Les Émirats arabes unis sont devenus, presque par accident, une destination à part entière pour les voyageurs québécois : d’abord comme escale à Dubaï sur la route de l’Asie, puis comme séjour de quelques jours.
C’est un pays de contrastes brutaux — le plus haut gratte-ciel du monde à une heure de dunes vides — et l’un des rares endroits où l’on peut skier à l’intérieur d’un centre commercial pendant qu’il fait quarante degrés dehors.
Quand y aller
| Période | Ce qu’on y trouve | Verdict |
|---|---|---|
| Novembre – mars | Vingt-cinq degrés, tout praticable | La seule bonne saison |
| Avril et octobre | Trente-cinq degrés, supportable tôt et tard | Correct |
| Mai – septembre | Quarante-cinq degrés, humidité extrême | À éviter — risque médical |
| Ramadan | Restaurants fermés le jour, activité nocturne | À savoir avant de réserver |

Que faire
- Dubaï : le Burj Khalifa, le vieux quartier de Deira et ses souks d’or et d’épices, la traversée de la crique en abra pour quelques sous, et les plages.
- Abou Dhabi : la mosquée Cheikh Zayed — l’une des plus belles du monde, ouverte aux visiteurs — et le Louvre Abou Dhabi.
- Le désert : une nuit en camp, dunes, faucons, et un ciel qui compense la ville.
- Sharjah : le musée de la civilisation islamique, beaucoup plus intéressant que sa réputation.
- Ras al-Khaïmah et les montagnes du Hajar : randonnée et canyons, à une heure et demie de Dubaï.
Trois à cinq jours suffisent, ce qui en fait une escale idéale sur la route de l’Asie, de l’Afrique de l’Est ou de l’Australie.
Combien coûte une escale à Dubaï
140 à 200 $ par jour en mode modeste, 280 à 450 $ en confortable. L’hébergement est le poste principal ; la nourriture et les transports sont étonnamment abordables, et le métro de Dubaï est excellent.

Usages et lois
C’est le point le plus important de ce carnet. Les Émirats sont accueillants et cosmopolites, mais leur droit est strict et il s’applique aux visiteurs.
- L’alcool est servi dans les hôtels et certains restaurants licenciés. La consommation en public et l’état d’ébriété en public sont des infractions.
- Les démonstrations d’affection en public sont mal vues et peuvent être sanctionnées.
- La tenue : épaules et genoux couverts dans les lieux publics et les centres commerciaux.
- Les médicaments : plusieurs molécules courantes au Canada — certains analgésiques, stimulants et psychotropes — sont interdites ou strictement contrôlées. Des voyageurs ont été arrêtés pour cela. Vérifiez impérativement auprès de la représentation émiratie avant de partir.
- La photographie de personnes sans consentement, et celle de bâtiments officiels, est proscrite.
- Les propos publics, y compris sur les réseaux sociaux, sont encadrés.
Conditions à jour sur la fiche des Émirats sur voyage.gc.ca, dont la section « Lois et culture ».
Formalités
Pas de visa préalable pour un citoyen canadien : un visa de visite est délivré à l’arrivée. Passeport valide six mois. Les voyageurs LGBTQ+ doivent savoir que les relations entre personnes de même sexe sont criminalisées ; la fiche pays le signale explicitement.
Se déplacer : tout est à moins d’une heure
Les Émirats tiennent dans un rayon de cent cinquante kilomètres. Dubaï-Abou Dabi, c’est une heure et quart d’autoroute. C’est ce qui en fait une escale si efficace.
- Le métro de Dubaï dessert l’essentiel des sites touristiques, et coûte quelques dirhams.
- Les taxis sont nombreux, climatisés et peu chers : la voiture de location n’est pas indispensable.
- L’autoroute E11 relie les sept émirats sans difficulté.
- Les excursions dans le désert partent en fin d’après-midi et incluent généralement le repas du soir.
- De juin à septembre, la chaleur impose de vivre à l’intérieur : ce n’est pas la saison pour une escale prolongée.
Combien prévoir, par personne et par jour
| Poste | Économique | Confortable |
|---|---|---|
| Hébergement | 70 à 130 $ | 250 à 700 $ |
| Repas | 35 à 60 $ | 110 à 220 $ |
| Transport | 15 à 35 $ | 60 à 130 $ |
| Visites et excursions | 30 à 60 $ | 120 à 280 $ |
Questions fréquentes
Quand partir aux Émirats ?
De novembre à mars. L’été dépasse quarante-cinq degrés avec une humidité extrême, ce qui rend toute activité extérieure impossible.
Faut-il un visa ?
Non pour un citoyen canadien : un visa de visite est délivré à l’arrivée, avec un passeport valide six mois.
Peut-on boire de l’alcool ?
Dans les hôtels et les établissements licenciés, oui. La consommation et l’ébriété en public sont des infractions.
Mes médicaments sont-ils autorisés ?
Plusieurs molécules courantes au Canada sont interdites ou contrôlées. Des voyageurs ont été arrêtés pour cela : vérifiez avant de partir auprès de la représentation émiratie.
Comment s’habiller ?
Épaules et genoux couverts dans les lieux publics et les centres commerciaux. Le maillot de bain reste à la plage et à la piscine.
Combien de jours prévoir pour une escale à Dubaï ?
Trois à cinq, ce qui en fait une escale idéale sur la route de l’Asie, de l’Afrique de l’Est ou de l’Australie.
Peut-on visiter la mosquée Cheikh Zayed ?
Oui, elle est ouverte aux visiteurs non musulmans, avec une tenue stricte — les abayas sont prêtées à l’entrée pour les femmes.
L’escale prolongée est-elle gratuite ?
Plusieurs compagnies du Golfe la proposent sans supplément tarifaire, parfois avec une nuit d’hôtel. Elle se demande à l’achat du billet.
Faut-il louer une voiture ?
Pas nécessairement : le métro de Dubaï et les taxis climatisés couvrent l’essentiel pour une fraction du prix.
