Cuba est la destination la plus fréquentée des Québécois dans le Sud, et paradoxalement l’une des moins connues : un voyage à Cuba s’arrête souvent aux portes de l’hôtel. La plupart des visiteurs voient Varadero et l’aéroport ; le pays commence à deux heures de route.
C’est une île d’une densité culturelle rare, d’une sécurité remarquable, et d’une organisation sociale qui ne ressemble à rien d’autre en Amérique. C’est aussi un pays où l’approvisionnement est difficile, et il faut le savoir avant de partir.
Quand y aller
| Période | Ce qu’on y trouve | Verdict |
|---|---|---|
| Décembre – avril | Saison sèche, vingt-six degrés, peu d’humidité | La meilleure période |
| Mai – juin | Chaleur, début des pluies, moins de monde | Bon rapport qualité-prix |
| Juillet – août | Chaud et humide, vacances locales | Correct |
| Septembre – novembre | Pic de la saison des ouragans | À éviter, surtout sept.-oct. |

Au-delà du complexe
Une semaine à Varadero est une formule parfaitement valable. Y ajouter trois ou quatre jours change complètement le voyage.
- La Havane, 3 nuits. La Habana Vieja, le Malecón, le Vedado, et la musique partout. Dormir en casa particular plutôt qu’à l’hôtel.
- Viñales, 2 nuits. Vallée de tabac, mogotes, chevaux. L’un des plus beaux paysages des Caraïbes.
- Trinidad, 2 nuits. Ville coloniale classée, pavés, musique dans les patios.
- Cienfuegos, Santa Clara sur la route, et Santiago de Cuba pour l’est, plus caribéen.
- Cayo Coco, Cayo Santa María pour les plages, souvent combinées avec Varadero.
Ce qu’il faut savoir avant un voyage à Cuba
- L’approvisionnement est difficile. Pénuries de médicaments, de produits d’hygiène, parfois de nourriture. Emportez ce dont vous avez besoin, et davantage : ce que vous laissez en partant est très apprécié.
- L’internet est limité et payant, par cartes prépayées ou forfaits touristiques. Prévoyez de vivre déconnecté.
- Les cartes de crédit américaines ne fonctionnent pas. Les cartes canadiennes non liées à une banque américaine fonctionnent généralement, mais la fiabilité est variable : emportez des espèces.
- Les devises : le système monétaire a beaucoup changé ces dernières années. Renseignez-vous juste avant le départ, l’information vieillit vite.
- Les pannes d’électricité sont fréquentes, y compris dans les hôtels.
- Les pourboires ont un pouvoir d’achat considérable : prévoyez beaucoup de petites coupures.

Formalités
Un citoyen canadien a besoin d’une carte de tourisme, généralement fournie par le voyagiste ou la compagnie aérienne, et d’une assurance médicale dont la preuve peut être exigée à l’entrée. Passeport valide pendant le séjour.
Point important : un séjour à Cuba peut avoir des conséquences sur l’admissibilité au programme américain d’exemption de visa pour les personnes concernées. Cela ne touche pas les citoyens canadiens se rendant aux États-Unis, mais cela peut concerner des résidents permanents d’autres nationalités. Vérifiez sur la fiche de Cuba sur voyage.gc.ca.
Santé
Hépatite A recommandée. Eau embouteillée exclusivement. Dengue présente : protection anti-moustique. Les soins sont accessibles et le personnel médical bien formé, mais les fournitures manquent : une assurance solide est indispensable, et elle est de toute façon exigée.
Se déplacer : hors du complexe, tout change
Cuba est le pays où la différence entre rester à l’hôtel et sortir est la plus grande. Dès qu’on quitte la zone touristique, la logistique demande de la préparation — et le voyage commence vraiment.
- Les taxis collectifs — colectivos — relient les villes pour quelques dizaines de dollars, à négocier avant de monter.
- Les bus Viazul desservent l’essentiel du pays et se réservent en ligne à l’avance.
- La location de voiture est chère, la flotte limitée et les réservations parfois honorées avec créativité : prévoyez une marge.
- Les casas particulares — chambres chez l’habitant — sont l’hébergement le plus intéressant du pays, et leurs hôtes organisent les transferts.
- Les cartes bancaires canadiennes fonctionnent de façon inégale : emportez des espèces, en euros ou en dollars canadiens.
Combien prévoir, par personne et par jour
| Poste | Économique | Confortable |
|---|---|---|
| Hébergement | 30 à 55 $ | 120 à 280 $ |
| Repas | 20 à 35 $ | 55 à 100 $ |
| Transport | 20 à 45 $ | 70 à 140 $ |
| Guides et activités | 15 à 35 $ | 60 à 130 $ |
Questions fréquentes
Quand partir à Cuba ?
De décembre à avril : saison sèche, vingt-six degrés, peu d’humidité. Septembre et octobre sont le pic de la saison des ouragans.
Faut-il une carte de tourisme ?
Oui, généralement fournie par le voyagiste ou la compagnie aérienne, ainsi qu’une preuve d’assurance médicale qui peut être exigée à l’entrée.
Les cartes de crédit fonctionnent-elles ?
Les cartes canadiennes non liées à une banque américaine fonctionnent généralement, mais la fiabilité est variable. Emportez des espèces, en euros ou en dollars canadiens, et changez sur place.
Qu’est-ce qu’une casa particular ?
Une chambre chez l’habitant, autorisée et encadrée, souvent avec repas. Vingt-cinq à cinquante dollars la nuit, et l’argent va directement à une famille. C’est souvent le meilleur choix du pays : les hôtes règlent aussi toute la logistique.
Y a-t-il de l’internet ?
Limité et payant, par cartes prépayées ou forfaits touristiques. Prévoyez de vivre largement déconnecté.
Que faut-il emporter ?
Vos médicaments en quantité suffisante, des produits d’hygiène, et de petites coupures pour les pourboires. Ce que vous laissez en partant est très apprécié.
Peut-on sortir du complexe ?
Bien sûr, et c’est souvent la meilleure partie du séjour. Cuba est l’un des pays les plus sûrs des Caraïbes pour un voyageur.
Faut-il réserver depuis le Québec ?
C’est fortement recommandé : un forfait acheté auprès d’un titulaire de permis du Québec ouvre la protection du Fonds d’indemnisation, ce qui n’est pas le cas d’une réservation faite directement sur place.
Comment circuler entre les villes ?
Les bus Viazul pour la fiabilité, les taxis collectifs pour la souplesse. La location de voiture est chère et la flotte limitée.
