête

    Routes asphaltées, hébergement de toutes catégories, location de voiture simple : c’est le pays tout désigné pour une première fois ou pour une famille. Le Cap, les Winelands et la route des Jardins se parcourent en voiture, puis un vol mène au Kruger. On roule à gauche, et la criminalité impose de vraies précautions en ville : pas de bijoux visibles, pas de marche la nuit. Avec de jeunes enfants, certaines réserves privées du Cap-Oriental se trouvent hors des zones de paludisme, à confirmer avec la clinique santé-voyage.

  4. Botswana et Namibie : pour les voyageurs aguerris

    Deux voisins, deux philosophies. Le Botswana mise sur des camps isolés, accessibles en petit avion, dans l’Okavango et autour de Chobe : peu de monde, beaucoup d’animaux et un budget élevé. La Namibie se parcourt en 4×4 de location, de Sossusvlei à Etosha, sur des centaines de kilomètres de gravier : parfait pour un couple autonome qui aime conduire. Comptez deux semaines, et réservez les camps et les lodges près d’un an d’avance pour la haute saison.

  5. Maroc et Tunisie : le dépaysement à sept heures de vol

    Le Maroc est la seule destination de la région reliée toute l’année sans escale à Montréal : idéal pour un séjour de 8 à 12 jours, entre médinas de Fès et de Marrakech, ruelles bleues de Chefchaouen, désert et sentiers de l’Atlas. La Tunisie, plus discrète, combine Tunis, Carthage et Sidi Bou Saïd avec les plages de Djerba. Dans les deux pays, l’avis canadien demande une grande prudence et proscrit les abords des frontières algérienne et libyenne. Juillet et août sont trop chauds à l’intérieur des terres.

  6. Égypte : l’histoire avant tout

    Le trio Le Caire, Louxor, Assouan, relié par la croisière sur le Nil ou par des vols intérieurs, s’adresse d’abord aux passionnés d’histoire, avec quelques jours sur la mer Rouge pour finir. Le pays demande de l’endurance : chaleur, sollicitations constantes, réveils avant l’aube. L’avis canadien recommande une grande prudence, notamment en raison des tensions régionales, et d’éviter tout voyage dans le Nord du Sinaï, près de la frontière libyenne et dans le désert occidental. En Haute-Égypte rurale, Ottawa conseille le transport organisé : un circuit avec guide local y répond.

  7. Maurice et les Seychelles : l’océan Indien à deux

    Maurice convient aux familles comme aux couples qui veulent du confort, des lagons protégés et assez de variété pour une semaine : le Morne, la cascade de Chamarel, le marché de Port-Louis. Les Seychelles, plus sauvages et plus coûteuses au quotidien, se vivent d’île en île entre Mahé, Praslin et La Digue, en traversier. Les deux se combinent avec un safari, mais les Seychelles exigent une preuve de vaccination contre la fièvre jaune si vous arrivez d’un pays où elle sévit, comme le Kenya.

  8. Madagascar : la grande île à part

    Une faune qu’on ne voit nulle part ailleurs, lémuriens et caméléons en tête, des baobabs, les aiguilles calcaires des Tsingy et des plages au nord, autour de Nosy Be. C’est un voyage pour des curieux patients : les routes sont lentes, les vols intérieurs changent souvent d’horaire, et il faut deux à trois semaines pour relier deux ou trois régions sans courir. Visez la saison sèche, d’avril à novembre, et évitez la saison des cyclones, de janvier à mars. Le Canada y demande une grande prudence, notamment à cause des manifestations fréquentes dans la capitale.

  9. Jordanie, Émirats, Oman et Israël : à reporter

    En temps normal, Pétra et le Wadi Rum, Dubaï et Abou Dabi, les montagnes d’Oman ou la vieille ville de Jérusalem font de beaux circuits ou des escales prisées. En ce moment, le gouvernement du Canada recommande d’éviter tout voyage non essentiel en Jordanie, aux Émirats arabes unis, en Oman et en Israël, en raison de l’instabilité régionale, et d’éviter tout voyage en Palestine. Nous ne les recommandons donc pas tant que ces avis restent en vigueur ; un conseiller peut vous aider à reporter un projet ou à remplacer une escale prévue dans le Golfe.

Les pièges à éviter

  1. Ignorer les avis aux voyageurs, et ce qu’ils changent pour l’assurance

    Les niveaux de risque varient d’un pays à l’autre et changent vite : en ce moment, la Jordanie, les Émirats, Oman, Israël et le Qatar font l’objet d’un avis d’éviter tout voyage non essentiel, et plusieurs pays d’Afrique ont des zones à éviter complètement. Or bien des assurances limitent ou excluent la couverture dans une destination visée par un tel avis. Lisez la page de chaque pays sur voyage.gc.ca avant de réserver et la veille du départ, et faites confirmer votre couverture par écrit.

  2. Réserver une correspondance dans le Golfe sans y penser

    Doha et Dubaï sont les escales les plus commodes vers l’Afrique de l’Est et l’océan Indien, mais les pays où elles se trouvent sont visés par un avis d’éviter tout voyage non essentiel, et les activités militaires de la région entraînent des annulations ; Air Canada a d’ailleurs suspendu ses vols vers Dubaï jusqu’à la mi-janvier 2027. Une correspondance en Europe peut se révéler plus sûre : demandez à votre conseiller de comparer les itinéraires.

  3. Oublier le certificat de fièvre jaune

    Le Kenya est une zone de transmission de la fièvre jaune, et la Tanzanie, les Seychelles, l’Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie exigent une preuve de vaccination des voyageurs qui arrivent d’un tel pays ; la Tanzanie l’exige même après une simple escale. Un safari au Kenya suivi de Zanzibar ou des Seychelles impose donc le carnet jaune. Le vaccin se donne dans un centre désigné, au moins dix jours avant le départ.

  4. Sous-estimer le paludisme et la consultation santé-voyage

    Le paludisme est présent dans une partie de l’Afrique du Sud, du Botswana, de la Namibie, du Kenya et de la Tanzanie, et les antipaludéens sont recommandés pour la plupart des voyageurs au Rwanda ; il est absent du Maroc, de l’Égypte, de Maurice et des Seychelles. Consultez une clinique santé-voyage environ six semaines avant le départ, pour les vaccins comme pour le traitement préventif.

  5. Se rendre en Ouganda sans connaître les mesures liées à Ebola

    L’Ouganda, connu pour les gorilles de Bwindi, fait l’objet d’un avis d’éviter tout voyage non essentiel, en raison notamment de l’éclosion d’Ebola dans la région. Jusqu’au 27 novembre 2026, le Canada impose une quarantaine de 21 jours aux voyageurs qui ont séjourné en Ouganda, en République démocratique du Congo ou au Soudan du Sud dans les 21 jours précédant leur arrivée. Pour les gorilles, tournez-vous plutôt vers le Rwanda.

  6. Viser la migration au mauvais endroit

    Les troupeaux sont dans le sud du Serengeti en début d’année et dans le Mara de juillet à octobre : réserver le Masai Mara en mars, ou le sud du Serengeti en août, c’est passer à côté. Les longues pluies d’avril et de mai ferment en outre plusieurs camps. Choisissez d’abord vos dates, puis le secteur, et acceptez une part d’imprévu.

  7. Négliger les formalités pays par pays

    Un même voyage peut cumuler une autorisation électronique pour le Kenya, un visa et une assurance obligatoire pour la Tanzanie, un visa pour la Namibie et une autorisation pour les Seychelles. Passez uniquement par les portails officiels : bien des sites intermédiaires ajoutent des frais. L’Afrique du Sud exige des pages vierges dans le passeport, et les avions de brousse un sac souple au poids limité.

Questions fréquentes

Kenya ou Tanzanie : quel pays choisir pour un premier safari ?

Le Kenya convient aux séjours courts : le Masai Mara est à une heure de vol de Nairobi. La Tanzanie demande plus de temps, mais réunit le Ngorongoro, le Serengeti et la plage de Zanzibar. Pour la migration, choisissez selon le mois : le sud du Serengeti en janvier et février, le Mara ou le nord du Serengeti de juillet à octobre.

Quand voir la grande migration des gnous ?

Les troupeaux mettent bas dans le sud du Serengeti en janvier et février, remontent par l’ouest en mai et juin, puis franchissent la rivière Mara de juillet à octobre. En novembre et décembre, ils redescendent vers le sud. Les dates exactes varient selon les pluies.

Faut-il se faire vacciner contre la fièvre jaune pour un safari ?

Tout dépend de l’itinéraire. La vaccination est recommandée selon votre parcours au Kenya, où les autorités font des contrôles ponctuels, et plusieurs pays, dont la Tanzanie, les Seychelles et l’Afrique du Sud, exigent une preuve de vaccination si vous arrivez d’un pays où la fièvre jaune sévit. Une clinique santé-voyage tranchera selon votre parcours.

Y a-t-il des vols directs de Montréal vers l’Afrique ?

Oui, vers le Maroc : Casablanca toute l’année, et Marrakech et Agadir en saison, en environ sept heures. Ailleurs, il faut au moins une correspondance. Les horaires changent d’une saison à l’autre, et la situation au Moyen-Orient perturbe certaines lignes : vérifiez-les au moment de réserver.

Peut-on voyager en Égypte en ce moment ?

Ottawa demande de faire preuve d’une grande prudence en Égypte, sans déconseiller le pays dans son ensemble. Le Caire, la vallée du Nil et la mer Rouge restent hors des zones à éviter, contrairement au Nord du Sinaï, aux abords de la frontière libyenne et au désert occidental. Relisez l’avis avant de partir, et privilégiez les circuits organisés hors des villes.

Et la Jordanie, Dubaï ou Oman ?

En ce moment, Ottawa recommande d’éviter tout voyage non essentiel en Jordanie, aux Émirats arabes unis, en Oman et en Israël, et des vols y sont annulés. Mieux vaut reporter ces voyages ; si un billet est déjà acheté, un conseiller peut vous aider à le modifier.

Maurice ou les Seychelles : quelle île choisir ?

Maurice offre plus de choix d’hôtels, des lagons tranquilles et assez d’activités pour une semaine en famille. Les Seychelles séduisent par leurs plages de granit et une nature plus préservée, mais le quotidien y coûte plus cher et l’on change d’île en traversier.

Combien de jours faut-il pour un safari en Afrique ?

Comptez cinq ou six jours sur place pour un safari au Kenya, sept à dix pour le circuit nord de la Tanzanie, plus près de deux jours de trajet aller-retour. Pour combiner safari et plage, ou Le Cap et le Kruger, deux semaines sont un minimum confortable.

Sources

Informations vérifiées le 3 octobre 2026. Les formalités changent : votre conseiller confirme celles qui s’appliquent à vos dates.

Repères pratiques

Meilleure période
Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
Formalités
Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.

En images — Afrique et Proche-Orient

Cliquez ou touchez une photo pour l’agrandir ; son crédit s’affiche avec elle.

Où aller en Afrique et au Proche-Orient

À lire avant de partir

Préparer ce voyage

Votre projet en Afrique et au Proche-Orient

Décrivez-le en cinq questions. Nous avons déjà noté la destination : il ne reste que vos dates, vos voyageurs et votre budget.

Décrire mon projet

Gratuit, sans engagement, réponse sous 24 h ouvrables. Nous ne vendons ni ne réservons aucun voyage : ce sont les conseillers, dans leur agence, qui vous accompagnent.

Haut de page