Un voyage en Norvège se vit à la verticale. Des fjords qui entrent de deux cents kilomètres dans les terres, des falaises qui tombent dans une eau noire, des routes qui montent et redescendent sans arrêt — et en été, un soleil qui ne se couche pas.
C’est cher, c’est spectaculaire, et c’est l’un des rares pays où le camping libre est un droit inscrit dans la loi, ce qui change complètement l’équation budgétaire.
Quand y aller
| Période | Ce qu’on y trouve | Verdict |
|---|---|---|
| Juin – août | Soleil de minuit, tout ouvert, randonnée | La saison des fjords |
| Mai et septembre | Moins de monde, cascades pleines en mai | Excellent compromis |
| Octobre – mars | Aurores boréales, orques, traîneau | Un autre voyage |
| Avril | Fin d’hiver, routes de montagne fermées | Transition |

Les deux voyages
Les fjords, en été
Bergen comme point de départ, le Sognefjord et le Nærøyfjord classé, le Geirangerfjord, la route des Aigles et celle des Trolls, le Preikestolen et le Trolltunga pour la randonnée. Le train Oslo–Bergen et l’embranchement de Flåm font partie du voyage.
Dix à quatorze jours, en voiture ou en combinant train, bus et ferry — le réseau public norvégien est remarquable et dessert tout.
Le nord, en hiver
Tromsø comme base, les îles Lofoten pour les paysages, les orques de novembre à janvier, les aurores de septembre à mars, le traîneau à chiens et les campements samis. Le jour dure trois à quatre heures en décembre, dans une lumière bleue particulière.
Combien coûte un voyage en Norvège
190 à 260 $ par jour en mode modeste, 340 à 520 $ en confortable. C’est l’une des destinations les plus chères du monde, et l’alcool et les restaurants y sont particulièrement coûteux.
Les leviers réels : le camping ou les cabanes — hytter —, les courses au supermarché, et le fait que les paysages sont gratuits.

Formalités et pratique
Espace Schengen : pas de visa, passeport valide trois mois après la sortie. Le permis québécois est accepté. Le pays est presque entièrement sans espèces : une carte suffit partout.
Conditions à jour sur la fiche de la Norvège sur voyage.gc.ca.
Se déplacer : la voiture, le bateau, et beaucoup de tunnels
La Norvège se parcourt lentement, non par choix mais par géographie. Les fjords imposent des détours, des ferries et des tunnels : une distance de deux cents kilomètres peut demander cinq heures.
- Les ferries font partie de la route : ils sont fréquents, ponctuels et se paient automatiquement.
- L’Hurtigruten, le service express côtier, relie Bergen à Kirkenes en six jours et dessert trente-quatre ports.
- Le train de Bergen et celui de Flåm comptent parmi les plus belles lignes ferroviaires d’Europe.
- Les routes de montagne ferment d’octobre à mai : vérifiez avant de bâtir un itinéraire.
- Les Lofoten se rejoignent en vol depuis Oslo ou Bodø, ou en ferry depuis le continent.
Combien prévoir, par personne et par jour
| Poste | Économique | Confortable |
|---|---|---|
| Hébergement | 110 à 180 $ | 280 à 500 $ |
| Repas | 55 à 85 $ | 130 à 220 $ |
| Voiture, ferries, carburant | 80 à 130 $ | 150 à 250 $ |
| Excursions | 0 à 60 $ | 150 à 320 $ |
Questions fréquentes
Quand voir les fjords ?
De juin à août pour les journées interminables et les routes de montagne ouvertes. Mai et septembre offrent moins de monde et des cascades pleines.
Quand voir les aurores ?
De septembre à mars dans le nord, autour de Tromsø et des Lofoten. Prévoyez au moins trois nuits pour augmenter les chances.
Un voyage en Norvège est-il abordable ?
Elle est chère, mais le droit d’accès à la nature autorise le camping libre et les cabanes coûtent peu. Les paysages, eux, sont gratuits.
Faut-il une voiture ?
Utile pour les fjords, mais le réseau de train, bus et ferry est remarquable et dessert l’essentiel.
Qu’est-ce que le soleil de minuit ?
Au nord du cercle polaire, le soleil ne se couche pas entre la mi-mai et la fin juillet. Prévoyez un masque de sommeil.
Peut-on voir des orques ?
De novembre à janvier au large de Tromsø et de Skjervøy, quand elles suivent les bancs de harengs. Les sorties se font en bateau.
Le train Oslo–Bergen vaut-il le détour ?
C’est l’un des plus beaux trajets ferroviaires du monde, avec l’embranchement de Flåm qui descend huit cent soixante-trois mètres en vingt kilomètres.
Faut-il des espèces ?
Pratiquement jamais : le pays fonctionne presque entièrement par carte, y compris pour les petits montants.
Les ferries sont-ils inclus dans l’itinéraire ?
Ils font partie de la route, comme un pont : fréquents, ponctuels, et facturés automatiquement au véhicule.
Quand les routes de montagne sont-elles ouvertes ?
De fin mai à début octobre selon l’altitude. Hors de cette fenêtre, l’itinéraire doit être repensé.
Faut-il prendre l’Hurtigruten ?
C’est une façon superbe de voir la côte, surtout l’hiver. On peut n’en faire qu’un segment plutôt que les six jours complets.
