Une croisière d’expédition ne se choisit pas comme une croisière classique. La destination compte, bien sûr : Antarctique, Arctique, Groenland, Svalbard. Mais c’est le navire qui décide de ce que vous verrez vraiment : combien de fois vous mettrez pied à terre, avec qui, et dans quelle langue.
Voici ce qui distingue une bonne croisière d’expédition, et les compagnies qui en proposent.
Pourquoi la taille du navire change tout
En Antarctique, les lignes directrices de l’IAATO, l’association qui encadre le tourisme sur le continent, sont strictes : pas plus de 100 passagers à terre en même temps, un seul navire par site, un guide pour vingt passagers. Et les navires de plus de 500 passagers ne débarquent personne.
Conséquence directe : sur un navire de 200 passagers, tout le monde descend à chaque site, en deux rotations. Sur un navire de 400, les rotations s’allongent et les sorties raccourcissent. Au-delà de 500, on regarde l’Antarctique depuis le pont. Avant de réserver, la première question à poser est donc le nombre de passagers.
Les compagnies et leurs navires d’expédition
| Compagnie | Navires d’expédition | Particularités |
|---|---|---|
| Ponant | Le Commandant Charcot, navire de haute exploration polaire ; six navires Explorer, dont Le Bellot | Français et anglais à bord, laboratoires scientifiques sur le Charcot, salon sous-marin sur les Explorer |
| Silversea | Quatre navires d’expédition, dont le Silver Endeavour et le Silver Origin (Galápagos) | Luxe tout inclus, majordome dans chaque suite |
| Viking | Viking Octantis et Viking Polaris, 378 passagers | Zodiacs, kayaks et deux petits sous-marins ; Antarctique et Grands Lacs |
| Hurtigruten | L’Express côtier norvégien, moins de 500 passagers par navire | Pas une expédition polaire, mais la côte de Norvège jusqu’à Kirkenes, aurores boréales en hiver |

L’expédition près de chez nous
Pas besoin d’aller en Antarctique pour une première expérience : les navires d’expédition de Viking naviguent dans les Grands Lacs et font escale à Québec, et Ponant fréquente le Saint-Laurent avec Le Bellot. Une bonne façon de goûter au format, zodiacs et conférenciers compris, avant de viser les pôles.
Ce qu’il faut savoir avant de partir
La saison est courte : de novembre à mars pour l’Antarctique, de juin à septembre pour l’Arctique. Les places partent un an à l’avance, l’assurance avec évacuation est souvent exigée à l’embarquement, et le passage de Drake peut être agité. Notre page Expédition polaire détaille tous ces points, de l’équipement au budget.

Chaque compagnie est détaillée dans notre guide des compagnies de croisière.
Questions fréquentes
Peut-on débarquer en Antarctique depuis un grand navire ?
Non : selon les lignes directrices de l’IAATO, les navires de plus de 500 passagers ne débarquent personne. Et pas plus de 100 passagers peuvent être à terre en même temps.
Quelle compagnie choisir pour une expédition en français ?
Ponant, dont les navires d’expédition fonctionnent en français et en anglais.
Quand partir en Antarctique ?
De novembre à mars, pendant l’été austral. L’Arctique se visite de juin à septembre.
Existe-t-il des croisières d’expédition près du Québec ?
Oui : Viking navigue dans les Grands Lacs avec ses navires d’expédition, et Ponant fréquente le Saint-Laurent.
