Delta de l’Okavango
Un fleuve qui se perd dans le sable au lieu d’atteindre la mer, et se transforme en labyrinthe d’eau. Les camps ne s’atteignent qu’en petit avion, avec vingt kilos de bagage souple. Le mokoro, pirogue poussée à la perche, reste la seule façon d’y entrer vraiment.
Comment y aller
Choisissez l’approche qui vous ressemble, nous transmettons le reste.
- Vol directNon, deux escales en généralAucun vol sans escale entre Montréal et l’Afrique australe : on rejoint Johannesburg ou Cape Town par l’Europe, Doha, Dubaï ou Addis-Abeba, puis Airlink, CemAir ou Air Botswana assurent la dernière étape jusqu’à Maun. Comptez au moins une nuit de transit à l’aller.
- FormalitésPasseport, sans visa jusqu’à 90 joursLes Canadiens entrent sans visa pour un séjour touristique de 90 jours au plus. Le passeport doit rester valide six mois après la date de sortie et compter au moins une page vierge ; les règles pour les mineurs sont plus strictes, à vérifier sur voyage.gc.ca.
- Décalage horaire+6 h ou +7 hLe Botswana vit à l’heure UTC+2, sans heure avancée : six heures de plus qu’à Montréal l’été, sept heures l’hiver.
- MonnaiePula botswanaisLes camps affichent leurs tarifs en dollars américains et incluent presque tout ; prévoyez surtout des espèces pour les pourboires des guides, des piroguiers et du personnel, et retirez à Maun, le dernier endroit où l’on trouve des guichets.
Ordres de grandeur par personne, au départ de Montréal, hors Fêtes et relâche. Votre conseiller chiffrera votre projet.
Quand partir à Delta de l’Okavango, mois par mois
-
Janvier à mars
Bon compromis
C’est la saison des pluies : orages en fin de journée, chaleur humide, herbe haute et paysages très verts. L’eau de la crue n’est pas encore arrivée, donc le mokoro reste limité aux chenaux permanents, mais les naissances, les oiseaux migrateurs et des camps moins pleins compensent. Certaines pistes de Moremi deviennent boueuses.
-
Avril et mai
Bon compromis
Les pluies cessent et la crue, partie des hauts plateaux angolais quelques mois plus tôt, commence à gagner le delta par le nord. Les journées sont chaudes et sèches, les nuits fraîchissent, et la fréquentation reste modérée avant la haute saison.
-
Juin à août
Idéal
La crue atteint son maximum en pleine saison sèche : les plaines inondées triplent la surface en eau, le mokoro est possible presque partout et les animaux se concentrent sur les îles. Les matinées sont froides, parfois proches de zéro dans un véhicule ouvert. C’est la haute saison, et les petits camps se réservent souvent un an à l’avance.
-
Septembre et octobre
Idéal
L’eau recule lentement, la végétation s’éclaircit et la faune se presse autour des lagunes : c’est la meilleure période pour les prédateurs. La chaleur monte de semaine en semaine, et octobre peut frôler les 40 °C l’après-midi ; on vit alors au rythme des sorties de l’aube et du crépuscule.
-
Novembre et décembre
Bon compromis
Les premiers orages rafraîchissent l’air et font reverdir la brousse en quelques jours. Les impalas mettent bas, les oiseaux migrateurs reviennent et les tarifs baissent, mais les niveaux d’eau sont au plus bas : demandez au camp si le mokoro sera possible à vos dates.
Les incontournables à Delta de l’Okavango
-
Survoler le delta en petit porteur
Le premier contact avec l’Okavango se fait presque toujours depuis le ciel, dans un Cessna de six à douze places qui décolle de Maun. À quelques centaines de mètres d’altitude, on comprend enfin la géographie du delta : des chenaux qui serpentent entre des milliers d’îles, des plaines inondées où marchent les éléphants, des sentiers d’hippopotames tracés dans les papyrus. Beaucoup de ces îles sont nées d’une termitière autour de laquelle la végétation s’est installée. Asseyez-vous du côté opposé au soleil pour les photos, et réservez si possible un vol panoramique dédié, en avion ou en hélicoptère sans portes, plutôt que de compter sur les seuls transferts.
-
Glisser en mokoro
Le mokoro, pirogue autrefois creusée dans un tronc et aujourd’hui souvent moulée en fibre de verre, avance à la perche, poussé par un piroguier debout à l’arrière. Assis au ras de l’eau, on passe entre les nénuphars et les roseaux dans un silence que seul trouble le cri d’un pygargue vocifère. Le guide repère les grenouilles de roseaux, les martins-pêcheurs et, de loin, les éléphants qui traversent un chenal. Partez tôt le matin ou en fin d’après-midi, pour une sortie de deux à trois heures. L’activité dépend du niveau de l’eau : choisissez un camp situé dans la partie permanente du delta si le mokoro est votre priorité.
-
Les plaines inondées et leurs cobes lechwe
Quand la crue s’étale, les prairies se transforment en marais peu profonds où vit l’antilope emblématique du delta, le cobe lechwe rouge, dont les pattes arrière plus longues lui permettent de bondir dans l’eau. On en compte des dizaines de milliers dans l’Okavango. Les mâles s’affrontent souvent pendant la saison des amours, au début de l’hiver austral. Les meilleures observations se font en véhicule à la lisière des plaines, ou à pied sur une île avec un guide, au lever du jour, quand la lumière rasante fait briller l’eau.
-
Moremi et Chief’s Island
La réserve de Moremi, créée en 1963 à l’initiative du peuple batawana, couvre l’est du delta et englobe Chief’s Island, la plus grande île de l’Okavango, longue de plus de 70 kilomètres et soulevée par une faille. Les cinq grands y sont présents, rhinocéros réintroduits compris, et la région est l’une des meilleures d’Afrique pour voir des lycaons, ces chiens sauvages qui chassent en meute. Les secteurs de Xakanaxa, de Third Bridge et de la porte Sud se visitent en 4×4, de l’aube au coucher du soleil. Chief’s Island, elle, est réservée aux camps de concession accessibles par avion.
-
Les lagunes et leurs hippopotames
Les lagunes permanentes, comme celle de Xakanaxa au cœur de Moremi, sont le domaine des hippopotames, qui passent la journée dans l’eau et sortent brouter la nuit. Une sortie en bateau à moteur permet de les approcher à distance respectueuse, tout comme les crocodiles qui se chauffent sur les berges. Les guides connaissent les grands arbres où nichent hérons, cigognes et marabouts selon la saison. Prévoyez une sortie en fin d’après-midi : les grognements des hippopotames résonnent alors sur toute la lagune, et le retour se fait souvent dans la lumière dorée du soir.
-
Le sundowner et les nuits du delta
Le rituel du coucher de soleil fait partie de chaque journée : le guide arrête le véhicule ou le mokoro sur une île dégagée, sort une table pliante et des boissons fraîches, et l’on regarde le ciel virer à l’orange derrière les palmiers ilala. En hiver, la poussière en suspension donne des couchers de soleil d’une intensité rare. Une fois la nuit tombée, le ciel sans aucune lumière artificielle révèle la Voie lactée, et l’on s’endort au rythme des hippopotames, des lions qui rugissent au loin et des grenouilles. Gardez une lampe frontale : dans la plupart des camps, on ne se déplace pas seul après la tombée du jour.
Notre itinéraire à Delta de l’Okavango
-
Jour 1 — De Maun aux chenaux en mokoro
Le vol en petit porteur décolle de Maun en fin de matinée, après une nuit au bord de la rivière Thamalakane ; en vingt à quarante minutes, vous voilà sur la piste d’un camp du delta. Le temps de déposer le sac souple dans la tente et de partager le dîner, la chaleur invite à une sieste face à la plaine. Vers 15 h 30, thé et pâtisseries, puis départ en mokoro avec votre piroguier à travers les nénuphars. Le sundowner se prend sur une île, pendant que les éléphants traversent le chenal voisin. Repas autour du feu, puis retour à la tente escorté par un membre du personnel.
-
Jour 2 — L’île à pied, puis Moremi en 4×4
Réveil à l’aube avec café et porridge, puis marche guidée sur une île pour lire les traces de la nuit et approcher prudemment girafes, zèbres et cobes lechwe. Retour au camp pour un brunch copieux, puis transfert en avion vers un camp de la partie terrestre, à Moremi ou à Khwai. L’après-midi, longue sortie en véhicule ouvert le long des lagunes, à la recherche des lions, des léopards et des lycaons. À Khwai ou dans une concession privée, la sortie se prolonge après la nuit tombée avec un projecteur, pour voir les genettes, les hyènes et parfois un léopard en chasse. Souper sous les étoiles, en écoutant les hippopotames.
Activités et loisirs
-
Le mokoro au lever du jour
C’est l’activité qui définit le delta, et elle se pratique au départ de la plupart des camps situés dans les secteurs d’eau. Le piroguier choisit son chenal selon le niveau de la crue et s’arrête sur une île pour une courte marche. Gardez les bras à l’intérieur de l’embarcation et suivez ses consignes à l’approche des hippopotames.
-
Le vol panoramique au départ de Maun
Plusieurs compagnies de Maun proposent des survols de 45 minutes à une heure en avion léger, et Helicopter Horizons organise des vols en hélicoptère, portes retirées, idéaux pour la photo. Les vols du matin offrent l’air le plus calme et la meilleure lumière. Réservez à l’avance en haute saison et vérifiez la limite de poids des passagers et des sacs photo.
-
La marche guidée sur les îles
À pied, le delta change d’échelle : on remarque les crottes d’éléphant pleines de graines, les terriers de phacochères, les toiles d’araignées géantes. Les marches se font en petit groupe derrière un guide expérimenté, tôt le matin, et durent de deux à trois heures. Elles sont autorisées dans les concessions privées et à Khwai, mais pas dans les zones publiques de Moremi.
-
Le safari en 4×4 dans Moremi
Les secteurs terrestres de Moremi, entre la porte Sud, Xakanaxa et la porte Nord, offrent des safaris classiques en véhicule ouvert. Les camps de la réserve y organisent deux sorties par jour, et certains voyageurs aguerris s’y aventurent en autonomie avec un 4×4 équipé et des campings réservés des mois à l’avance. Les pistes deviennent difficiles pendant la crue et la saison des pluies : informez-vous auprès des autorités des parcs avant de partir.
-
Le bateau sur les lagunes
Là où l’eau est assez profonde, à Xakanaxa ou dans certaines concessions du nord, les camps proposent des sorties en bateau à moteur. On y croise hippopotames, crocodiles et oiseaux pêcheurs, et les guides s’arrêtent volontiers près des arbres à héronnières. Ces sorties complètent bien le mokoro, plus lent et plus intime.
-
Les sorties de nuit
Dans les concessions privées et dans la zone communautaire de Khwai, les guides peuvent prolonger la sortie de l’après-midi après le coucher du soleil, avec un projecteur à filtre rouge. C’est le moment de voir les porcs-épics, les servals, les hyènes et les lions qui partent chasser. Dans les secteurs publics de Moremi, en revanche, la circulation est limitée aux heures de jour.
-
L’observation des oiseaux
Plus de 400 espèces fréquentent le delta, du pygargue vocifère, dont le cri accompagne chaque sortie, à la grue caronculée et au martin-pêcheur huppé. Les ornithologues visent surtout la chouette-pêcheuse de Pel, discrète, qui se cache dans les grands arbres des forêts riveraines. Apportez des jumelles par personne : on n’a jamais envie de les partager.
-
La pêche en remise à l’eau
Certains camps des chenaux permanents, comme Vumbura Plains, proposent la pêche avec remise à l’eau. Le poisson-tigre et les tilapias sont les prises les plus recherchées, surtout dans le nord du delta. Renseignez-vous sur la saison et sur le matériel fourni avant le départ.
-
Une excursion d’une journée depuis Maun
Faute de temps ou de budget pour un camp en concession, des agences de Maun organisent des sorties en mokoro d’une journée ou de deux jours avec camping sur une île, au départ des villages en bordure du delta. On découvre ainsi le delta au rythme de la perche, avec moins de faune que dans les concessions. Choisissez un voyagiste membre de l’association hôtelière et touristique du Botswana (HATAB) et vérifiez ce qui est inclus.
Où manger à Delta de l’Okavango
Les saveurs à goûter
- Seswaa — Le plat national : du bœuf ou de la chèvre cuits longuement, puis pilés jusqu’à s’effilocher, servis avec une bouillie de maïs. Il apparaît souvent au buffet des camps lors d’un soir de boma.
- Bogobe — Une bouillie épaisse de sorgho ou de maïs, accompagnement de base au Botswana. On la goûte parfois au petit-déjeuner, adoucie de lait et de sucre.
- Morogo — Des feuilles sauvages ou d’épinards mijotées avec de l’oignon et de la tomate, souvent servies à côté du seswaa. C’est la note verte des repas traditionnels.
- Phane — Les chenilles du mopane, séchées puis frites ou cuites en sauce, sont une source de protéines très appréciée dans tout le pays. Les plus curieux en trouveront au marché de Maun.
- Magwinya — Des beignets frits ronds et dorés, vendus au bord des routes et dans les petits commerces de Maun. On les mange nature, au petit-déjeuner, ou fourrés de viande hachée.
Notre sélection d’hôtels
-
Wilderness Mombo Camp
Chief’s Island, Moremi · Camp de luxe
Neuf suites surélevées sous les figuiers et les mangoustans, face à une plaine inondée où lions, léopards et rhinocéros réintroduits sont présents toute l’année. Le camp fonctionne à l’énergie solaire et dispose de deux affûts photographiques.
-
Chief’s Camp
Chief’s Island, concession de Mombo · Camp de luxe
Membre de la collection A&K Sanctuary, il compte dix pavillons au toit de chaume et une suite familiale, tous avec piscine privée et terrasse panoramique. Le mokoro y est proposé selon la saison, et un espace est consacré aux enfants.
-
Wilderness Vumbura Plains
Nord du delta, concession privée · Camp de luxe familial
Deux petits camps de sept tentes, au milieu des plaines et des palmiers ilala d’une concession de 60 000 hectares, réunissent safaris en véhicule, mokoro, bateau, marche et pêche en remise à l’eau. Il n’y a pas d’âge minimum, et un programme encadre les enfants de 6 à 12 ans.
-
&Beyond Sandibe Okavango Safari Lodge
Concession privée en bordure de Moremi · Lodge de luxe
Le lodge dispose de droits exclusifs sur 22 500 hectares de forêts et de plaines voisins de la réserve de Moremi. Son architecture organique en bois se fond dans la forêt riveraine, et les marches guidées complètent les safaris en véhicule.
-
Belmond Eagle Island Lodge
Île de Xaxaba, centre du delta · Lodge de luxe
Douze tentes avec piscine privée, sur une île entourée de lagunes couvertes de nénuphars, à une vingtaine de minutes de vol de Maun. Le lodge mise sur l’eau : mokoro, bateau selon le niveau de la crue, marches et survols en hélicoptère.
-
Camp Xakanaxa
Lagune de Xakanaxa, Moremi · Camp classique
Tenu par Desert & Delta Safaris, ce camp de onze tentes de style Meru et d’une tente familiale borde la rivière Khwai, au cœur de la réserve. Il est ouvert toute l’année et associe safaris en 4×4 et sorties en bateau sur les chenaux.
-
Khwai Expeditions Camp
Khwai, près de la porte Nord de Moremi · Camp intimiste
Six tentes et un chalet familial tournés vers une lagune, dans la zone communautaire de Khwai, entre Moremi et le parc de Chobe. On peut y arriver par la piste depuis Maun, ce qui en fait une option pour les voyageurs qui combinent route et avion.
-
Thamalakane River Lodge
Rivière Thamalakane, environs de Maun · Adresse abordable et bien située
Ses 32 chalets regardent la rivière, à une vingtaine de minutes de Maun, avec piscine, bar et restaurant. C’est une étape commode avant ou après le delta, d’où partent aussi des croisières au coucher du soleil et des excursions dans Moremi.
Sélection indépendante, sans lien commercial avec ces établissements. Votre conseiller confirme les disponibilités, les catégories de chambres et les tarifs pour vos dates.
Où aller, où loger
-
Maun, porte d’entrée du delta
Ville étirée le long de la rivière Thamalakane, Maun regroupe l’aéroport, les compagnies de vols légers, les banques et les épiceries. On y passe en général une nuit à l’aller ou au retour, dans un lodge au bord de l’eau où l’on voit passer hippopotames et oiseaux. C’est aussi la base des excursions en mokoro d’une journée et des vols panoramiques.
-
La réserve de Moremi
Elle occupe l’est du delta et mêle forêts de mopane, prairies et lagunes permanentes comme Xakanaxa. Les camps y offrent à la fois la terre et l’eau, avec des safaris en véhicule et des sorties en bateau, mais les règles d’un parc public : pas de marche, pas de sortie de nuit ni de hors-piste. Chief’s Island, au centre-ouest, est accessible seulement par avion aux clients des camps de concession.
-
Les concessions privées du centre et du nord
Le delta est découpé en grandes concessions louées à des exploitants, qui y installent quelques camps de taille modeste. Les voyageurs y profitent d’une faible densité de véhicules, de sorties hors piste et nocturnes, de marches et de mokoro, souvent dans un même séjour. On y arrive uniquement en avion léger : c’est le choix pour un premier safari haut de gamme.
-
Khwai
Au nord-est de Moremi, la zone communautaire de Khwai longe la rivière du même nom et ses lagunes bordées d’arbres. Gérée par la communauté locale, elle permet la marche, le hors-piste et les sorties de nuit, avec des camps plus abordables que ceux des concessions. On peut la rejoindre par la route depuis Maun en quelques heures, ou en avion.
-
Le panhandle
Au nord-ouest, la rivière Okavango coule entre des berges de papyrus dans un couloir étroit avant de s’étaler en éventail. Plus isolé et moins fréquenté, le secteur de Shakawe et de Seronga attire les pêcheurs et les amateurs d’oiseaux, et sert de base pour rejoindre les collines de Tsodilo. On y vit le delta côté rivière plutôt que côté safari.
Les pièges à éviter
-
Le sac rigide et les kilos de trop
Les avions légers qui relient Maun aux camps n’acceptent en général que des sacs souples, sans roulettes ni armature, d’environ 20 kilos par personne, bagage à main et matériel photo compris. Un sac trop lourd ou rigide reste au sol : prévoyez de laisser une valise en consigne à Maun, ou réservez un siège supplémentaire. Faites confirmer la limite exacte par votre conseiller, car elle varie selon les compagnies.
-
Réserver trop tard
Les camps du delta comptent rarement plus d’une douzaine de tentes, et ceux des concessions les plus réputées affichent complet de juin à octobre longtemps à l’avance. Pour la haute saison, une réservation de neuf à douze mois est prudente, vols légers compris. Un conseiller certifié peut assembler les camps et les transferts aériens dans le bon ordre.
-
Croire que le mokoro se pratique partout
Le mokoro exige une eau suffisante, ce qui dépend à la fois de la saison et de l’emplacement du camp. Les camps de la partie permanente du delta le proposent presque toute l’année, tandis que ceux de la partie saisonnière ne l’offrent qu’au plus fort de la crue. Combinez idéalement un camp d’eau et un camp de terre pour voir les deux visages du delta.
-
Négliger le paludisme
Le nord du Botswana, delta compris, est une zone de paludisme, avec un risque plus élevé pendant la saison des pluies, de novembre à avril. Consultez une clinique santé-voyage quelques semaines avant le départ au sujet d’un traitement préventif, et emportez un répulsif efficace et des vêtements longs pour le soir.
-
Sous-estimer le froid et la chaleur
De juin à août, les sorties de l’aube se font à des températures proches de zéro dans un véhicule ouvert : tuque, gants et polaire ne sont pas de trop, même si les camps fournissent parfois des couvertures et des bouillottes. En octobre, c’est l’inverse, avec des après-midis torrides. Prévoyez des vêtements en couches, dans des teintes neutres.
-
Oublier les documents des enfants
Les mineurs qui voyagent au Botswana doivent présenter, en plus de leur passeport, une copie certifiée de leur acte de naissance, et une lettre de consentement s’ils ne voyagent pas avec leurs deux parents. Plusieurs camps fixent par ailleurs un âge minimum pour les enfants ou pour le mokoro. Vérifiez les deux points avant de réserver.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour visiter le delta de l’Okavango ?
De juin à octobre. La crue, venue des pluies de l’Angola, arrive en pleine saison sèche et atteint son maximum de juin à août : c’est le moment du mokoro. Septembre et octobre offrent les meilleures observations de prédateurs, au prix d’une chaleur qui monte vite. La saison verte, de décembre à mars, convient aux ornithologues et aux voyageurs qui veulent des camps plus calmes.
Comment se rendre dans le delta depuis Montréal ?
Il faut rejoindre Johannesburg ou Cape Town avec une escale, puis prendre un vol régional vers Maun. De là, des avions légers déposent les voyageurs sur les pistes des camps en vingt à cinquante minutes. Prévoyez une nuit à Johannesburg ou à Maun à l’aller pour absorber les retards, et faites vérifier les correspondances par votre conseiller.
Combien de nuits prévoir dans le delta ?
Comptez au moins trois nuits par camp et six à huit nuits au total, réparties entre un camp tourné vers l’eau et un camp tourné vers la terre. Le delta se combine souvent avec le parc de Chobe, à Kasane, et les chutes Victoria, de l’autre côté de la frontière zimbabwéenne ou zambienne.
Le delta convient-il aux enfants ?
Oui, à condition de choisir le bon camp. Certains, comme Vumbura Plains ou Chief’s Camp, accueillent les familles et proposent des activités adaptées ; d’autres fixent un âge minimum, souvent pour le mokoro et la marche. Pensez aussi à l’acte de naissance certifié exigé à l’entrée du Botswana.
Le Botswana est-il sûr pour un safari ?
Le gouvernement du Canada recommande de faire preuve d’une grande prudence au Botswana, surtout à cause de la criminalité dans les villes et près des frontières. Dans les camps du delta, isolés et encadrés, le risque principal tient plutôt à la faune : suivez toujours les consignes des guides et ne vous déplacez pas seul la nuit. Consultez l’avis à jour sur voyage.gc.ca avant le départ.
Sources
- Okavango Delta — UNESCO — Centre du patrimoine mondial
- Conseils aux voyageurs et avertissements — Botswana — Gouvernement du Canada
- The Okavango Delta flood cycle — Okavango.com
- Okavango Delta — Wikipédia (anglais)
- Traveller Information — Mack Air
- Wilderness Mombo Camp — Wilderness
- Wilderness Vumbura Plains Camp — Wilderness
- Chief's Camp — Abercrombie & Kent
- &Beyond Sandibe Okavango Safari Lodge — &Beyond
- Belmond Eagle Island Lodge — Belmond
- Camp Xakanaxa — Desert & Delta Safaris
- Khwai Expeditions Camp — Khwai Expeditions Camp
- Thamalakane River Lodge — Thamalakane River Lodge
- Helicopter Horizons — Helicopter Horizons
Informations vérifiées le 8 octobre 2026. Les formalités changent : votre conseiller confirme celles qui s’appliquent à vos dates.
Repères pratiques
- Capitale
- Gaborone
- Langues
- Setswana, anglais
- Monnaie
- Pula (BWP)
- Décalage avec Montréal
- 7 heures de plus qu’à Montréal, en ce moment.
- Visa pour un passeport canadien
- Aucun visa pour un séjour touristique court. Les règles changent sans préavis et varient selon l’itinéraire. Information à jour : exigences d’entrée et de sortie sur voyage.gc.ca, la seule source qui fasse foi.
- Aéroport d’arrivée
- Maun (MUB) — avec correspondance depuis Montréal
- Meilleure période
- Elle dépend de ce que vous voulez y faire. Un conseiller vous le dira en une conversation.
- Formalités
- Passeport valide requis. Les conditions d’entrée changent : votre conseiller les vérifie pour vous.
Avis officiel — Botswana
Faire preuve d’une grande prudence
Source : Conseils aux voyageurs et avertissements — gouvernement du Canada, mis à jour le 14 octobre 2026 08:32 HAE.
Cet avis change sans préavis, et il ne couvre ni les exigences d’entrée, ni la santé, ni les lois locales — tout cela figure sur la fiche officielle. Consultez-la avant de réserver, puis de nouveau avant de partir. Votre conseiller la vérifie également pour votre itinéraire.
En images — Delta de l’Okavango
Cliquez ou touchez une photo pour l’agrandir ; son crédit s’affiche avec elle.
Ailleurs au Botswana
Préparer ce voyage
Les formules possibles
Avant de partir
Votre projet à Delta de l’Okavango
Décrivez-le en cinq questions. Nous avons déjà noté la destination : il ne reste que vos dates, vos voyageurs et votre budget.
Gratuit, sans engagement, réponse sous 24 h ouvrables. Nous ne vendons ni ne réservons aucun voyage : ce sont les conseillers, dans leur agence, qui vous accompagnent.