Les voyages aux États-Unis suivent deux courbes opposées. Selon Flight Centre Canada, les réservations de vols d’affaires vers les États-Unis ont progressé de 6 % sur les huit premiers mois de 2026, et celles d’août dépassaient de 16,5 % celles d’août 2025. Les vacances, elles, restent au plus bas : Statistique Canada constate que les retours de voyage depuis les États-Unis, en recul d’un quart en 2025, n’ont pas remonté au début de 2026.
Les entreprises n’ont guère le choix, le marché américain reste incontournable. Les vacanciers, eux, l’ont. Voici où ils sont allés, et ce que ce déplacement change pour votre prochain voyage.
Les voyages aux États-Unis, en chiffres
| Indicateur | Évolution | Source |
|---|---|---|
| Retours de voyage depuis les États-Unis, 2025 | −25,4 % | Statistique Canada |
| Voyages d’agrément aux États-Unis, 2025 | −21,5 %, soit 3,2 millions de visites | Statistique Canada |
| Voyages d’agrément outre-mer, 2025 | +12,2 % (Europe +13,6 %, Asie +16,7 %) | Statistique Canada |
| Vols d’affaires vers les États-Unis, janvier à août 2026 | +6 % | Flight Centre Canada |
| Vols d’affaires, août 2026 par rapport à août 2025 | +16,5 % | Flight Centre Canada |
Pourquoi les voyages d’affaires résistent
Les secteurs qui voyagent le plus — fabrication, mines et ressources naturelles, technologies, finance — ont leurs clients, leurs usines et leurs partenaires au sud de la frontière. Après un net repli au moment des premiers tarifs douaniers, les réservations d’affaires avaient terminé 2025 à peu près à plat. Elles remontent depuis.
Flight Centre résume la chose simplement : une entreprise peut repousser un déplacement, mais pas renoncer à un marché aussi important. L’effet des derniers tarifs annoncés par Washington reste, lui, difficile à mesurer.

Où sont partis les vacanciers
L’argent n’a pas disparu, il a changé de destination. En 2025, les dépenses d’agrément des Canadiens aux États-Unis ont reculé de 3,3 milliards de dollars, pendant que celles des voyages outre-mer progressaient de 3,6 milliards. L’Europe et l’Asie ont récupéré l’essentiel, et les voyages au Canada ont légèrement augmenté.
Un détail parlant : les visites à la famille ont beaucoup moins reculé que les séjours d’agrément. On renonce plus facilement à Orlando qu’à l’anniversaire d’une sœur installée en Floride.
Ce que ça change pour vous
- Vers la Floride, la Californie ou Las Vegas, les compagnies ont réduit leur offre depuis 2025. Les aubaines existent, mais moins de vols signifie aussi moins de solutions de rechange si le vôtre est annulé.
- Vers l’Europe et le Sud, la demande reportée se fait sentir aux périodes de pointe. Pour les Fêtes et la relâche, réservez plus tôt qu’avant ; notre calendrier de réservation donne les bons délais.
- Vers New York, Boston ou Chicago, les vols de semaine se remplissent de voyageurs d’affaires. Pour un séjour d’agrément, les départs de fin de semaine sont souvent mieux placés.
- Le taux de change pèse toujours sur le budget : notre article sur le dollar canadien explique où il joue en votre faveur.

Questions fréquentes
Les Canadiens voyagent-ils encore aux États-Unis ?
Oui, mais nettement moins pour les vacances : les retours de voyage ont reculé d’un quart en 2025, et la tendance s’est maintenue au début de 2026.
Pourquoi les voyages d’affaires augmentent-ils ?
Parce que les entreprises canadiennes ne peuvent pas se passer du marché américain. Après un repli lié aux tarifs douaniers, les réservations remontent depuis la fin de 2025.
Où les Canadiens partent-ils à la place ?
Surtout outre-mer : l’Europe (+13,6 %) et l’Asie (+16,7 %) en 2025, et un peu plus souvent au Canada.
Faut-il s’attendre à des aubaines vers les États-Unis ?
Sur certaines routes vacances, oui, mais avec moins de vols au choix : une annulation se rattrape moins facilement.
Ce report fait-il monter les prix vers l’Europe et le Sud ?
Il pèse surtout sur les périodes de pointe, comme les Fêtes et la relâche. Réserver tôt compte davantage qu’avant.
Un voyage d’affaires aux États-Unis demande-t-il une assurance particulière ?
Il demande au minimum une garantie médicale d’urgence. Vérifiez l’assurance collective de votre employeur : durée couverte, plafond et paiement direct à l’hôpital.
