Un safari en Tanzanie compte une formalité de plus depuis ce matin. Depuis le 1er octobre 2026, tout visiteur étranger qui entre en Tanzanie continentale, par avion, par la route ou par la mer, doit détenir une assurance voyage délivrée par la National Insurance Corporation (NIC), l’assureur public du pays. Elle coûte l’équivalent de 44 $ US par adulte, et votre assurance canadienne ne vous en dispense pas.
La règle découle d’un règlement publié le 4 septembre par le gouvernement tanzanien. Zanzibar applique déjà le même principe depuis octobre 2024, avec son propre assureur. La question que se posaient les voyageurs qui combinent le Serengeti et les plages de l’île a reçu sa réponse la semaine dernière : une seule police suffit, à condition de l’acheter au bon endroit.
Ce que la Tanzanie exige depuis le 1er octobre
L’obligation repose sur l’Insurance (Inbound Travel Insurance) Regulations, 2026, publié dans l’avis gouvernemental no 256 du 4 septembre et relayé par le ministère des Finances. La foire aux questions officielle de la NIC en précise les modalités :
| Point | Ce que prévoit l’assurance obligatoire |
|---|---|
| Qui est visé | Tous les étrangers qui entrent en Tanzanie continentale, sauf les résidents des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Les Canadiens sont donc concernés. |
| Prix | L’équivalent en shillings tanzaniens de 44 $ US par personne. Selon VisasNews, qui a consulté les portails officiels, c’est gratuit pour les 0 à 2 ans, 22 $ US pour les 3 à 17 ans, et 10 % de rabais pour les adultes d’un groupe d’au moins 10 personnes. |
| Durée | Jusqu’à 92 jours, avec entrées multiples. La couverture suit les dates inscrites sur le certificat et peut être prolongée auprès de la NIC avant son échéance. |
| Achat | En ligne, sur le portail de la NIC, par carte de débit ou de crédit, ou à l’arrivée, au point d’entrée. La NIC recommande de l’acheter avant le départ. |
| Preuve | Un certificat numérique ou imprimé, à présenter à l’arrivée. Gardez-le à portée de main pendant tout le séjour. |
Pour l’acheter, la NIC demande les renseignements du passeport, les dates du voyage et son motif. La couverture prend effet dès le paiement. Si vos plans changent, un remboursement « peut être accordé » selon la politique de l’assureur et le moment de l’annulation ; une preuve peut être exigée.

Safari et Zanzibar : tout dépend de votre premier point d’entrée
La Tanzanie continentale et Zanzibar ont chacune leur assureur désigné : la NIC pour le continent, la Zanzibar Insurance Corporation (ZIC) pour l’archipel. Dans un communiqué, la NIC confirme qu’un même voyage ne doit pas entraîner deux achats. C’est le premier point d’entrée dans le pays qui décide :
- Vous atterrissez au Kilimandjaro ou à Dar es Salaam pour un safari, puis vous filez à Zanzibar : achetez la police de la NIC. Elle vaut aussi sur l’île.
- Vous commencez par Zanzibar, puis vous rejoignez le continent : c’est la police de la ZIC qu’il faut, et elle vous suit sur le continent.
- Vous avez déjà payé une police de la ZIC avant le 1er octobre, mais vous entrez d’abord sur le continent : selon VisasNews, qui cite un communiqué de la ZIC du 28 septembre, elle reste valable, à condition de couvrir le voyage en question. Inutile de l’annuler.
Les deux assureurs affichent les mêmes tarifs. Seule la porte d’entrée change le guichet. Nos fiches Tanzanie et Zanzibar aident à bâtir un itinéraire qui combine les deux.
Pourquoi cette police ne remplace pas votre assurance voyage
La police de la NIC couvre les soins médicaux d’urgence, certains soins dentaires urgents, le transport médical, l’évacuation et le rapatriement, ainsi que certains risques liés aux bagages enregistrés, la responsabilité civile, certains frais juridiques et l’aide en cas de vol des documents de voyage. L’assureur précise que ces garanties restent soumises aux plafonds, conditions et exclusions du contrat, et que certaines conditions médicales préexistantes font l’objet de dispositions particulières.
En cas de pépin sur place, la NIC dit offrir une assistance jour et nuit au +255 736 100 800.

Visa, passeport : le reste ne change pas
L’assurance s’ajoute aux formalités habituelles. Un Canadien a toujours besoin d’un visa pour la Tanzanie. D’après les conseils aux voyageurs du gouvernement du Canada, un visa touristique à entrée unique de trois mois peut s’obtenir à l’arrivée aux principaux points d’entrée. Il faut en revanche demander un visa électronique avant le départ pour un séjour de plus de 90 jours ou pour des entrées multiples.
À noter : au 1er octobre, la page canadienne, mise à jour pour la dernière fois le 8 juillet, ne mentionnait encore que l’assurance obligatoire de Zanzibar. Ne vous fiez pas à cette absence : la règle est en vigueur sur le continent.
- Achetez l’assurance de la Tanzanie quelques jours avant le départ, sur le portail de l’assureur qui correspond à votre premier point d’entrée.
- Enregistrez le certificat et son code QR sur votre téléphone, et glissez-en une copie papier avec votre passeport.
- Prévoyez une police par voyageur, y compris pour les enfants de 3 ans et plus.
- Si votre forfait passe par une agence, demandez si l’assurance est incluse ou si vous devez l’acheter vous-même.
Questions fréquentes
Depuis quand l’assurance est-elle obligatoire en Tanzanie ?
Depuis le 1er octobre 2026 pour la Tanzanie continentale. À Zanzibar, une assurance du même type est exigée depuis le 1er octobre 2024.
Combien coûte l’assurance obligatoire de la Tanzanie ?
L’équivalent de 44 $ US par adulte, payable en shillings tanzaniens. Selon les tarifs relevés par VisasNews, elle est gratuite avant 3 ans et coûte 22 $ US de 3 à 17 ans.
Faut-il deux assurances pour un safari suivi de Zanzibar ?
Non. Une seule police suffit. Si vous entrez d’abord sur le continent, achetez celle de la NIC ; si vous arrivez d’abord à Zanzibar, celle de la ZIC.
Mon assurance voyage canadienne me dispense-t-elle de cette obligation ?
Non. La police locale est exigée même si vous êtes déjà assuré. Gardez quand même votre assurance canadienne, qui couvre des risques que la police tanzanienne ne prévoit pas, comme l’annulation du voyage.
