Un voyage en Jordanie est l’un des plus denses qui soient : en dix jours, on voit une cité nabatéenne creusée dans le grès, un désert de falaises rouges, la mer Morte à quatre cents mètres sous le niveau de la mer, des villes romaines intactes, et l’un des meilleurs sites de plongée de la mer Rouge.
C’est aussi un pays d’une hospitalité qui déstabilise au début — le thé offert partout n’attend rien en retour — et d’une sécurité réelle malgré une région difficile.
Quand y aller
| Période | Ce qu’on y trouve | Verdict |
|---|---|---|
| Mars – mai | Vingt-cinq degrés, désert fleuri | Le meilleur moment |
| Juin – août | Quarante degrés et plus à Petra et au Wadi Rum | À éviter |
| Septembre – novembre | Chaleur qui tombe, ciel clair | Excellent |
| Décembre – février | Dix à quinze degrés, nuits froides, possibilité de neige à Amman | Correct, peu de monde |

L’itinéraire
- Amman, 2 nuits. La citadelle, le théâtre romain, et Jerash à une heure — l’une des villes romaines les mieux conservées du monde.
- La route des Rois, 1 nuit. Madaba et sa carte en mosaïque, le mont Nebo, le château de Kerak.
- Petra, 2 à 3 nuits. Deux jours pleins minimum : le Siq au lever du jour, le Monastère en fin d’après-midi, et Petra by Night si la date le permet.
- Wadi Rum, 1 à 2 nuits. Camp bédouin, 4×4 dans les canyons, et un ciel comme on en voit peu.
- Aqaba ou la mer Morte, 2 nuits, selon que vous préférez plonger ou flotter.
Dix à douze jours suffisent pour l’ensemble. Le pays est petit : Amman-Aqaba fait quatre heures de route.
Combien coûte un voyage en Jordanie
110 à 160 $ par jour en mode modeste, 220 à 350 $ en confortable, hébergement compris. La Jordanie est plus chère que ses voisins, principalement à cause du prix des entrées de sites.
Le Jordan Pass, acheté en ligne avant le départ, couvre l’entrée de plus de quarante sites dont Petra, et dispense des frais de visa pour un séjour d’au moins trois nuits. Il est presque toujours rentable.

Formalités et santé
Un visa est requis pour un citoyen canadien. Il s’obtient à l’arrivée, ou se trouve inclus dans le Jordan Pass — la formule la plus simple et la plus économique. Passeport valide six mois après l’entrée.
Santé : hépatite A et typhoïde recommandées. Eau embouteillée. Pas de paludisme. Les conditions à jour figurent sur la fiche de la Jordanie sur voyage.gc.ca, qui signale aussi les zones frontalières à éviter.
Ce qu’on y comprend
L’hospitalité jordanienne n’est pas une figure de style. On vous offrira du thé, on vous invitera, on refusera votre argent. C’est une valeur culturelle profonde, et la bonne réponse est d’accepter avec gratitude plutôt que de chercher à compenser.
On y comprend aussi la géographie du Proche-Orient de façon très concrète : depuis le mont Nebo, on voit Israël, la Palestine et, par temps clair, Jérusalem. Le pays accueille par ailleurs un nombre considérable de réfugiés, et cela se discute ouvertement.
Les erreurs à éviter lors d’un voyage en Jordanie
- Une seule journée à Petra. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus regrettée.
- Venir en juillet ou août. Quarante degrés dans un canyon de grès.
- Ne pas prendre le Jordan Pass, qui inclut le visa et rentabilise presque toujours.
- Sous-estimer les nuits du désert : cinq degrés en hiver, vêtements chauds indispensables.
- Oublier de couvrir épaules et genoux hors des complexes de la mer Morte.
Se déplacer : un pays qui se traverse en quatre heures
La Jordanie est petite et bien équipée. D’Amman à Pétra, comptez trois heures ; de Pétra au Wadi Rum, moins de deux. C’est l’une des destinations les plus faciles à organiser du Moyen-Orient.
- La voiture de location se conduit sans difficulté : routes correctes, signalisation bilingue.
- La Route des Rois est plus lente que l’autoroute du Désert, et infiniment plus belle.
- Le Jordan Pass couvre l’entrée de Pétra et de quarante sites, et dispense des frais de visa si l’on reste trois nuits : achetez-le avant le départ.
- Pétra demande deux jours : le site fait plus de soixante kilomètres carrés et la montée au Monastère prend une demi-journée.
- Le Wadi Rum se visite en 4×4 avec un opérateur bédouin : la conduite autonome y est interdite.
Combien prévoir, par personne et par jour
| Poste | Économique | Confortable |
|---|---|---|
| Hébergement | 45 à 85 $ | 160 à 340 $ |
| Repas | 25 à 40 $ | 60 à 110 $ |
| Voiture et carburant | 45 à 70 $ | 90 à 150 $ |
| Entrées et guides | 30 à 55 $ | 90 à 180 $ |
Questions fréquentes
Quand partir en Jordanie ?
Mars à mai ou septembre à novembre. L’été dépasse quarante degrés à Petra et au Wadi Rum.
Faut-il un visa ?
Oui, obtenu à l’arrivée ou inclus dans le Jordan Pass pour un séjour d’au moins trois nuits — c’est la formule la plus simple et la moins chère.
Combien de jours à Petra ?
Deux jours pleins minimum. Le billet de deux jours coûte à peine plus qu’un billet d’un jour, et le site, immense, couvre plus de soixante kilomètres carrés : la montée au Monastère occupe à elle seule une demi-journée.
Le Jordan Pass vaut-il la peine ?
Presque toujours : il couvre plus de quarante sites dont Petra et dispense des frais de visa. Il s’achète en ligne avant le départ.
Est-ce sûr ?
La Jordanie est stable et les zones touristiques sont sûres. L’avis officiel signale des zones frontalières à éviter : consultez-le avant de partir.
Faut-il un chauffeur ?
La conduite est possible et les routes sont bonnes. Un chauffeur-guide coûte peu et apporte un contexte que les panneaux ne donnent pas.
Comment s’habiller ?
Épaules et genoux couverts hors des complexes de la mer Morte et d’Aqaba, pour les hommes comme pour les femmes.
Fait-il froid dans le désert ?
La nuit, oui : cinq à dix degrés en hiver contre trente le jour. Emportez des vêtements chauds même si la journée a été brûlante.
Peut-on conduire dans le Wadi Rum ?
Non : l’accès se fait en 4×4 avec un opérateur bédouin, et c’est de toute façon la bonne façon de le découvrir.
